It's time to go ...


Mercredi 18 Février 2009 – Canberra – J-1

Aujourd’hui j’ai passé la journée avec la nouvelle au pair, Lucy. Elle est très gentille et bavarde. On a fait un petit peu de shopping, on a mangé en ville, et je lui ai montré certains endroits qu’elle se devait de connaître, comme le centre à touristes par exemple. Le soir on est allé au restaurant avec toute la famille. C’était très sympa ! C’était un dîner d’adieux. J’ai offert un poster avec des photos de ses enfants à Helen ; elle avait l’air enchantée ! Et puis moi j’ai été gâté ; j’ai reçu un joli petit sac rose, un livre, et je vais recevoir un DVD qui n’est pas encore arrivé ! Very kind, isn’t it ? Voila, voila. J’ai posté un colis de près de 10kg en direction de la France que je recevrai d’ici deux mois. Je n’ai plus de dollars en poche. Ma valise est presque bouclée. Je suis prête à partir. Je vais vous épargner le voyage retour, même si il y aura certainement mille et une choses passionnantes à vous raconter !

Donc il est temps de refermer ce livre. Ce que je peux dire, c’est que j’en aurai beaucoup, beaucoup, fait en Australie. Et j’aurai beaucoup appris également ; grandi en quelque sorte. Après être partie toute seule pour 6 mois et demie à 20 000 km de mon domicile, réalisé un stage en conception mécanique à l’Université de New South Wales à Canberra, vécu dans une famille australienne comme « au pair », m’être occupée de deux enfants de 4 et 7 ans, après avoir pris l’avion toute seule 18 fois, conduit à gauche sur une distance d’environ 10 000 km, loué au moins 5 voitures, visité tous les états d’Australie, avoir vu des milliers de kangourous, une vingtaine de koalas, des émus, des wombats, des échidnas, des goannas, la Grande Barrière de Corail, la Great Ocean Road, Uluru, les Olgas, le Ningaloo Park, nagé dans une eau infestée de crocodiles, fait une initiation à la plongée pendant laquelle j’ai vu un requin, nagé avec les dauphins, nagé avec une tortue, écrasé des dizaines de grenouilles et au moins deux lézards, assommé deux oiseaux, … l’histoire se termine.
Forcément elle laissera des séquelles. J’ai vécu beaucoup plus qu’une expérience professionnelle. Et je voudrais remercier encore un fois mes parents de m’avoir aidé à partir. Ici s’arrête les histoires de mère-castor. Merci de les avoir suivies !

Mardi 17 Février 2009 – Canberra – J-2

J’ai passé la journée de Lundi en compagnie d’Elodie. On a traîné dans les magasins comme des filles… ;o) J’ai acheté un pull ; au moins je pourrai l’utiliser dès mon retour ! C’est affreux, dans les news on parle de deux kangourous retrouvés décapités et vidés de leurs entrailles… On n’a pas le droit de s’en prendre aux kangourous !!! Rejoignez dès à présent le front de sauvegarde des kangourous à poil mou et doux ! Et puis sinon vous avez surement entendu l’histoire du gamin de 13 ans, fraîchement papa depuis une semaine… n’importe quoi ! Et sa sœur avait eu un gamin au même âge également… Bref… ça craint ! Niveau news également : le feu continue de bruler dans le Victoria, pendant que 62 pourcent du Queensland est sous les eaux. En ce qui me concerne, j’avais un avion à prendre à 00h45. En arrivant, j’ai vu sur le tableau d’affichage que tous les vols en direction de Karratha étaient annulés… J’ai eu de la chance ! Je suppose que c’était à cause des mauvaises conditions météorologiques que tous ces vols ont été annulés. Je trouve que je m’en sors un peu trop bien avec aucun avion annulé et aucun bagage de perdu. Ca peut encore venir… Et pour le quatrième vol consécutif, je n’avais personne à côté de moi, ce qui signifie que j’avais un ou deux sièges de libres à côté de moi pour m’étendre. Pour le retour Perth-Sydney, je me suis carrément allongée ; j’ai bien dormi ! Si seulement je pouvais avoir autant de place pour un vol de 10h pour mon retour en France ! Oui car le décompte est bientôt over ! Je prends l’avion après demain à 14h en direction de Sydney, puis de Singapore je crois, et puis Paris je suis sure.

Dimanche 15 Février 2009 – Western Australia

Oui je sais, il manque quelques jours… Vendredi j’ai snorkellé et j’ai fait une ballade de deux heures. C’est assez marrant car il était quatre heure de l’après-midi, il faisait hypra-chaud, j’étais trempée, et je me disais « mais pourquoi tu te fais du mal comme ça ? Personne ne t’oblige à faire ça ?! ». Mais bon… c’est comme les mecs qui font des marathons et qui courent pendant 42km en puisant dans leurs ressources jusqu’à tomber de fatigue… L’être humain est étrange.
On annonçait des pluies pour le samedi après-midi et dimanche. Par précaution, et parce que je flippais de ne pouvoir rentrer à temps, j’ai repris la route retour dès samedi matin. Sur la route, on se salue à chaque fois qu’on croise quelqu’un. C’est certainement pour éviter de s’ennuyer trop sur cette route monotone ! Et puis les carcasses de kangourous sont beaucoup plus odorantes ; je suppose que c’est à cause de l’humidité ambiante. Il faisait moins chaud ce jour-là, ce qui m’a permis de rouler plus facilement. D’autant plus que, puisqu’il faisait moins chaud (30 degrés quand même…), les fameux lézards suicidaires n’étaient pas de sortie ! Pfff… tant mieux !
Comme prévu, à 3h57 de l’après-midi, premières gouttes de pluie. Très légères. D’ailleurs tous les cours d’eau qui contenaient beaucoup d’eau à l’aller étaient presque asséchés au retour. Plus de routes inondées. Mais plus l’heure avançait, plus la pluie se faisait intense. J’ai dormi à Karratha, sur un parking dans la ville, car je craignais des inondations (sur le parking d’une église… ils n’auraient pas pu me virer quand même ?!)… Et toute la nuit il a plu, fort, très fort. Et il y avait un très gros orage. J’espérais vraiment que l’histoire de la cage de faraday que constitue la voiture comme protection ne soit pas qu’une légende urbaine. Et en quelques minutes les routes étaient pleines d’eau. Le lendemain une route était inondée. Bien contente d’avoir roulé hier sans pluie. Il est possible qu’aujourd’hui la route soit interdite aux voitures. En tout cas je comprends maintenant pourquoi tout le monde possède un quatre-quatre ici.
Me voilà à l’aéroport de Karratha où il n’y a personne (avec trois avions par jour en même temps…). J’ai rendu les clefs de ma voiture de location dans une petite boîte car il n’y avait personne au comptoir. Seul problème : je n’ai pas été foutu de trouver un aspirateur dans la ville. Pour ce qui est de l’extérieur de la voiture, elle avait été bien lessivée pendant la nuit. Mais à l’intérieur il y avait pas mal de sable. Mais j’ai cherché pendant une heure et demie, demandé à plusieurs stations services… Pas moyen de trouver un « car wash » quelque part. J’en ai vu un ; en ruine … Je leur ai écrit un petit mot à l’agence de location. J’espère qu’ils ne vont pas me charger à cause ça. J’ai nettoyé comme je pouvais avec un chiffon. Enfin bref. On fait ce qu’on peut… Ce n’est pas toujours évident dans l’Outback. A l’aéroport j’ai pris ma deuxième douche depuis mon départ, histoire de ne pas effrayer Didi en rentrant à Perth ;o)

Jeudi 12 Février 2009 – Western Australia

Aujourd’hui, rebelotte. Snorkelling toute la journée, avec avant, pour se mettre en jambe, une petite marche matinale d’une heure autour d’un canyon. J’ai croisé là-bas une chèvre sauvage, des rock-wallabies, plutôt timides d’ailleurs, et au moins mon quatrième goanna depuis mon arrivée à Exmouth. En effet le long lézard a l’air de se plaire ici et sort régulièrement se poser au milieu de la route. Au moins, vue sa taille, il est plus facile à repérer de loin et donc on peut l’éviter plus facilement.

Quoique j’en ai vu un plus très frais au bord de la route également. J’ai aussi vu deux chevaux ; immédiatement je me suis dit qu’ils s’étaient échappés du centre équestre d’Exmouth à 60km de là… et puis finalement, après réflexion, il existe des chevaux sauvages en Australie. Peut–être étaient-ils de ceux là ? La nuit précédente avait été assez dure car les coups de soleil aux fesses, ce n’est pas terrible pour dormir dans une voiture… Ce matin dès le centre à touristes ouvert, je suis allée me procurer de l’après-soleil pour calmer le feu. Ce soir je peux m’asseoir sans faire la grimace, mais je suis toujours bien rouge ! Je suis dans un backpacker à Exmouth. J’ai ainsi pu prendre une bonne doudouche ! On devrait tous faire un jeûne de quatre jours de douche avec 40 degrés dehors ; ça nous apprend à savourer le privilège d’une bonne douche. Dans le parc naturel il n'y a aucune douche soit disant à cause des restrictions d’eau. Bref. Ca faisait du bien, même si j’ai du me sécher avec une serviette salée et si j’étais aussi trempée avant qu’après la douche. Dans le backpacker j’ai pu utiliser internet (dingue ! Quand on sait que le téléphone mobile ne passe pas !). J’ai rencontré quatre français en vadrouille. Ca faisait longtemps ; dans le Western Australia c’est beaucoup moins touristique. C’est ça qui est génial là où je baigne : il y a juste assez de monde pour alerter les secours si j’ai un problème. Mais en gros on est rarement plus de quinze sur une plage, et dix dans l’eau à un spot de snorkelling. Donc c’est génial ! Aujourd’hui j’ai du nager en tout 3h. Mais cette fois je suis allée dans l’eau avec T-shirt de protection, crème solaire dans le coup, et jupe ! Vu les dégâts de mon fessiers, j’ai préféré avoir l’air un tout petit peu plus ridicule mais profiter de la journée. Hier soir j’étais sur une plage pour le couché du soleil. J’étais seule. J’ai vu un gros coquillage, appartenant à Bernard, l’hermite, que j’ai d’ailleurs rencontré lors d’une de mes sorties en mer. Je voulais le bouger. Et puis je me suis dit « Non ! C’est peut-être la maison d’un autre animal maintenant ! ». Et puis une demi-heure plus tard, la fille de la famille « Je suis bronzé(e)» l’a ramassé sans aucun scrupule. Snif.

Fait intéressant que j’ai pu remarquer dans l’eau : on entend très distinctement des craquements qui correspondent… à chaque « croc » que les poissons prélèvent sur les coraux ! Chaque bouchée de coraux croustille sous la bouche du poisson ! Et puis c’est dingue qu’ils soient si différents tous ces poissons ! Il y en a des petits, des gros, des colorés, des tout blancs, des moches et des beaux ! Des tout fins, des qui font peur et des qu’on a envie de toucher. J’adore ! Je suis presque incollable sur les poissons maintenant ! Note personnelle à Ben : les trucs en forme d’énormes patates noires dans l’eau à Cairns, ce sont en fait des « concombres de mer » ; des organismes qui bougent très lentement et qui mangent du sable (pour ta culture !). J’aime assez les raies également, car elles sont majestueuses lorsqu’elles se déplacent dans l’eau. Pas de tortue aujourd’hui. Et puis ce matin on annonce la deuxième attaque de requin dans le port de Sydney en deux jours.


Mercredi 11 Février 2009 – Western Australia

Aujourd’hui j’ai été dans l’eau… beaucoup ! Toute la journée pour ainsi dire. De toute façon j’étais venue pour le Ningaloo Park qui abrite un récif de corail. Et bien je l’ai vu, et bien ! C’était génial ! L’eau est d’un bleu carte postale, très claire, et très chaude ! Assez chaude pour y entrer sans grimacer et y rester toute la journée sans avoir froid. J’ai fait du snorkelling toute la journée, c’est-à-dire nager avec masque et tuba. C’est trop génial car le récif est à quelques mètres de la plage ce qui fait qu’on y accède librement. J’avais beaucoup aimé mon expérience à la Grande Barrière de Corail mais c’était trop court ! Je n’avais pas pu observer la faune sous-marine assez longtemps. Et bien ici, pour le prix de l’entrée du parc national (20 dollars le pass annuel !), je peux en profiter tant que je veux ! Le seul problème c’est que… j’avais peur de toucher les coraux ! Ils étaient si proches.

A marée basse, un spot de snorkelling est même déconseillé car le niveau d’eau au dessus des coraux est insuffisant. Bref. J’ai adoré. C’est dingue le nombre de poissons et les différentes couleurs qu’on peut trouver. Il y a un petit poisson coloré qui m’a affronté en duel ! Ce petit curieux, au lieu de fuir lorsque je me suis approchée, m’a foncé droit dessus, yeux dans les yeux, et à deux reprises. Ca surprend ! Et puis j’ai pu nager avec une tortue ! J’aurais pu la toucher ! J’ai nagé à moins d’un mètre d’elle pendant une petite minute. C’était magique ! Il parait qu’il y avait un requin là où je nageais. Je ne l’ai pas vu mais cela est très possible et ils sont inoffensifs pour l’homme ceux-là. Aujourd’hui il a fait très chaud tant et si bien qu’on était mieux dans l’eau que dehors. Le seul problème à flotter toute la journée dans ce bon bain tout chaud…j’ai les fesses toutes rouges ! Un maxi coup de soleil m’a enflammé l’arrière train. En même temps ça aurait été trop beau de s’en sortir indemne malgré la crème solaire et le T-shirt de protection. Bon j’ai baigné toute la journée mais j’aurais bien aimé prendre ma première douche depuis mon départ… mais cela semble compliqué. J’ai fait tous les « campsites » du coin, et il n’y en a aucun avec seulement un robinet. Je me sens un tout petit peu sale à devoir me mettre de la crème, manger, et aller aux toilettes sans pouvoir me laver les mains jamais correctement. Sans compter que le sable ça colle pas mal et ça croque sous la dent !

Mardi 10 Février 2009 – Western Australia

La nuit fut longue. Je n’ai pas réussi à m’endormir avant le jour suivant. Il faisait chaud, très chaud. Et la lune était pleine, si pleine que lorsque j’ai mangé une tomate-passe-le-temps avec du sel vers les 11h du soir, je me suis rendue compte que je pouvais lire sans aucune difficulté toutes les indications inscrites sur la salière. On y voyait comme s’il faisait jour ! Et puis il y avait beaucoup de passages sur cette petite route. Des camions surtout. Des grands camions, qu’on appelle « road-train ». Toute la nuit, à toute allure, il défilait un à un rejoignant certainement la ville de Perth plus au Sud. Trempée de sueur, j’ai décidé de tourner la voiture de façon à ce que le vent pénètre dans la voiture et fasse descendre le mercure. Puis le sommeil m’a rattrapé.

Le lendemain j’ai roulé. 560km entre Karratha et Exmouth tout de même. La route est sujette aux inondations tout le long. Sauf que contrairement au Centre Rouge qu’on avait visité en Décembre, ici il y a de l’eau. Et une partie de la route était sous les eaux. Heureusement, juste quelques mètres de route sous une dizaine de centimètres d’eau. J’ai transformé la Hyundai Getz en quatre-quatre et j’ai vaillamment traversé le fleuve. N’empêche qu’il ne faudrait pas plus d’eau que ça au retour, sinon je vais me retrouver bloquée. Et ici, il n’y a qu’une route. Au moins pour les itinéraires, ce n’est pas trop compliqué ! Le reste de ma route s’est bien passée, mise à part une portion d’environ 150km. En effet, je ne pense pas exagérer en disant qu’il devait y avoir un lézard sur la route tous les kilomètres. En général de couleur rouge, environ 10cm de long, au milieu de la route et redressé sur ses pattes avant. Et il ne se taillait pas quand une voiture arrivait ! Alors éviter environ 150 lézards c’est très fatiguant et plutôt dangereux.


Bien entendu il y a eu des ratés. Je pense avoir écrasé deux lézards et dégommé un oiseau. Argh… cette sensation horrible quand on suppose que nos roues passent sur la pauvre petite bête stupide. J’en avais la chair de poule. Mais les deux lézards que j’ai écrasés étaient suicidaires ; ils se sont engagés sur la voie au moment où j’arrivais. Le premier lézard que j’ai écrasé était un rouge comme j’en ai vu énormément se dorer les écailles au soleil, et le second était un lézard qui marchait debout sur ses pattes arrières. Les deux espèces avaient la faculté de courir extrêmement vite ; dommage qu’ils ne l’aient pas plus utilisée. M’enfin bref.

Dans la série animaux, j’ai vu de très belles vaches et des émus à l’état sauvage. Des émus on en rencontre aussi en plein dans Exmouth, ce qui en fait la fierté de la ville. Je loupe la saison des requins-baleines dans le Ningaloo Park, mais je suis là pour les tortues. J’en ai vu pas mal quand il faisait jour, et ce soir je me suis improvisée observatrice de tortues à la tombée de la nuit, ce qui était très plaisant. Les tortues sortent à la tombée de la nuit, traversent la plage, et vont creuser des gros nids sur les dunes. Ces tortues mesurent bien un mètre de long. C’est trop marrant quand elles arrivent sur la plage. A chaque retrait d’une vague tu peux espérer voir une carapace échouée dans le sable. Puis, si l’eau ne récupère pas ce qu’elle a déposé, de la carapace sort une petite tête. Et puis la lutte commence. Ces pauvres animaux semblent devoir fournir une grande quantité d’énergie pour se traîner dans le sable jusqu’aux dunes. Heureusement que l’homme ne chasse pas la tortue ici, ce serait vraiment trop facile d’en attraper une embourbée dans le sable ! Ce soir comme hier, un orage très localisé se déroule plus loin. Il se passe dans un amas de nuages à un endroit bien précis. D’ici je peux observer le nuage et ses éclairs, mais je n’ai que l’image, et pas de son. Cela me convient plutôt bien.

Lundi 9 Février 2009 – Western Australia

J’ai pris un avion pour Karratha à 3h de l’après-midi. A 5h on atterrissait. En sortant de l’avion, il faisait chaud et humide. Cette sensation d’humidité, semblable à celle que j’avais ressentie en arrivant à Cairns, m’a rassuré car pour moi si l’humidité était plus présente, les probabilités d’incendies étaient diminuées. Au matin, j’avais eu une réponse négative concernant une demande d’hébergement dans un backpacker, et pour ainsi dire le seul backpacker de Karratha. J’avais donc téléphoné chez Europcar pour demander si par hasard je pouvais louer la voiture dès mon arrivée au lieu d’attendre le lendemain matin. Et finalement, je me retrouve avec une bonne petite Hyundai Getz toute neuve, retirée à l’aéroport, et que je ramènerai à l’aéroport juste avant de reprendre l’avion. Cela m’arrange complètement car je n’aurai pas besoin de faire des transferts ville-aéroport. Donc au niveau des voitures, ça gère ! Je me suis dirigée vers le centre commercial pour m’approvisionner en eau. Je n’ai malheureusement pas vu le centre d’information ; de toute façon à cette heure là il doit être fermé. Après m’être approvisionné j’ai de suite pris la route pour m’éloigner de la ville et trouver un endroit où dormir tranquille. A peine avais-je fait vingt kilomètres que je vois un panneau « Avez-vous vérifié l’état des routes ? Car la saison des cyclones a commencée… » Hum hum… Un cyclone… Comment s’en protéger ? C’est des questions qu’on ne se pose pas souvent ! Enfin me voila sur un parking au bord de la route (car il n’y a qu’une seule et unique route, donc pas de possibilité de se faufiler dans une petite route à l’abri). Je n’ai pas de réseau. Il fait très chaud. Il fait presque nuit et je transpire sans bouger. Les mouches ne sont pas encore couchées. J’en ai environ dix sur moi, ça promet ! Heureusement que j’ai emmené la crème miracle avec moi ! Karratha est une ville complètement industrielle. Tous les habitants travaillent dans les nombreuses mines qui entourent la ville. Les véhicules, essentiellement des quatre quatre, arborent un petit drapeau rouge très en hauteur par rapport au conducteur. Je suppose que tous ces véhicules travaillent dans les mines et possèdent ce petit drapeau pour qu’ils puissent être vu et évité d’être écrasé par les énormes engins de chantier. Le paysage est semblable à celui d’Alice Springs. La terre est très rouge. Je suis dans une immense plaine entourée de quelques collines. La végétation est basse ; essentiellement de l’herbe.

Dimanche 8 Février 2009 – Perth/Western Australia

Visite de la ville aujourd’hui, en utilisant les transports en commun. Jolie ville, avec des gens relaxés, et un petit CBD. Nous sommes allées à Kings Parks, un grand parc très agréable. On a traversé le fameux Lottery Federation Bridge. Puis nous avons trainé en ville, mangé, et fait un peu les boutiques. Le soir nous avons été à la plage jusqu’au coucher du soleil. A la télévision les journaux spéciaux concernant les incendies se succèdent. L’Australie connait ses plus gros dégâts dus aux incendies de son histoire. On a relevé 47 degrés (donc à l’ombre) du côté de Melbourne. 75 morts à l’heure actuelle, mais les incendies ne sont pas maitrisés. J’ai lu que 2000km carrés de terrain avaient été ravagés, et quand on y pense ça fait quand même quatre fois la surface de la France tout ça… J’ai très peur du feu. Je suis bien contente d’être dans l’Ouest de l’Australie en ce moment ; le hasard fait bien les choses. Cependant Canberra n’est pas très loin de là où les feux ont lieus actuellement ; j’espère que d’ici une semaine la situation se sera calmée, et que les feux seront maitrisés… J’ai regardé une carte répertoriant les départs de feu dans l’état du Victoria ; c’est absolument incroyable qu’il s’en déclenche autant, et à autant d’endroits différents…

Samedi 7 Février 2009 – Perth/Western Australia

Nous sommes allées au zoo de Perth aujourd’hui. Et le soir on s’est regardé un Dvd réalisé par le même réalisateur que Sixième sens et Signes. Tenues en haleine tout le long du film, la fin est vraiment franchement décevante… Pas de fin pour ainsi dire. Snif…

Vendredi 6 Février 2009 – Perth/Western Australia

J’ai retrouvé mon amie d’enfance, Elodie, avec qui j’ai passé trois ans en internat. On a passé quatre jours ensemble. Je suis arrivée le jeudi soir, elle est venue me chercher à l’aéroport. Le vendredi on est allé au marché de Fremantle et le soir on a fait une visite de nuit d’une prison là-bas. Le fait qu’il faisait noir était très effrayant, et puis de voir et d’entendre un mannequin tomber au dessus de nos têtes au milieu de la prison, représentant un suicide de prisonnier, ajoutait du stress pour la poursuite de la visite… Les autres choses effrayantes n’étaient que des apparitions de comédiens jouant des rôles de prisonniers ou de fous. La prison n’a stoppé son activité qu’en 1991.

Un moulin miniature.. l'illusion est parfaite !


Echidna; a l'endroit et a l'envers





Mercredi 4 Février 2009 – Adélaïde

Comme j’étais toute excitée, je me suis réveillée le matin super tôt et plus moyen de me rendormir. Dommage, le backpacker était silencieux pour une fois ! La veille j’ai parlé une demi-heure avec un québécois qui parle anglais. Pfff… difficile de comprendre son accent ! Ce matin donc j’ai enfilé mon maillot de bain et je me suis rendue à la marina. Je suis montée à bord du bateau. J’ai du enfiler la combinaison intégrale… galère galère de rentrer tous ses membres là dedans ! Environ 12 personnes allaient comme moi, aller dans l’eau, et trois autres allaient observer les dauphins depuis le bateau. Le jeu était simple : on avançait en bateau, si l’équipage repérait des dauphins on s’approchait, « swimmers ready ? swimmers in » (nageurs prêt ? nageurs à l’eau !) Et là chacun de nous descendions dans l’eau et on s’accrochait à une ligne à l’arrière du bateau, et on se faisait traîner. Là l’équipage à bord nous prévenait quand un dauphin passait aux environs et on plongeait la tête sous l’eau avec masque et tuba pour observer la bête. C’était assez folklorique de courir à l’eau à l’arrivée d’un dauphin et de remonter à bord après son passage ! J’ai été un peu déçue par l’eau qui était bien plus trouble qu’à la Grande Barrière de Corail ; en même temps en commençant par si bien, on devient difficile ! Après j’ai bien aimé le concept de chercher des dauphins « sauvages », c’est-à-dire des dauphins qu’on n’appâte pas en les nourrissant. C’est leur curiosité qui les amène à s’approcher de nous. On dit que là où il y a des dauphins, il n’y a pas de requins. En tout cas, à chaque fois qu’on allait à l’eau, l’équipage lançait dans l’eau un émetteur d’impulsion électrique censé faire fuir les requins. J’ai pu voir quelques dauphins d’assez près. J’ai même fait du face à face à quelques mètres ! C’était sympa ! Je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient si gros (2,8m adulte) et je m’attendais à ce qu’il soit plus joueur, du genre à sauter dans tous les sens… Mais je pense que notre vision de flipper le dauphin est largement déformée par le petit et le grand écran. Mais l’expérience valait le coup d’œil ! L’après midi j’ai glandouillé sur la plage, j’ai dormi aussi pour compenser ce réveil matinal, et puis j’ai rangé mes affaires. Demain je prends m’avion pour Perth, en faisant escale à Melbourne.

Voila, ca y est, j'y suis. Je suis chez Elodie, ma meilleure amie avec qui on a passe trois ans en internat ensemble.

Mardi 3 Février 2009 – Kangaroo Island

Ce matin encore, il faisait tout gris, mais tout gris moche, alors qu’on annonçait toujours 38 degrés et soleil sur Adélaïde. J’ai donc décidé de quitter l’île. J’ai pris le premier ferry du matin, à 8h00. Ma nuit s’était bien passée. Hier j’ai eu le temps de voir trente minutes de Prison Break mais voilà que ma batterie a choisi un moment hypra critique pour s’éteindre, à savoir quand Michael Scofield en personne était en train de mourir ! Ses battements de cœur s’étaient arrêtés !! Vous vous rendez compte du drame ?? Bien sûr il ne pouvait pas mourir. N’empêche que le suspense était intense et éteindre le pc à ce moment n’était pas très fair play. Anyway…



Je n’avais guère le choix. Donc plus de batterie, au dodo. Cette nuit j’ai opté pour la couverture de survie comme couverture car ma serviette de bain était humide. Et bien j’aurais du y penser plus tôt ! Ca tient drôlement chaud ! C’est juste un peu bruyant. Pendant la nuit je me suis réveillée ; il y avait deux wallabies en train de discuter à côté de ma porte. Plus de batterie de portable, plus de batterie de PC, y’a pas, cette nuit il me faut un backpacker. J’ai donc cherché dès le début d’après-midi un endroit où me loger. Je me suis retrouvée à côté de la côte un petit peu au nord d’Adélaïde, non loin de l’aéroport. Un bon petit backpacker sympa. J’ai pu y faire une lessive, aller sur internet, puis j’ai traîné en ville. L’endroit, un peu plus huppé que le centre d’Adélaïde, est très agréable. Je suis à 5 minutes à pied de la plage. Comme j’ai un jour d’avance sur mon planning, je me suis inscrite à une activité peu commune : nager avec les dauphins. J’ai donc rendez-vous demain matin à 7h30 en petite tenue pour aller communiquer avec le meilleur ami de l’homme (et de la femme j’espère !). Je suis toute excitée ! Snorkeller avec les dauphins ça sounds good ! Je me suis renseignée sur le prix d’une carapace imperméable pour mon appareil photo, c’est quelque chose que j’aurais vraiment bien aimé avoir, et il faut compter entre 300 et 500 dollars ! Ca attendra ! Surtout que niveau argent, j’ai un peu de mal en ce moment car ma banque ne m’autorise qu’un certain montant de retrait en liquide à chaque fois, et lorsque je fais des grosses dépenses d’un coup, le compte en banque ne suit pas !

Lundi 2 Février 2009 – Kangaroo Island

Hier soir, en consultant le guide de Kangaroo Island, je suis tombée sur la page « que faire si vous êtes confronté à un feu de forêt ? ». Et là j’ai pris conscience du danger que représentait le feu pour un pauvre petit piéton comme moi au milieu d’une végétation aussi abondante… Je me suis imaginée au milieu des flammes de 10mètres de haut, allongée par terre en train de ramper pour trouver de l’oxygène… Bref je me suis un peu fait peur, mais comme il dise à la fin du fascicule, c’est souvent l’ignorance et la panique qui causent le plus de décès lors des incendies. J’ai tout de même bien dormi. Je n’ai fait aucun cauchemar et je crois même que c’était ma meilleure nuit dans la voiture car je ne me suis réveillée qu’une fois et je ne me suis levée qu’à 9h.


A 9h j’ai fait la marche de 5km des Waterfall. A l’entrée de celle-ci on doit s’essuyer les pieds avant et après la marche, pour éviter la propagation d’une espèce de plante nocive pour l’ensemble de la végétation. Durant cette marche j’ai croisé quelques timides wallabies seulement. D’ailleurs les kangourous qu’on croise le plus souvent sur l’île sont des wallabies, des demi-portions de kangourous. On devrait appeler l’île Wallaby Island. Les seuls grands kangourous que j’ai vus étaient réduits à l’état de bouillie au bord de la route. Donc arrivée au bout de la marche, j’étais censée voir des chutes d’eau bien sûr. Mais en hiver ! En été il n’y a point d’eau ici ! Donc c’était un petit peu une marche échec bien que j’aurais dû m’en douter. J’ai repris la voiture vers 10h. A peine avais-je fait une centaine de mètres, que j’ai vu des étranges nuages blancs… et d’autres biens gris… Ca y est. J’y suis. En plein bushfire. J’ai regardé au dessus de ma tête, le ciel était tout blanc. Que faire ? Où aller ? Attendre ? Je me suis arrêté à un complexe sportif pour demander conseils. Personne. Devais-je rester sur cette aire dégagée à côté du terrain de handball ? J’ai commencé à paniquer un peu. Puis j’ai vu un bout de ciel bleu. Ne voyant de flammes nulle part, je me suis lancée sur les routes de gravier en direction du ciel bleu et de la côte en l’occurrence. Ma Hyundai Getz s’est transformée en vrai quatre-quatre. Je me suis dit, si le ciel est bleu, c’est que le vent n’a pas poussé les nuages dans cette direction, et donc que ce ne serait pas le chemin logique de propagation du feu. Je suis arrivée à une plage, et à côté de l’eau où je pourrais me jeter pour sauver ma peau ! Je n’ai pas vraiment profité du sable et de la plage, j’étais un tantinet stressée. Finalement du haut d’une colline, j’ai pu me rendre compte que les nuages s’arrêtaient et ne venaient pas jusqu’à moi.


Je me suis donc relaxée et je me suis rendue sur une autre plage. On l’indique comme étant une plage de sable blanc tout fin. La seule chose qu’on voit en arrivant, des énormes cailloux… La plage est indiquée par un panneau qui t’entraîne sous des énormes rochers. Tu dois te faufiler entre plusieurs de ses gros rochers qui forment des cavernes, te baisser, enjamber, avant d’apercevoir enfin la plage de sable fin. Original ! Il ne faut pas être claustrophobe et cette entrée exigüe a du en faire fuir plus d’un ! Finalement en fin de journée, les gros nuages effrayants étaient toujours là. Je me suis renseignée. Pas de départ de feu déclaré. Il y a eu cependant un feu la semaine dernière sur la côte Nord et il est possible que l’endroit soit encore enfumé. Ces gros nuages devaient donc seulement être des nuages de mauvais temps mais cela m’avait choqué car pendant ma ballade matinale il faisait grand beau et ces nuages créaient une séparation nette avec le ciel bleu. Ils m’auront fait une belle frayeur !


Restons cependant vigilant, les annonces radios concernant les bushfires et ses dangers se multiplient. Il paraît que l’Australie n’a pas connu telle canicule depuis 100 ans ! Beaucoup de personnes, âgées surtout, sont mortes ; le réseau d’électricité claque sous la chaleur… Bref, la chaleur sévit durement en ce moment. Moi ça va. J’utilise de la crème solaire et je m’hydrate. Seul mon bras droit, exposé à la lumière quasiment constamment lorsque je conduis, se trouve rôti à l’heure qu’il est. Ma cuisse droite est épargnée car je la protège avec une serviette de bain lorsque je conduis. Bon y’a pas, je crois que je suis bronzée quand même. Ah oui, une dernière chose. Je suis sur une aire de camping là, et quand je mangeais tout à l’heure, j’ai aperçu les jambes d’un mec derrière les buissons, marchant tout doucement, et j’ai vu également… le bout d’un fusil !! Genre le mec chassait dans le camping ! Je ne voulais pas me faire tirer comme un lapin, je flippais ! Le mec, tête rasée, aurait incarné un parfait snipper dans une série télévisée… Mais bon, je crois que je regarde trop de Prison Break. Après une dizaine de minutes, j’ai revu l’homme et son arme… un appareil photo avec un objectif gigantesque. Ahlala… pauvre de moi ! Au moins je me fais rire toute seule !

Dimanche 1 Février 2009 – Kangaroo Island

J’ai rejoint le Flinders Chase National Park, à l’extrémité Ouest de l’île. Beaucoup de marches sont fermées actuellement à cause du bushfire qui a sévit sur l’île en décembre 2007. En effet, la végétation a pris chère et les facilités pour touristes également. Le ranger m’a conseillé une marche de 4km, le Snake Lagoon. Je l’ai donc rejoint en voiture.




Depuis la route, j’ai vu au loin deux grands animaux qui se déplaçaient sur quatre pattes. Plus tard je signalerai ces animaux au ranger qui a remplit une fiche avec mon témoignage car ces animaux, certainement des « wild pigs », c’est-à-dire des sangliers, n’avaient rien à faire à cet endroit du parc. J’ai donc marché le long du Snake Lagoon. Le chemin étroit au début, puis sur des énormes rochers plats, était en effet propice aux serpents ou autres créatures rampantes. J’étais en stress pendant tout le chemin ; je scrutais à droite et à gauche du chemin en permanence pour voir si un animal ne s’apprêtait pas à traverser. Sauf que, finalement, c’est en plein milieu du chemin que j’ai rencontré quelqu’un. J’étais perdue dans mes pensées quand tout à coup j’ai vu quelque chose bouger devant moi, mais vraiment juste devant mes pieds, à deux orteils de là ! J’ai failli l’écraser ! Malgré moi, un petit (pas si petit que ça) cri de surprise est sorti de mes entrailles et mon cœur a battu fort. Et oui, c’était lui, encore une fois, un goanna. J’en ai voulu, en voilà ! Ce plouc était en plein milieu de l’étroit chemin, et il semblait y être bien. En tout cas, il n’a pas voulu bouger ! Il ne bougeait que la tête pour surveiller mes mouvements. Mais j’ai du prendre un autre chemin pour le contourner car il n’avait pas l’intention de s’en aller. Voilà maintenant il ne me manque plus que des photos de platypus et de chameaux et j’aurai à peu près vu toutes les curiosités animalesque de l’Australie. Au bout du chemin, la mer, déchaînée, et impressionnante. J’ai également vu un crâne d’animal, et après l’avoir montré au ranger, il m’a dit qu’il s’agissait probablement d’une chèvre sauvage… On aura tout vu ! J’ai pu voir pas mal de traces d’animaux dans le sables et cela était intéressant. Puis j’ai roulé plus au Sud pour voir les Remarkable Rocks. En effet, elles sont remarquables ! Des rochers explosés en haut d’un autre énorme rocher, le tout recouvert d’un lichen orange qui leur donne très belle allure. Un peu plus loin, à Admirals Arch, il y a une colonie de phoques, venues de Nouvelle-Zélande. Ensuite je suis allée dans un camping pour me payer une bonne douche chaude, car j’avais les jambes noires, ce n’était plus possible ! Devant moi à l’accueil, des français bien sûr… Ca m’a fait plaisir, ils m’ont demandé si j’étais une Australienne qui parlait français ! Ensuite j’ai voulu fuir le temps très moyen qu’il fait dans le Sud Ouest de l’île, et m’évader vers le Nord Ouest. Je vais passer la nuit ici, au départ de la Waterfall Creek Hike.



Samedi 31 Janvier 2009 – Kangaroo Island

Ce matin, sur le pare–brise de ma voiture, j’avais un petit mot de Richard avec son numéro de téléphone portable et un écriteau « for the brave french who may need a friend » (pour la brave bête qui pourrait avoir besoin d’un ami). Non mais comme si j’avais besoin de quelqu’un moi ? J’ai besoin de personne ! C’est bizarre pourtant, quand on s’est parlé hier, je n’étais pas en situation qui pouvait faire pitié, genre en train de manger des pâtes chinoises cuites à l’eau froide par exemple. Enfin bref. N’ayant pas l’intention de continuer ma route accompagnée de deux inconnus, j’ai repris la route seule. Sur Kangaroo Island, il y a deux routes principales goudronnées, et le reste n’est que chemins en gravier. C’est donc au pas que j’ai rejoint la Honey Farm et la Emu Ridge Eucalyptus Distillery. Dans la première on y fait du miel bien sûr, mais aussi des bougies, des bonbons, des produits de beauté… Dans la seconde, j’ai visité les lieux et ils expliquaient comment ils fabriquaient l’huile d’eucalyptus.


Puis je suis passée devant un hippodrome. Là bas se déroulera en février un des événements majeurs de l’île, la Carnaval Cup, une course de chevaux a priori populaire. Ensuite j’ai rejoint la « grande ville » de l’île. Il y a trois entreprises qui se battent en duel, un supermarché et une pompe à essence en gros. Après cela, je suis descendue un petit peu sans le savoir, dans le Sud de l’île. Sur la route, je l’ai vu. Oui, un goanna rien que pour moi. Merci mère nature ! Le goanna est un petit lézard qui mesure entre 1 et 1,5m de long, et qui est considéré comme le plus gros prédateur sur l’île. J’ai rejoint Seal Bay. Là bas, une colonie de Lion de Mer y a élu domicile. Environ une centaine sur la plage. Tous en train de lézarder. Bande de feignants ! Mais c’est quand même super mignon ces bestioles, très attachantes. Les Lions de Mer se reposent trois jours sur la plage, puis partent chasser trois jours, et ainsi de suite tout au long de leur vie. Bien entendu, l’accès à la plage est réglementé. Ensuite en reprenant la route, j’ai eu le malheur de voir un Échidna sur le dos. Et tout frais en plus, tant et si bien qu’il avait encore du sang qui gouttait de son tout petit bout du nez. Le pauvre. Ceci dit cela m’a permis de mesurer la taille de ses petites pattes et de ses grosses griffes ! Le hérisson se trouve un peu partout dans le monde, mais pas en Australie. Cependant l’Échidna, qui lui ressemble beaucoup, n’appartient pas à la même famille d’animaux. Me revoilà donc sur la route pour rejoindre ce qui s’appelle le « Little Sahara », comprenez le petit Sahara. Je suis donc allée voir ça mais avant j’ai du m’octroyer une petite sieste réparatrice car mon corps a un peu de mal à suivre le rythme et le régime.


Au réveil, vers 5h du soir, j’ai donc rejoint pieds nus, le désert… La Dune du Pilat, là, ici. Génial ! Des grandes dunes de sables blancs très fin. Des dunes très pentues et difficiles à grimper. Des dunes dont le sable des sommets, porté par le vent, vient nous fouetter violemment comme pour nous faire fuir. Des dunes avec moi et que moi dessus ! Personne. J’ai bien sûr grimpé au dessus de la première dune, pour voir ce qu’il y avait après… et là, j’en ai eu le souffle coupé, du sable à perte de vue, et des autres grosses dunes… Je m’attendais à voir la mer, mais non. J’ai continué comme ça, j’ai grimpé trois énormes dunes et traversé quelques morceaux de plaines. Mais n’ayant pas voulu m’éloigner trop de mon point de départ pour des raisons de sécurité, je suis retournée sur mes pas. J’ai joué à faire des avalanches de sables, comme dans mon enfance à la Dune du Pilat. J’ai couru dans les descentes, et je me suis vautrée dans les dunes lorsque j’étais fatiguée à la montée. Sentiment d’être seule au monde. Perdue au milieu de nulle part, terrassée par la fatigue et écrasée par la chaleur. C’était vraiment sympa. Et ce désir, de toujours grimper la dune suivante pour savoir ce qu’il y a derrière. Vraiment bien. J’ai mangé pour ce soir ; il ne fait pas encore nuit que je vais tout de même me « mettre au lit ». Journée très bien remplie.


Vendredi 30 Janvier 2009 – Adélaide

Ouf, il était temps qu’on me fasse remarquer qu’on était en Janvier ! A deux jours de la fin du mois ! La nuit au backpacker fut interrompue à plusieurs reprises ; quand une nana est arrivée dans la chambre pour s’installer vers minuit, et quand les deux autres nanas se sont préparées à partir le matin à 4h30… elles n’ont pas idée ! Donc bon, toujours pas de nuit complète… Après avoir envoyé mon rapport de stage par mail, j’ai quitté le backpacker et je me suis rendue à l’agence de location de voitures, Thrifty comme d’hab. Je l’avais réservé à plusieurs reprises mais je ne l’avais pas encore obtenue, j’avais toujours eu le droit à la catégorie supérieure, mais la voilà, enfin, la Hyundai Getz ! Une pauvre petite bagnole ! Heureusement, elle ne cale pas facilement ! Je me suis élancée dans les rues d’Adélaïde, essayant de lire le plan en même temps que de conduire. Les gens sont citadins, et peu patients dans la ville… Une fois que j’eu aperçu la mer sur ma droite, je l’ai suivi, je savais que j’allais vers le Sud. Direction Kangaroo Island pour avoir des renseignements.
En route je me suis arrêtée mangé un breakfast McDo. Puis j’ai fait des courses de survie. Et j’ai cherché absolument à avoir un thermomètre cette fois. Et bien je me suis bien amusée ! J’ai passé mon après midi à m’extasier devant son écran. En fait, au départ, j’avais acheté un thermomètre de campeur, version porte clefs. Je l’ai posé sur mon tableau de bord le temps que je sorte du parking du magasin. Je l’ai repris, d’abord je me suis brulé sur la partie en fer, et puis ensuite il ne m’indiquait pas la température car elle dépassait 50… Donc j’en ai racheté un autre… Entre 40 et 43 en permanence dans la voiture, vitres ouvertes et en roulant, et 83 degrés sur le tableau de bord !! Je trouvais bien que le volant était un petit peu chaud… Dingue !! Crazy ! Après cet émerveillement, j’ai eu mes informations sur le ferry qui mène à Kangourou Island. Il parait que l’île vaut vraiment le coup, mais le ferry est cher…
J’ai pris la décision d’y aller, mais d’y rester tout le temps que j’avais prévu sur Adélaïde pour rentabiliser. Il parait que la faune est très présente, et cela m’intéresse beaucoup. Aurais-je la chance de voir un goanna ? En tout cas, j’ai embarqué sur un ferry dans la soirée, pour un trajet de 45 minutes. Il y avait des vieux hommes du bush qui nous faisaient embarquer, et il y en avait des jeunes, qui regardaient et qui se moquaient des femmes qui n’arrivaient pas à se garer en marche arrière sur le ferry. Pas moi voyons ! Non, too easy ! Mais la femme qui s’est garée à côté de moi, pour qui le mec qui aidait à parquer a du lui tourner le volant ! Ah les femmes au volant… ! Bref. Nous voilà sur l’île. J’étais bien crevée en arrivant, un breaky et des tomates seulement dans le ventre. Je me suis posée sur la première plage que j’ai trouvée. Je me suis baignée pour me refroidir et j’ai fait le lézard sur la plage en somnolant. Après cela j’ai rejoint une aire de camping, mangé des pates chinoises cuites à l’eau froide et je me suis préparée au dodo. Un homme et son fils sont allés pécher juste avant la tombée de la nuit. Le père est venu jusqu’à ma voiture, et a tenu à ce qu’on parle. Ils allaient dormir sur la plage, il me demandait d’où venait le vent… Qu’est ce que j’en sais moi. Et puis après il m’a demandé d’où je venais, et patati et patata, il m’a présenté à son fils... Bref. Il voulait clairement me caser avec son fils. Enfin. Quoi d’autre ? Et bien avec une telle chaleur, on a vraiment envie de boire tout le temps. Un coup je suis rentrée dans ma voiture qui était restée cinq minutes au soleil, à l’arrêt et je n’ai pas ouvert les fenêtres de suite pour pouvoir photographier le thermomètre… En trente seconde je me suis transformée en flaque d’eau. Des gouttelettes apparaissaient à la base de chacun de mes poils. Dingue. Logiquement j’aurais pu faire cuire un œuf sur mon tableau de bord mais je ne sais pas si les tâches dues à la cuisson d’œuf sur le tableau de bord sont comprises dans l’assurance de la voiture…

Un gros nounours nomme Wombat

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Jeudi 29 Décembre 2008 –Tasmanie

Dingue ! J’ai dormi plus de 4 heures d’affilées, et je me suis levée à 9h00 !! Je n’avais pas aussi bien dormi depuis le backpacker ! Ce matin c’était tranquillou ; douche chaude, remballage d’affaires, arrêt vers le pont de Richmond, arrêt au bord de la plage, nettoyage de la voiture et rendu des clefs. Je suis à l’aéroport, j’attends mon vol pour Adélaïde que l’on prévoit déjà avec un quart d’heure de retard. Je n’ai pas réservé de lit pour ce soir ; j’espère pouvoir réserver depuis l’aéroport d’Adélaïde. Il me faudrait un transfert jusqu’au centre ville.
Me voila a bon port... le backpacker semble tres correct.

Mercredi 28 Décembre 2008 –Tasmanie

Ce soir j’ai encore cherché une auberge ; en vain. Mais j’ai choisi une alternative de luxe ! Un camping avec électricité. Le principe : je paye le même prix qu’une auberge – voire plus cher !, mais je dors dans la voiture. Bon j’ai bien profité de la piscine couverte quand même. Je n’ai guère pu y faire des longueurs puisque des retraités en semi-activité dans le camping m’ont tapé la causette pendant près d’une demi-heure. Ils m’ont dit que les patrons étaient très sympa etc. et bien je n’ai pas trouvé ! L’accueil manquait d’enthousiasme mais pire que ça, le mari de la gérante, qui m’a croisé à mon emplacement de camping, m’a demandé d’un ton assez sévère « c’est celui-là ton emplacement ? Tu vas y planter ta tente ? ». Mais oui monsieur, je me suis payé le luxe d’un camping AVEC électricité! Et j’y mets une tente si je veux ! Si y’a vraiment un truc que je ne supporte pas chez « les vieux », c’est d’être aussi suspicieux envers les jeunes et de leur manquer de respect ainsi. Ca me fout hors de moi ! Payer 26 dollars pour alimenter des batteries de PC et d’appareil photo je trouve ça quand même cher payé, alors qu’on ne vienne pas me chercher ! Bref. Fin de la parenthèse.
En tout cas, ca faisait plaisir d’avoir l’électricité ! Pour fêter ça, j’ai regardé trois épisodes de Prison Break ! Bon sinon, qu’ai-je fait aujourd’hui ? Et bien je me suis rendue compte qu’il était totalement inutile de se lever tôt car tout reste fermé jusqu’à 8h00 voire plus tard. Mais bon, en se couchant comme une poule, on se lève au chant du coq ! A 6h30 j’étais sur la route. Je voulais visiter les Hasting Caves. C’est une grotte géante pleine de stalactites et de stalagmites. C’est vraiment très impressionnant. N’empêche… quand tu es le premier à découvrir ça, ça doit faire un sacré chatouillement au ventre et ça doit agiter tes zygomatiques ! Visite guidée de 45minutes ; on en redemanderait encore ! Puis, juste à côté il y a une piscine avec de l’eau naturellement chauffée par la terre. J’ai fait la courte ballade qui la juxtapose, qui m’a permis de réellement sentir la différence entre une eau d’un courant normal et cette eau à 28 degrés naturellement. Encore une fois, impressionnant. A un endroit, on voit et on entend des bulles jaillirent à surface de la terre. C’est l’eau chaude qui remonte et qui cherche une sortie. Vraiment bien.
En plus c’était pour moi l’occasion de me laver ! Je n’avais pas pu le faire depuis deux jours… A l’entrée de la marche, il y a un écriteau : attention aux serpents ; ils sont venimeux et protégés ! Ok. Bien sûr j’ai eu l’immense chance d’en croiser un. Rien de méchant mais j’ai fait une belle petite dance sur le chemin lorsqu’il est passé ;o) Dernière nuit en Tasmanie. Le camping est absolument envahi par des français. Y’a Nadal qui est en train de gagner mais je n’ai pas pu connaître l’issue du match avec Tsonga. Demain j’essaierai de mettre à jour mon blog.

Mardi 27 Décembre 2008 –Tasmanie

Ce matin, il faisait tout gris sur Cradle Mountain. Après avoir utilisé internet sur une borne, me voilà partie sur un chemin de randonnée de 8,5km sur lequel je croiserai un wombat qui a bien voulu se faire prendre en photo. J’ai ensuite repris la route en direction du Sud. La route d’ailleurs était magnifique ! Des montagnes, de la verdure, de l’eau. Splendide ! Je me suis fait un petit challenge ; prochaine station essence à 86km ; théoriquement j’avais 130 de disponible, mais sans compter les montées et en espérant que la station soit ouverte ! L’essence y était chère mais la station était ouverte ; ouf ! Arrivée à Hobart en fin de journée, j’ai frappé à la porte des deux auberges de jeunesses ; les deux affichaient complet. Malgré moi me voila encore à taper mon texte dans la voiture. Ca fait deux jours que je n’ai pas pu me laver ; heureusement demain je vais dans des sources naturelles ;o) Cet après midi j’ai vu deux autres échidnés et ce soir j’ai mangé un Hungry Jack’s ; il me fallait quelque chose pour compléter mon régime pois chiches, thon et maïs. Bon il devrait faire moins froid, mais ca ne devrait pas être terrible. En plus je ne peux pas recharger mes batteries d’appareil photo dans tout ça et j’ai presque plus d’argent ; aie aie aie, j’expérimente ce qu’on pourrait appeler la galère !

Lundi 26 Décembre 2008 –Tasmanie

J’ai quitté Devonport pour me diriger vers le Nord-Ouest. J’ai en fait longé la côte jusqu’à Stanley. Sur la route, quelques villages, mais pas grand-chose à y voir. A Stanley par contre, il y a un grand rocher de 152m de haut. On dit qu’il serait vieux de 13 millions d’années ! Un télésiège nous monte jusqu’à son sommet. J’ai choisi l’option sportive et je suis montée à pied, j’ai fait la marche de 2km sur le sommet, avant de redescendre. La vue d’en haut était splendide, et le vent soufflait très fort ! J’ai eu de la chance jusque là, j’ai eu le droit à grand ciel bleu tout le temps. Puis j’ai continué ma route jusqu’à Arthur River. Je croyais que je pouvais ensuite redescendre vers le Sud, mais la route se trouvait être un chemin caillouteux qu’il m’était impossible de prendre avec ma voiture de location. J’ai donc rebroussé chemin et je suis revenue sur mes pas.

Quelques kilomètres au sud de Stanley, il y avait un parc où j’ai pu descendre un toboggan de 110m de long qui s’enfonce dans une forêt remplie de créatures sorties de l’imagination d’artistes. Cela s’appelait le Dismal Swamp. C’était marrant ! Puis j’ai roulé en direction du Sud après avoir fait une petite sieste. J’étais presque seule sur la route ; personne. J’ai vu un autre échidné, le porc épic hérisson. Le soir j’ai voulu me payer une nuit, un peu plus cher, dans une auberge au pied du Cradle Mountain Park. Manque de bol, à 9PM c’était fermé ; plus moyen de réserver. Je craignais la nuit dans le froid au pied des montagnes… Déjà que dans la plaine ce n’était pas terrible ! Là, je suis dans ma voiture, sur le parking en face du camping. J’ai trois T-shirts, deux pulls, et deux paires de chaussettes… C’est incroyable, à quelques kilomètres avant l’entrée du complexe à touristes, j’ai vu, enfin, mon premier wombat vivant ! A quelques mètres de moi, ce gros nounours pataud ! Excellent ! J’avance un petit peu et… un deuxième ! Puis un troisième ! Waouh ! Ca valait le coup de venir ! Et puis il y a tout plein de kangourous aussi.

Si hier je n’avais pas vu grand-chose d’intéressant, aujourd’hui c’était complètement différent. En arrivant près du Cradle Mountain on roule entre des arbres… et tout d’un coup, le paysage se dévoile et c’est absolument magnifique. En plus j’arrivais au moment où le soleil se couchait donc les couleurs étaient d’autant plus belles ! Superbes !
Par contre je n’aurai rien vu de l’Australia Day, la fête nationale, si ce n’est une cérémonie sommaire dans un patelin.

J’ai beaucoup plus apprécié aujourd’hui, qu’hier. Je me suis faite aussi à l’idée que j’étais seule et qu’il fallait que je profite de cette expérience même si j’aurais bien aimé partager les moments uniques que j’ai vécus aujourd’hui. Quand on est seul, on fait également moins de choses en quantité car il n’y a personne pour relayer à la conduite. Lorsque je me sens fatiguée je m’arrête et je dors 45minutes. Ca me requinque pour le reste de l’après midi.

Dimanche 25 Décembre 2008 –Tasmanie

Levée à 6h30, j’ai roulé de bon matin. Premières impressions de la Tasmanie : tout le monde possède un cheval chez soi et il y a beaucoup d’animaux morts au bord ou sur la route.

Je voulais me promener dans le Freycinet national park. Il était 15h30. Et il me demandait de payer 22 dollars, le prix du pass journée… 22dollars c’est aussi le prix d’une nuit dans une auberge. Je préfère rouler en direction du nord et me trouver un endroit où dormir. Sur la route entre Campbell et Launceston, il y avait eu un bushfire la veille ou il n’y a pas beaucoup plus. Les camions de pompier patrouillaient, de la fumée se dégageait encore de certains amas de bois, et tout était calciné. Impressionnant. A Launceston, je me suis arrêté à un backpacker. Je suis rentrée dans le bar-entrée… là, que des gros motards à moustaches au rire gras qui font peur… j’ai prétexté un coup de téléphone pour sortir de l’établissement et je me suis taillée à toute vitesse ! Ce n’était pas franchement un endroit accueillant pour jeune femme seule… La ville était assez glauque. J’ai préféré continuer ma route.

J’ai tenté un arrêt à Hadspen, mais pas de dortoirs nulle part. Puis à Deloraine. Là le petit backpacker était plein. Bon… vais-je devoir dormir dans la voiture cette nuit encore ? J’ai fait le plein et j’ai continué jusqu’à Devonport. A la base, l’idée c’était que je m’arrête dans une grande ville pour vivre l’ « Australia Day ». A Devonport, enfin, une dernière place de libre pour m’accueillir. Des chinoises dans ma chambre, des chinois qui ont envahis la cuisine et qui empêchent tout membre non-asiatique de se faire une place. La douche avait du mal à s’écouler car le siphon était plein de cheveux, la cuisine était horriblement dégoutante, et les couvertures ne sont pas fournies dans le backpacker… Ah ouf, j’en ai demandé et on m’en a fourni. Si c’était pour avoir froid comme dans la voiture, c’était inutile ! Sur la route aujourd’hui, j’ai vu un animal dont j’avais déjà entendu parler mais que je n’avais jamais vu ; c’est une espèce de porc-épic de la taille d’un hérisson gonflé. D’ailleurs, il en a le comportement. J’ai voulu l’approcher, il s’est tapi sous des feuilles d’arbres, la moitié de son gros derrière dépassant. Je l’ai touché avec un bâton mais il ne s’est que recroqueviller sur lui-même.

Samedi 24 Décembre 2008 – ACT

Au matin j’ai fait des adieux déchirants à mon binôme qui s’envole lâchement pour la France lundi. C’est donc seule que j’ai pris le bus en direction de Sydney. Dans celui-ci, on a eu le droit au film « M. Bean passe ses vacances en France ». Arrivée à l’aéroport, le connaissant comme ma poche maintenant, il ne m’a pas fallu longtemps pour checker. Et me voilà dans l’avion en direction de Hobart en Tasmanie. Là, première difficulté et non des moindres… l’aéroport international, dans lequel j’avais prévu de passer la nuit, ferme ses portes à partir de 11h30pm. Le centre ville de Hobart est à 25minutes de voiture, je loue ma voiture depuis l’aéroport demain matin car je n’avais pas le choix du centre ville, et il est déjà 7h00 du soir… Oups… Que faire ? Après quelques minutes de réflexion, j’eu l’idée lumineuse de me rendre chez les loueurs de voitures pour demander s’il n’était pas possible de prendre la voiture dès ce soir. Et là, par chance, il s’est avéré que cela ne posait pas de problème, et que même il n’y aurait pas de surcharge à payer. Voilà une bonne nouvelle ; j’aurai au moins un toit pour dormir cette nuit. Je me suis éloignée de l’aéroport. J’ai mangé un bout à McDo, j’y ai fait ma toilette et j’ai cherché une rue à l’écart pour y passer la nuit.

Canberra vue du Ciel, une capitale très verte !

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Photos prises par un pilote de l'ADFA, Matt. Merci à lui!

Au revoir!

Je suis repartie sur les routes de l'Australie. Direction la Tasmanie, le nord d'Adelaide et la côte Ouest (Perth, Exmouth, Karratha).

A bientot!

Feu d'artifice et embouteillage !

Bon, plus le temps d'écrire... dernière semaine de stage ! Et puis je prépare mes prochaines visites du pays qui commencent ce samedi! En résumé, ce qu'il se passe après le 30 décembre. Ben... y'a le 31. Et le feu d'artifice de Sydney.

Après, qu'y a-il ? Il y a le retour a pied jusque chez notre hôte. Un retour effrayant... Les gens ne font pas la fête après le feu d'artifice... on est rentré à 4h du mat rien qu'en marchant jusqu'au chez Anne!


Dimanche 30 Décembre 2008 –New South Wales – Retranscription de mon carnet de voyage

De bon matin, on est allé laver la voiture, faire le plein et on a filé droit vers l’aéroport. Il ne fallait pas trainer. C’était un vol Tiger Airways, et ils sont très à cheval sur les horaires. On avait empaqueté notre chantier rapidement, et nous n’avions pas de balance pour vérifier le poids des différents sacs. On a enregistré notre bagage de soute, 10kg alors qu’on avait droit à 15, tranquille ! On l’a vu partir sur le tapis roulant. Et là, la steward-caissière-aide au parkage des avions-et j’en passe –oui car chez Tiger Airways, il y a très peu de personnel donc ils sont très polyvalents et très partout c’est dingue ! – nous demande de poser nos bagages à main sur le tapis pour vérification du poids. On avait deux sacs, qui pouvaient peser jusqu’à 7kg, et … par un hasard monstrueux, chacun de nos deux sacs pesaient exactement le même poids, et exactement 6,9kg chacun ! Lucky…
L’avion, qui avait meilleure mine que le dernier Qantas que nous avions pris, nous a emmené sans encombre jusqu’à Melbourne. Puis, après une pause Hungry Jack’s, et le temps d’acheter un cadeau pour notre hôte sur Sydney, nous avons voyagé avec Virgin Blue en direction de la ville la plus peuplée d’Australie. Dans ce voyage nous avons perdu une heure et demie de notre vie à cause du décalage horaire. Arrivés à Sydney, nous avons pris un taxi pour rejoindre l’appartement de la femme de mon tuteur de stage, près du centre ville. Une vieille dame, 69 ans, vivant seule dans son appartement. Adorable, tout comme le reste de la famille. Nous avons échangé un petit peu avant de plonger dans un sommeil profond.

Lundi 29 Décembre 2008 –Northern Territory- Retranscription de mon carnet de voyage

Levés en même que le soleil, on a repris la route pour rejoindre le Kings Canyon tout proche. Il faisait chaud, très chaud et très beau. On s’est lancé dans une marche de 6,3km. Le départ de la balade consiste en un enchaînement de marches jusqu’en haut du Canyon, que l’on longera ensuite pendant un bon bout de temps avant de descendre sur la plaine. Marcher sous la chaleur, c’est beaucoup plus difficile. Ces 6km nous ont crevés ! Mais la marche valait la peine. Le décor faisait très américain.

A un moment on est descendu dans le Canyon, avant de le remonter, en passant par le Jardin d’Eden. Il porte bien son nom. Ce petit coin de Paradis est plein de verdure et un cours d’eau le traverse. Puis on a repris la route en direction de notre point de départ, Alice Springs. Sur la route on s’est arrêté dans un café pour écrire un mail et faire cuire un œuf. Tentative à demi-réussie. Sur une plaque d’inox au soleil, le jaune d’œuf a cuit mais pas le blanc. C’est étrange d’ailleurs car après vérification sur le net, il s’avère que le blanc d’œuf cuit a 62 degrés et le jaune coagule à 68...

De retour à Alice Springs, on s’est offert le luxe d’une auberge de jeunesse. D’ailleurs géniale cette auberge. Pour 18 dollars chacun, on s’est retrouvé dans une chambre à 4 à moitié remplie, dans des locaux à la décoration très sympa, et avec une piscine. L’accueil, tenue par une femme du bush (qu’on appelle communément bucheron de par chez nous), était très chaleureuse. De plus cette auberge avait un bar et un restaurant qui proposait des assiettes bien garnies pour 5 dollars. On ne pouvait pas manquer ça ! Pour digérer, on a piqué une tête dans la piscine. Et puis, après une douche bien méritée, on est allé dans un bar saloon conseillé par le Lonely Planet. Une décoration western exceptionnelle. Des chaussures pendues au plafond, des motos, des selles de cheval en guise de tabourets, des fusils, des serpents vivants dans une vitrine où un squelette humain chevauche une moto, un serpent très venimeux dans du formol… J’avais mis mon chapeau western, et le videur m’a demandé où j’avais garé mon cheval !

Dimanche 28 Décembre 2008 –Northern Territory- Retranscription de mon carnet de voyage

On avait mis le réveil à 5h30 pour pouvoir admirer le lever du soleil. Bien sûr, on a oublié le décalage horaire. Le réveil a donc sonné à 4h00 du matin. Il pleuvait toujours. Donc pas de lever de soleil a proprement parlé. Mais de bon matin, on a entamé la marche de 10km autour du grand rocher sacré d’Uluru. En effet, il est impressionnant !

Il est gros, monobloc et marron. Bon soyons honnête, ce rocher est une curiosité géologique mais le côté mythique et sacré aborigène ne nous a pas touché. Il y a quelques peintures aborigènes sous certaines cavités, mais celles-ci ressemblent plus à des dessins d’enfants de 4 ans réalisés à la craie. (je suis dure n’est-ce pas ?) Nous n’avons pas vu d’aborigènes sur le site. Je ressors même avec un sentiment de frustration de cette ballade, car la moitié du rocher n’était pas photographiable car « sacrée ». Alors qu’on n’a pas l’impression que les aborigènes respectent encore les traditions. Bon je vais arrêter là mon speech sur les aborigènes… Enfin, pour finir sur la question de l’alcoolisme dans cette population, au camping on a reçu un papier nous autorisant à acheter de l’alcool, et sur les pompes à essence, il y a écrit « non sniffeable fuel »… Bon voilà, fin de la parenthèse. A part ça le rocher m’a beaucoup plu. Malgré le fait qu’il soit monobloc, Uluru a 1000 visages. Il impose le respect. On a, en théorie, le droit de grimper dessus, mais 35 personnes y ont trouvé la mort. Le chef des aborigènes conseille vivement de ne pas faire cette montée, mais une main courante a été installée pour calmer les ardeurs des grimpeurs fous et canaliser leurs actions. Voir ce rocher valait le coup. Il est quand même très spécial. Après cette petite marche, on a roulé jusqu’aux Olgas, le « cul » du même rocher. En effet, Uluru et les Olgas ne sont que des parties visibles de l’iceberg ! C’est en fait un énorme rocher un petit peu en forme de banane, enfouit sous la Terre, dont seules les extrémités sont visibles.

Il nous a fallut tout de même trois quart d’heure de voiture pour rejoindre les Olgas depuis Uluru. Aux Olgas, rebelote, petite marche de 7,5km. Le sentier de randonnée, bien qu’escarpé, était très agréable. Les Olgas se présentent comme plusieurs gros rochers dont la hauteur dépasse de 200m celle d’Uluru (348m). Bien que moins énigmatiques, les Olgas sont elles aussi très impressionnantes. A la fin de cette seconde marche qui avait été précédé d’un repas merveilleux (spaghettis en boîte, froides, maïs et moutarde, nectarine blanche), nous étions lessivés ! Mais on a tout de même fait la seconde marche proposée, de 2,6km cette fois-ci, toujours aux Olgas. Les warriors ! Bon c’était dans le but de voir des molochs épineux (lézards à épines dorsales). Loupé ! En fait on a vu très peu d’animaux, mis à part des chenilles et des mouches. Puis on a repris la route. On s’est arrêté sur un lookout avec vue sur les Olgas de loin, remplis de chinois, d’où l’on a pu admirer un gros lézard peu farouche qui volait la vedette aux Olgas.

On a roulé jusqu’à la tombée de la nuit en direction du Kings Canyon. On s’est arrêté dans un chemin à l’écart de la route. On a mangé du corned beef avec du pain, et puis on s’est endormi. Pendant la nuit, je me suis réveillée et il y avait un ciel magnifique.

Samedi 27 Décembre 2008 –Northern Territory- Retranscription de mon carnet de voyage


La nuit fut très chaude. Je transpirais à grosses gouttes. Les fenêtres ouvertes, ce n’était guère mieux. Jusqu’à ce qu’il se mettre à pleuvoir, et là on avait froid ! Au petit matin, on a fait notre toilette dans un évier. Une douche aurait été la bienvenue… On a croisé un ranger. Malheureusement il n’a pas pu nous renseigner sur l’état des routes. On est retourné dans le supermarché d’Alice Springs pour acheter un thermomètre que l’on n’a finalement pas trouvé. On a fait le plein d’essence. Et on est parti. Malgré la pluie, l’invasion des mouches avait repris depuis le lever du soleil. On a fait un arrêt à un champ de cratères de météorites. Le plus gros faisait 180m de diamètre et 15m de profondeur. C’est dingue ces bombardements de la Terre. Sur l’attraction, on a croisé un homme solitaire. Plus tard on apprendra qu’il était notre sauveur.
Pour des photos réussies...! On aime le principe !
En effet, à deux doigts de regretter de ne pas avoir acheté de ridicules filets anti-mouches, cet homme nous a spontanément proposé sa crème magique voyant qu’on galérait avec nos mouches. Un vrai miracle ! Les mouches nous tournaient autour, se posaient, et repartaient aussitôt. Dès qu’on en trouve, on en achète ! Il y avait des toilettes publiques là-bas (oui j’en parle tout le temps car c’est rare dans le désert…). Voulant soulager mes besoins naturels, je suis entrée dans la petite cabane fermée par une porte anti-dingo (dingo=chien sauvage. Donc j’ai pu rentrer…) Et là, surprise ! 1, 2,4, 10 lézards tapissaient les parois des toilettes. J’avais déjà vécu la même histoire avec des espèces de blattes, ça allait. Mais avec les lézards tout gesticulants, je n’ai pas pu ! Il y en avait même un sur le rebord de la cuvette… On a repris la route. On s’est arrêté à une station essence (dans le désert, mieux vaut avoir le réservoir toujours plein !). Il y avait pas mal d’aborigènes. Force est de constater une nouvelle fois qu’ils ne semblent pas en bonne santé, tous. De plus, on ne sait pas quel comportement adopter devant eux. La station était tenue par des blancs. Après avoir fait le plein de la voiture et vider les vessies, on en a profité pour manger notre festin : bœuf braisé mijoté avec ses petits légumes, et en accompagnement, carottes naines. Le tout pioché directement dans les boîtes de conserves pas chauffées, à l’aide de fourchettes en plastique. La veille on avait mangé spaghetti et haricots blancs à la sauce tomate et au jambon sur le même principe. Vive les conserves ! Pendant qu’on mangeait, un jeune couple nous a gracieusement offert leur deux pass pour trois jours pour le parc naturel d’Uluru. Soit un cadeau d’une valeur de 50 dollars tout de même. Puis on a roulé jusqu’à Uluru. La route était longue, et le rocher tardait à se montrer. Enfin on l’aperçut.
Uluru la baleine
Il était environ 5pm. En attendant le coucher du soleil (il pleuvait), on est allé poser notre tente dans l’Ayers Rock Resort. Et sales depuis deux jours, on a succombé au plaisir de se baigner dans la piscine du camping. De l’eau, le bonheur. Propres, direction la plateforme de vue de coucher de soleil sur Uluru, prévu à 19h38. Pas de soleil donc peu de couleur sur cet impressionnant rocher. La nuit tombait peu à peu et il n’y avait rien à voir de spécial. Déception. On allait partir, il était 19h36. On s’est dit qu’il fallait rester jusqu’au bout. Et un peu après 19h38, on a tout de même eu droit à un beau ciel rosé et à un arc en ciel rose (je n’avais jamais vu) sur Uluru. On n’a pas eu le changement de couleur sur Uluru mais c’était déjà pas mal d’avoir eu un petit quelque chose vu la masse de nuages qui planait au dessus de nos têtes. Rentrés au camping, on est passé au shop. On a été pris d’une soudaine envie de pizza. On a donc acheté des pizzas congelées, tout en sachant qu’on n’avait pas de four… On a aussi acheté des chip’s en super promo… périmées ! A priori ils avaient le droit de les vendre…
Patte de camel!
Le complexe de l’Ayers Rock est seul dans sa catégorie et se présente comme une mini-ville. On rejoint notre emplacement à quelques kilomètres de là. On se dirige vers les barbecues. On en essaie un premier. Pas moyen de l’allumer. Un second, pareil. A chaque barbecue, il y avait un lampadaire… et des milliards d’insectes en tout genre !! Une horreur ! Toutes les plaques des barbecues en étaient recouvertes. Il y avait des mantes religieuses, des sauterelles, des espèces de 1000 pattes de 10cm de long absolument ignobles… Bref, c’était l’horreur ! A chaque pas, tu risquais de recevoir une grosse blatte dans le cou. Il fallait rester très calme. A peine on nettoyait le barbecue, que d’autres bestioles pleuvaient dessus. Après avoir compris qu’il fallait ouvrir une vanne de gaz sous le barbecue, on a du aller demander du feu. Et enfin, par un ingénieux système à base de bouts de bois et de carton, on a réussi à cuire nos pizzas en les protégeant de la pluie de bestioles. Une vraie aventure de se nourrir ! Encore une fois, il a plu toute la nuit ; la tente sans double toile de protection n’a pas résistée. Tout était trempé.





Vendredi 26 Décembre 2008 – Northern Territory - Retranscription de mon carnet de voyage

Premier rush de la journée. La navette, prévue à 7h33 était garée devant notre backpacker à 7h22. On a tout remballé vite fait, direction l’aéroport. Arrivés à l’aéroport, on est allé savourer le confort des douches qu’on n’avait pas pu prendre ni le matin et ni la veille au backpacker. Pour vous, j’ai testé : les douches à l’aéroport, c’est bien ! Dans l’avion on a eu droit à un rafraîchissement. Bien sûr, on volait avec Qantas. Ceci dit, malgré la jolie peinture aborigène qu’il arborait, cet avion me faisait peur ! Les ailes étaient noires comme si l’avion avait pris feu. Peu rassurant.
Le vol s’est tout de même bien passé. Début de la parenthèse : il n’y avait pas de jus de tomates dans l’avion…moi qui avais acheté du Qantas uniquement pour ça ! Fin de la parenthèse. Nous arrivons à Alice Springs. Chaleur ! Grosse chaleur. Et encore une heure de décalage horaire. Nous récupérons nos bagages et notre voiture de location. Une grosse berline blanche car ils n’avaient plus la voiture de classe intermédiaire que nous avions demandée. On roule jusqu’à l’office de tourisme pour avoir des renseignements avant de nous lancer dans le désert. Fermé. Le lendemain de Noël c’est Boxing Day et c’est férié aussi ! Heureusement, un supermarché était ouvert, on a donc pu faire des provisions. Après avoir mangé chez Subway (car on ne savait pas encore où se trouvait Hungry Jack’s dans petite ville), on est allé faire nos courses. Eau : 24L. Boîtes de conserves en tout genre. Fruits, légumes, pain et Nutella. Nous voilà prêt pour le désert. A Alice Springs il y a beaucoup d’aborigènes. Mais la plupart ont du mal à se mouvoir, ils ne semblent pas en bonne santé. Ils trainent dans la rue et un sentiment de pauvreté se dégage de la ville. Dans les supermarchés, se sont des blancs qui travaillent. Les aborigènes dans la rue semblent perdus, un peu hagard. Ce n’est pas un mythe, l’alcool fait des ravages dans cette population. Du coup, à cela s’ajoute un sentiment d’insécurité. Peut être les aborigènes sont-ils très gentils, mais je ne m’aventurerais pas dans les rues d’Alice Springs de nuit toute seule.

On avait besoin d’aller aux toilettes (contents de le savoir ?!). Il nous fallait 50centimes. Qu’en on eut finalement trouvé les 50c, on s’est rendu compte que les toilettes étaient fermées. Puis on a trouvé d’autres toilettes publiques. Plutôt sales mais bon, pas trop le choix. Et à l’intérieur on a eu le droit à une petite musique countryyyyyyyyy précédée par un message audio qui nous indiquait que dans 10 minutes les toilettes allaient s’ouvrir automatiquement et qu’une alarme allait se déclencher… Ca vous met la pression ! Bon faut dire qu’il y avait moyen de tomber dans les pommes. Le thermomètre de l’office de tourisme affichait … 41 degrés ! Le sol était brulant. On sentait nos pieds cuire malgré les chaussures. Le ciel était plutôt encombré et des averses éparses s’abattaient sur la région. A 2PM, on était sur la route, sur la Larapinta Road et on s’est arrêté à différents spots. Des gorges magnifiques, où l’homme est tout petit face à ces gros rochers. La terre, rouge, mais bien rouge ! Et les mouches ! Des mouches qui te rentrent dans les narines, dans les oreilles et dans les yeux. Des mouches qui ne te lâchent pas du matin au soir. Visiter le désert requiert de la patience. Et puis on transpire toute la journée. La nature est belle mais le milieu est hostile, comme souvent en Australie...
Le soir, on n’a pas très bien géré. On ne doit pas rouler de nuit selon notre contrat, mais la nuit est tombée plus vite que ce qu’on avait prévu. On voulait s’arrêter à un camping, mais la route était barrée, certainement à cause d’inondations… C’était la deuxième fois qu’on se faisait avoir et qu’on prenait cette route barrée… l’équipe des boulets est de retour ! Donc on a du rouler un petit peu de nuit pour atteindre le camping suivant. Je conduisais. A la nuit tombée, les animaux sortent. Et j’ai écrasé des milliers et des milliers de grenouilles ! Rah, l’horreur ! Je ne pouvais pas les éviter, elles étaient trop nombreuses ! Un cauchemar ! A deux reprises, on a vu des serpents sur le bitume. L’hypothèse : les serpents, animaux à sang froid cherchent la chaleur là où elle est la mieux conservée pendant la nuit. La nuit s’annonce peu rassurante. D’ailleurs dans les campings, les emplacements de tentes sont surélevés ! Ca veut tout dire ! Après la malédiction des grenouilles et les serpents au bord de la route, je ne veux plus sortir de la voiture. La nuit se passera à l’intérieur de l’habitacle.

Jeudi 25 Décembre 2008 – Adélaïde/South Australia - Retranscription de mon carnet de voyage



Tout était fermé bien sûr donc la première chose à faire fut de trouver un supermarché ouvert. Mission accomplie. On avait acheté de quoi manger à midi mais finalement, en visitant le seul quartier animé de la ville, à savoir le quartier chinois, on a craqué pour un petit resto sans prétention. Puis on a marché un peu partout dans la ville pour capter l’atmosphère, ce qui fut rendu difficile à cause de Noël ; la ville était plutôt morte.
(photos qui n'ont rien à voir...)
C’était assez étonnant car dans la ville, les rares passants étaient essentiellement des noirs. Au backpacker, on a bien dormi. Il y avait une machine à laver, on en a profité. D’autant plus que la veille une personne nous avait gentiment proposé de la lessive. Donc on a fait notre lessive à 3 dollars… en oubliant d’y mettre la lessive. Les boulets ! On prépare nos affaires. Demain, en route pour le Centre Rouge. Pendant que je préparais mes affaires, une Coréenne pipelette et sympathique m’a fait la causette.

Mercredi 24 Décembre 2008 –Great Ocean Road - Retranscription de mon carnet de voyage

Au dodo … 4h26 du matin ; je me réveille. Tout est trempé, j’ai froid. Je n’arrive pas à dormir, mais alors pas du tout. Finalement on quitte la tente pour la voiture. On allume le chauffage. 6 degrés dehors !

Tu m’étonnes qu’il faisait un peu frisquet dans la tente sans double toile ! La nuit s’est bien terminée. Sans l’humidité, le froid ça passe. On a repris la route. Aujourd’hui il faut tracer ! On doit rendre la voiture à 17h à l’agence. Donc on a roulé. J’ai adoré les paysages. L’Australie offre une très grande diversité, on peut passer de l’océan et son ambiance, au bush le plus total, en passant par des terres très arides. On a longé pas mal de lacs salés asséchés. La couleur de ces lacs nous éblouissait au sans propre, d’un blanc éclatant. On s’est arrêté dans une station service pour faire le plein. Typique. Des vieux hommes du bush. Deux vielles pompes à essence dont une qui ne fonctionnait pas et que le gérant de la station a tapé avec un tournevis pour la réparer. Vraiment très typique. Sur une barrière, des têtes de poissons et de requins, certainement des trophées de leur propre sortie en mer.
Puis on a roulé jusqu’à Adélaïde. J’oubliais. La veille, on s’était arrêté dans une station essence pour faire le plein… et prendre une douche ! Ca fait du bien ! Arrivés à Adélaïde. Nous sommes bien crevés, mais pas une minute à perdre, il est 3h, on doit ranger nos affaires, nettoyer l’intérieur et l’extérieur de la voiture, faire le plein et trouver l’agence pour y être à 5h.
On se rend d’abord au centre d’information pour qu’on nous indique un « car wash ». On s’y rend le plus vite possible. Après une course effrénée nous arrivons sous un soleil de plomb (32 degrés et humidité) dans le parking de Thrifty, voiture propre et sacs rangés à 5h02. On prend le ticket de parking payant et … surprise ! 4 :30 ! Ouf ! Plenty of time finalement ! On avait complètement oublié le décalage horaire ! Bonne surprise ! Après avoir rendu la voiture, on s’est dépêché d’aller voir un magasin à chapeaux. Ils l’avaient ! Enfin ! Un Akubra snowy river noir dans ma taille. Je l’ai pris. Il me protègera un petit peu les épaules qui ont pris cher aujourd’hui. Je suis rouge comme une écrevisse ! On a un peu peur de la chaleur du Centre Rouge !
Après le magasin de chapeaux qui fermait juste ses portes, on est allé s’acheter une bonne boisson bien fraîche pour se réhydrater. On a ensuite cherché notre backpacker, My Place. La chambre est accueillante, colorée. Il y a 6 lits dedans. Le soir, c’était ChristmasParty. Barbecue pour 7 dollars. On n’avait mangé que des tartines de Nutella depuis le matin, donc on n’allait pas cracher sur un barbec ! Ambiance très conviviale ! Chaleureuse. Tout le backpacker autour d’une grande table à l’étage du backpacker. Un gros chef cuisinier nous préparait beaucoup à manger et bon ! Beaucoup de français et d’allemands, comme d’hab. Mais franchement sympa. Dans notre chambre, une chinoise illuminée, un suédois tout timide et un cas social plongé dans ses romans de mondes imaginaires. Je suis crevée par cette journée mais encore une fois, elle aura été bien remplie !