Un gros nounours nomme Wombat

+

Jeudi 29 Décembre 2008 –Tasmanie

Dingue ! J’ai dormi plus de 4 heures d’affilées, et je me suis levée à 9h00 !! Je n’avais pas aussi bien dormi depuis le backpacker ! Ce matin c’était tranquillou ; douche chaude, remballage d’affaires, arrêt vers le pont de Richmond, arrêt au bord de la plage, nettoyage de la voiture et rendu des clefs. Je suis à l’aéroport, j’attends mon vol pour Adélaïde que l’on prévoit déjà avec un quart d’heure de retard. Je n’ai pas réservé de lit pour ce soir ; j’espère pouvoir réserver depuis l’aéroport d’Adélaïde. Il me faudrait un transfert jusqu’au centre ville.
Me voila a bon port... le backpacker semble tres correct.

Mercredi 28 Décembre 2008 –Tasmanie

Ce soir j’ai encore cherché une auberge ; en vain. Mais j’ai choisi une alternative de luxe ! Un camping avec électricité. Le principe : je paye le même prix qu’une auberge – voire plus cher !, mais je dors dans la voiture. Bon j’ai bien profité de la piscine couverte quand même. Je n’ai guère pu y faire des longueurs puisque des retraités en semi-activité dans le camping m’ont tapé la causette pendant près d’une demi-heure. Ils m’ont dit que les patrons étaient très sympa etc. et bien je n’ai pas trouvé ! L’accueil manquait d’enthousiasme mais pire que ça, le mari de la gérante, qui m’a croisé à mon emplacement de camping, m’a demandé d’un ton assez sévère « c’est celui-là ton emplacement ? Tu vas y planter ta tente ? ». Mais oui monsieur, je me suis payé le luxe d’un camping AVEC électricité! Et j’y mets une tente si je veux ! Si y’a vraiment un truc que je ne supporte pas chez « les vieux », c’est d’être aussi suspicieux envers les jeunes et de leur manquer de respect ainsi. Ca me fout hors de moi ! Payer 26 dollars pour alimenter des batteries de PC et d’appareil photo je trouve ça quand même cher payé, alors qu’on ne vienne pas me chercher ! Bref. Fin de la parenthèse.
En tout cas, ca faisait plaisir d’avoir l’électricité ! Pour fêter ça, j’ai regardé trois épisodes de Prison Break ! Bon sinon, qu’ai-je fait aujourd’hui ? Et bien je me suis rendue compte qu’il était totalement inutile de se lever tôt car tout reste fermé jusqu’à 8h00 voire plus tard. Mais bon, en se couchant comme une poule, on se lève au chant du coq ! A 6h30 j’étais sur la route. Je voulais visiter les Hasting Caves. C’est une grotte géante pleine de stalactites et de stalagmites. C’est vraiment très impressionnant. N’empêche… quand tu es le premier à découvrir ça, ça doit faire un sacré chatouillement au ventre et ça doit agiter tes zygomatiques ! Visite guidée de 45minutes ; on en redemanderait encore ! Puis, juste à côté il y a une piscine avec de l’eau naturellement chauffée par la terre. J’ai fait la courte ballade qui la juxtapose, qui m’a permis de réellement sentir la différence entre une eau d’un courant normal et cette eau à 28 degrés naturellement. Encore une fois, impressionnant. A un endroit, on voit et on entend des bulles jaillirent à surface de la terre. C’est l’eau chaude qui remonte et qui cherche une sortie. Vraiment bien.
En plus c’était pour moi l’occasion de me laver ! Je n’avais pas pu le faire depuis deux jours… A l’entrée de la marche, il y a un écriteau : attention aux serpents ; ils sont venimeux et protégés ! Ok. Bien sûr j’ai eu l’immense chance d’en croiser un. Rien de méchant mais j’ai fait une belle petite dance sur le chemin lorsqu’il est passé ;o) Dernière nuit en Tasmanie. Le camping est absolument envahi par des français. Y’a Nadal qui est en train de gagner mais je n’ai pas pu connaître l’issue du match avec Tsonga. Demain j’essaierai de mettre à jour mon blog.

Mardi 27 Décembre 2008 –Tasmanie

Ce matin, il faisait tout gris sur Cradle Mountain. Après avoir utilisé internet sur une borne, me voilà partie sur un chemin de randonnée de 8,5km sur lequel je croiserai un wombat qui a bien voulu se faire prendre en photo. J’ai ensuite repris la route en direction du Sud. La route d’ailleurs était magnifique ! Des montagnes, de la verdure, de l’eau. Splendide ! Je me suis fait un petit challenge ; prochaine station essence à 86km ; théoriquement j’avais 130 de disponible, mais sans compter les montées et en espérant que la station soit ouverte ! L’essence y était chère mais la station était ouverte ; ouf ! Arrivée à Hobart en fin de journée, j’ai frappé à la porte des deux auberges de jeunesses ; les deux affichaient complet. Malgré moi me voila encore à taper mon texte dans la voiture. Ca fait deux jours que je n’ai pas pu me laver ; heureusement demain je vais dans des sources naturelles ;o) Cet après midi j’ai vu deux autres échidnés et ce soir j’ai mangé un Hungry Jack’s ; il me fallait quelque chose pour compléter mon régime pois chiches, thon et maïs. Bon il devrait faire moins froid, mais ca ne devrait pas être terrible. En plus je ne peux pas recharger mes batteries d’appareil photo dans tout ça et j’ai presque plus d’argent ; aie aie aie, j’expérimente ce qu’on pourrait appeler la galère !

Lundi 26 Décembre 2008 –Tasmanie

J’ai quitté Devonport pour me diriger vers le Nord-Ouest. J’ai en fait longé la côte jusqu’à Stanley. Sur la route, quelques villages, mais pas grand-chose à y voir. A Stanley par contre, il y a un grand rocher de 152m de haut. On dit qu’il serait vieux de 13 millions d’années ! Un télésiège nous monte jusqu’à son sommet. J’ai choisi l’option sportive et je suis montée à pied, j’ai fait la marche de 2km sur le sommet, avant de redescendre. La vue d’en haut était splendide, et le vent soufflait très fort ! J’ai eu de la chance jusque là, j’ai eu le droit à grand ciel bleu tout le temps. Puis j’ai continué ma route jusqu’à Arthur River. Je croyais que je pouvais ensuite redescendre vers le Sud, mais la route se trouvait être un chemin caillouteux qu’il m’était impossible de prendre avec ma voiture de location. J’ai donc rebroussé chemin et je suis revenue sur mes pas.

Quelques kilomètres au sud de Stanley, il y avait un parc où j’ai pu descendre un toboggan de 110m de long qui s’enfonce dans une forêt remplie de créatures sorties de l’imagination d’artistes. Cela s’appelait le Dismal Swamp. C’était marrant ! Puis j’ai roulé en direction du Sud après avoir fait une petite sieste. J’étais presque seule sur la route ; personne. J’ai vu un autre échidné, le porc épic hérisson. Le soir j’ai voulu me payer une nuit, un peu plus cher, dans une auberge au pied du Cradle Mountain Park. Manque de bol, à 9PM c’était fermé ; plus moyen de réserver. Je craignais la nuit dans le froid au pied des montagnes… Déjà que dans la plaine ce n’était pas terrible ! Là, je suis dans ma voiture, sur le parking en face du camping. J’ai trois T-shirts, deux pulls, et deux paires de chaussettes… C’est incroyable, à quelques kilomètres avant l’entrée du complexe à touristes, j’ai vu, enfin, mon premier wombat vivant ! A quelques mètres de moi, ce gros nounours pataud ! Excellent ! J’avance un petit peu et… un deuxième ! Puis un troisième ! Waouh ! Ca valait le coup de venir ! Et puis il y a tout plein de kangourous aussi.

Si hier je n’avais pas vu grand-chose d’intéressant, aujourd’hui c’était complètement différent. En arrivant près du Cradle Mountain on roule entre des arbres… et tout d’un coup, le paysage se dévoile et c’est absolument magnifique. En plus j’arrivais au moment où le soleil se couchait donc les couleurs étaient d’autant plus belles ! Superbes !
Par contre je n’aurai rien vu de l’Australia Day, la fête nationale, si ce n’est une cérémonie sommaire dans un patelin.

J’ai beaucoup plus apprécié aujourd’hui, qu’hier. Je me suis faite aussi à l’idée que j’étais seule et qu’il fallait que je profite de cette expérience même si j’aurais bien aimé partager les moments uniques que j’ai vécus aujourd’hui. Quand on est seul, on fait également moins de choses en quantité car il n’y a personne pour relayer à la conduite. Lorsque je me sens fatiguée je m’arrête et je dors 45minutes. Ca me requinque pour le reste de l’après midi.

Dimanche 25 Décembre 2008 –Tasmanie

Levée à 6h30, j’ai roulé de bon matin. Premières impressions de la Tasmanie : tout le monde possède un cheval chez soi et il y a beaucoup d’animaux morts au bord ou sur la route.

Je voulais me promener dans le Freycinet national park. Il était 15h30. Et il me demandait de payer 22 dollars, le prix du pass journée… 22dollars c’est aussi le prix d’une nuit dans une auberge. Je préfère rouler en direction du nord et me trouver un endroit où dormir. Sur la route entre Campbell et Launceston, il y avait eu un bushfire la veille ou il n’y a pas beaucoup plus. Les camions de pompier patrouillaient, de la fumée se dégageait encore de certains amas de bois, et tout était calciné. Impressionnant. A Launceston, je me suis arrêté à un backpacker. Je suis rentrée dans le bar-entrée… là, que des gros motards à moustaches au rire gras qui font peur… j’ai prétexté un coup de téléphone pour sortir de l’établissement et je me suis taillée à toute vitesse ! Ce n’était pas franchement un endroit accueillant pour jeune femme seule… La ville était assez glauque. J’ai préféré continuer ma route.

J’ai tenté un arrêt à Hadspen, mais pas de dortoirs nulle part. Puis à Deloraine. Là le petit backpacker était plein. Bon… vais-je devoir dormir dans la voiture cette nuit encore ? J’ai fait le plein et j’ai continué jusqu’à Devonport. A la base, l’idée c’était que je m’arrête dans une grande ville pour vivre l’ « Australia Day ». A Devonport, enfin, une dernière place de libre pour m’accueillir. Des chinoises dans ma chambre, des chinois qui ont envahis la cuisine et qui empêchent tout membre non-asiatique de se faire une place. La douche avait du mal à s’écouler car le siphon était plein de cheveux, la cuisine était horriblement dégoutante, et les couvertures ne sont pas fournies dans le backpacker… Ah ouf, j’en ai demandé et on m’en a fourni. Si c’était pour avoir froid comme dans la voiture, c’était inutile ! Sur la route aujourd’hui, j’ai vu un animal dont j’avais déjà entendu parler mais que je n’avais jamais vu ; c’est une espèce de porc-épic de la taille d’un hérisson gonflé. D’ailleurs, il en a le comportement. J’ai voulu l’approcher, il s’est tapi sous des feuilles d’arbres, la moitié de son gros derrière dépassant. Je l’ai touché avec un bâton mais il ne s’est que recroqueviller sur lui-même.

Samedi 24 Décembre 2008 – ACT

Au matin j’ai fait des adieux déchirants à mon binôme qui s’envole lâchement pour la France lundi. C’est donc seule que j’ai pris le bus en direction de Sydney. Dans celui-ci, on a eu le droit au film « M. Bean passe ses vacances en France ». Arrivée à l’aéroport, le connaissant comme ma poche maintenant, il ne m’a pas fallu longtemps pour checker. Et me voilà dans l’avion en direction de Hobart en Tasmanie. Là, première difficulté et non des moindres… l’aéroport international, dans lequel j’avais prévu de passer la nuit, ferme ses portes à partir de 11h30pm. Le centre ville de Hobart est à 25minutes de voiture, je loue ma voiture depuis l’aéroport demain matin car je n’avais pas le choix du centre ville, et il est déjà 7h00 du soir… Oups… Que faire ? Après quelques minutes de réflexion, j’eu l’idée lumineuse de me rendre chez les loueurs de voitures pour demander s’il n’était pas possible de prendre la voiture dès ce soir. Et là, par chance, il s’est avéré que cela ne posait pas de problème, et que même il n’y aurait pas de surcharge à payer. Voilà une bonne nouvelle ; j’aurai au moins un toit pour dormir cette nuit. Je me suis éloignée de l’aéroport. J’ai mangé un bout à McDo, j’y ai fait ma toilette et j’ai cherché une rue à l’écart pour y passer la nuit.

Canberra vue du Ciel, une capitale très verte !

all



Photos prises par un pilote de l'ADFA, Matt. Merci à lui!

Au revoir!

Je suis repartie sur les routes de l'Australie. Direction la Tasmanie, le nord d'Adelaide et la côte Ouest (Perth, Exmouth, Karratha).

A bientot!

Feu d'artifice et embouteillage !

Bon, plus le temps d'écrire... dernière semaine de stage ! Et puis je prépare mes prochaines visites du pays qui commencent ce samedi! En résumé, ce qu'il se passe après le 30 décembre. Ben... y'a le 31. Et le feu d'artifice de Sydney.

Après, qu'y a-il ? Il y a le retour a pied jusque chez notre hôte. Un retour effrayant... Les gens ne font pas la fête après le feu d'artifice... on est rentré à 4h du mat rien qu'en marchant jusqu'au chez Anne!


Dimanche 30 Décembre 2008 –New South Wales – Retranscription de mon carnet de voyage

De bon matin, on est allé laver la voiture, faire le plein et on a filé droit vers l’aéroport. Il ne fallait pas trainer. C’était un vol Tiger Airways, et ils sont très à cheval sur les horaires. On avait empaqueté notre chantier rapidement, et nous n’avions pas de balance pour vérifier le poids des différents sacs. On a enregistré notre bagage de soute, 10kg alors qu’on avait droit à 15, tranquille ! On l’a vu partir sur le tapis roulant. Et là, la steward-caissière-aide au parkage des avions-et j’en passe –oui car chez Tiger Airways, il y a très peu de personnel donc ils sont très polyvalents et très partout c’est dingue ! – nous demande de poser nos bagages à main sur le tapis pour vérification du poids. On avait deux sacs, qui pouvaient peser jusqu’à 7kg, et … par un hasard monstrueux, chacun de nos deux sacs pesaient exactement le même poids, et exactement 6,9kg chacun ! Lucky…
L’avion, qui avait meilleure mine que le dernier Qantas que nous avions pris, nous a emmené sans encombre jusqu’à Melbourne. Puis, après une pause Hungry Jack’s, et le temps d’acheter un cadeau pour notre hôte sur Sydney, nous avons voyagé avec Virgin Blue en direction de la ville la plus peuplée d’Australie. Dans ce voyage nous avons perdu une heure et demie de notre vie à cause du décalage horaire. Arrivés à Sydney, nous avons pris un taxi pour rejoindre l’appartement de la femme de mon tuteur de stage, près du centre ville. Une vieille dame, 69 ans, vivant seule dans son appartement. Adorable, tout comme le reste de la famille. Nous avons échangé un petit peu avant de plonger dans un sommeil profond.

Lundi 29 Décembre 2008 –Northern Territory- Retranscription de mon carnet de voyage

Levés en même que le soleil, on a repris la route pour rejoindre le Kings Canyon tout proche. Il faisait chaud, très chaud et très beau. On s’est lancé dans une marche de 6,3km. Le départ de la balade consiste en un enchaînement de marches jusqu’en haut du Canyon, que l’on longera ensuite pendant un bon bout de temps avant de descendre sur la plaine. Marcher sous la chaleur, c’est beaucoup plus difficile. Ces 6km nous ont crevés ! Mais la marche valait la peine. Le décor faisait très américain.

A un moment on est descendu dans le Canyon, avant de le remonter, en passant par le Jardin d’Eden. Il porte bien son nom. Ce petit coin de Paradis est plein de verdure et un cours d’eau le traverse. Puis on a repris la route en direction de notre point de départ, Alice Springs. Sur la route on s’est arrêté dans un café pour écrire un mail et faire cuire un œuf. Tentative à demi-réussie. Sur une plaque d’inox au soleil, le jaune d’œuf a cuit mais pas le blanc. C’est étrange d’ailleurs car après vérification sur le net, il s’avère que le blanc d’œuf cuit a 62 degrés et le jaune coagule à 68...

De retour à Alice Springs, on s’est offert le luxe d’une auberge de jeunesse. D’ailleurs géniale cette auberge. Pour 18 dollars chacun, on s’est retrouvé dans une chambre à 4 à moitié remplie, dans des locaux à la décoration très sympa, et avec une piscine. L’accueil, tenue par une femme du bush (qu’on appelle communément bucheron de par chez nous), était très chaleureuse. De plus cette auberge avait un bar et un restaurant qui proposait des assiettes bien garnies pour 5 dollars. On ne pouvait pas manquer ça ! Pour digérer, on a piqué une tête dans la piscine. Et puis, après une douche bien méritée, on est allé dans un bar saloon conseillé par le Lonely Planet. Une décoration western exceptionnelle. Des chaussures pendues au plafond, des motos, des selles de cheval en guise de tabourets, des fusils, des serpents vivants dans une vitrine où un squelette humain chevauche une moto, un serpent très venimeux dans du formol… J’avais mis mon chapeau western, et le videur m’a demandé où j’avais garé mon cheval !

Dimanche 28 Décembre 2008 –Northern Territory- Retranscription de mon carnet de voyage

On avait mis le réveil à 5h30 pour pouvoir admirer le lever du soleil. Bien sûr, on a oublié le décalage horaire. Le réveil a donc sonné à 4h00 du matin. Il pleuvait toujours. Donc pas de lever de soleil a proprement parlé. Mais de bon matin, on a entamé la marche de 10km autour du grand rocher sacré d’Uluru. En effet, il est impressionnant !

Il est gros, monobloc et marron. Bon soyons honnête, ce rocher est une curiosité géologique mais le côté mythique et sacré aborigène ne nous a pas touché. Il y a quelques peintures aborigènes sous certaines cavités, mais celles-ci ressemblent plus à des dessins d’enfants de 4 ans réalisés à la craie. (je suis dure n’est-ce pas ?) Nous n’avons pas vu d’aborigènes sur le site. Je ressors même avec un sentiment de frustration de cette ballade, car la moitié du rocher n’était pas photographiable car « sacrée ». Alors qu’on n’a pas l’impression que les aborigènes respectent encore les traditions. Bon je vais arrêter là mon speech sur les aborigènes… Enfin, pour finir sur la question de l’alcoolisme dans cette population, au camping on a reçu un papier nous autorisant à acheter de l’alcool, et sur les pompes à essence, il y a écrit « non sniffeable fuel »… Bon voilà, fin de la parenthèse. A part ça le rocher m’a beaucoup plu. Malgré le fait qu’il soit monobloc, Uluru a 1000 visages. Il impose le respect. On a, en théorie, le droit de grimper dessus, mais 35 personnes y ont trouvé la mort. Le chef des aborigènes conseille vivement de ne pas faire cette montée, mais une main courante a été installée pour calmer les ardeurs des grimpeurs fous et canaliser leurs actions. Voir ce rocher valait le coup. Il est quand même très spécial. Après cette petite marche, on a roulé jusqu’aux Olgas, le « cul » du même rocher. En effet, Uluru et les Olgas ne sont que des parties visibles de l’iceberg ! C’est en fait un énorme rocher un petit peu en forme de banane, enfouit sous la Terre, dont seules les extrémités sont visibles.

Il nous a fallut tout de même trois quart d’heure de voiture pour rejoindre les Olgas depuis Uluru. Aux Olgas, rebelote, petite marche de 7,5km. Le sentier de randonnée, bien qu’escarpé, était très agréable. Les Olgas se présentent comme plusieurs gros rochers dont la hauteur dépasse de 200m celle d’Uluru (348m). Bien que moins énigmatiques, les Olgas sont elles aussi très impressionnantes. A la fin de cette seconde marche qui avait été précédé d’un repas merveilleux (spaghettis en boîte, froides, maïs et moutarde, nectarine blanche), nous étions lessivés ! Mais on a tout de même fait la seconde marche proposée, de 2,6km cette fois-ci, toujours aux Olgas. Les warriors ! Bon c’était dans le but de voir des molochs épineux (lézards à épines dorsales). Loupé ! En fait on a vu très peu d’animaux, mis à part des chenilles et des mouches. Puis on a repris la route. On s’est arrêté sur un lookout avec vue sur les Olgas de loin, remplis de chinois, d’où l’on a pu admirer un gros lézard peu farouche qui volait la vedette aux Olgas.

On a roulé jusqu’à la tombée de la nuit en direction du Kings Canyon. On s’est arrêté dans un chemin à l’écart de la route. On a mangé du corned beef avec du pain, et puis on s’est endormi. Pendant la nuit, je me suis réveillée et il y avait un ciel magnifique.

Samedi 27 Décembre 2008 –Northern Territory- Retranscription de mon carnet de voyage


La nuit fut très chaude. Je transpirais à grosses gouttes. Les fenêtres ouvertes, ce n’était guère mieux. Jusqu’à ce qu’il se mettre à pleuvoir, et là on avait froid ! Au petit matin, on a fait notre toilette dans un évier. Une douche aurait été la bienvenue… On a croisé un ranger. Malheureusement il n’a pas pu nous renseigner sur l’état des routes. On est retourné dans le supermarché d’Alice Springs pour acheter un thermomètre que l’on n’a finalement pas trouvé. On a fait le plein d’essence. Et on est parti. Malgré la pluie, l’invasion des mouches avait repris depuis le lever du soleil. On a fait un arrêt à un champ de cratères de météorites. Le plus gros faisait 180m de diamètre et 15m de profondeur. C’est dingue ces bombardements de la Terre. Sur l’attraction, on a croisé un homme solitaire. Plus tard on apprendra qu’il était notre sauveur.
Pour des photos réussies...! On aime le principe !
En effet, à deux doigts de regretter de ne pas avoir acheté de ridicules filets anti-mouches, cet homme nous a spontanément proposé sa crème magique voyant qu’on galérait avec nos mouches. Un vrai miracle ! Les mouches nous tournaient autour, se posaient, et repartaient aussitôt. Dès qu’on en trouve, on en achète ! Il y avait des toilettes publiques là-bas (oui j’en parle tout le temps car c’est rare dans le désert…). Voulant soulager mes besoins naturels, je suis entrée dans la petite cabane fermée par une porte anti-dingo (dingo=chien sauvage. Donc j’ai pu rentrer…) Et là, surprise ! 1, 2,4, 10 lézards tapissaient les parois des toilettes. J’avais déjà vécu la même histoire avec des espèces de blattes, ça allait. Mais avec les lézards tout gesticulants, je n’ai pas pu ! Il y en avait même un sur le rebord de la cuvette… On a repris la route. On s’est arrêté à une station essence (dans le désert, mieux vaut avoir le réservoir toujours plein !). Il y avait pas mal d’aborigènes. Force est de constater une nouvelle fois qu’ils ne semblent pas en bonne santé, tous. De plus, on ne sait pas quel comportement adopter devant eux. La station était tenue par des blancs. Après avoir fait le plein de la voiture et vider les vessies, on en a profité pour manger notre festin : bœuf braisé mijoté avec ses petits légumes, et en accompagnement, carottes naines. Le tout pioché directement dans les boîtes de conserves pas chauffées, à l’aide de fourchettes en plastique. La veille on avait mangé spaghetti et haricots blancs à la sauce tomate et au jambon sur le même principe. Vive les conserves ! Pendant qu’on mangeait, un jeune couple nous a gracieusement offert leur deux pass pour trois jours pour le parc naturel d’Uluru. Soit un cadeau d’une valeur de 50 dollars tout de même. Puis on a roulé jusqu’à Uluru. La route était longue, et le rocher tardait à se montrer. Enfin on l’aperçut.
Uluru la baleine
Il était environ 5pm. En attendant le coucher du soleil (il pleuvait), on est allé poser notre tente dans l’Ayers Rock Resort. Et sales depuis deux jours, on a succombé au plaisir de se baigner dans la piscine du camping. De l’eau, le bonheur. Propres, direction la plateforme de vue de coucher de soleil sur Uluru, prévu à 19h38. Pas de soleil donc peu de couleur sur cet impressionnant rocher. La nuit tombait peu à peu et il n’y avait rien à voir de spécial. Déception. On allait partir, il était 19h36. On s’est dit qu’il fallait rester jusqu’au bout. Et un peu après 19h38, on a tout de même eu droit à un beau ciel rosé et à un arc en ciel rose (je n’avais jamais vu) sur Uluru. On n’a pas eu le changement de couleur sur Uluru mais c’était déjà pas mal d’avoir eu un petit quelque chose vu la masse de nuages qui planait au dessus de nos têtes. Rentrés au camping, on est passé au shop. On a été pris d’une soudaine envie de pizza. On a donc acheté des pizzas congelées, tout en sachant qu’on n’avait pas de four… On a aussi acheté des chip’s en super promo… périmées ! A priori ils avaient le droit de les vendre…
Patte de camel!
Le complexe de l’Ayers Rock est seul dans sa catégorie et se présente comme une mini-ville. On rejoint notre emplacement à quelques kilomètres de là. On se dirige vers les barbecues. On en essaie un premier. Pas moyen de l’allumer. Un second, pareil. A chaque barbecue, il y avait un lampadaire… et des milliards d’insectes en tout genre !! Une horreur ! Toutes les plaques des barbecues en étaient recouvertes. Il y avait des mantes religieuses, des sauterelles, des espèces de 1000 pattes de 10cm de long absolument ignobles… Bref, c’était l’horreur ! A chaque pas, tu risquais de recevoir une grosse blatte dans le cou. Il fallait rester très calme. A peine on nettoyait le barbecue, que d’autres bestioles pleuvaient dessus. Après avoir compris qu’il fallait ouvrir une vanne de gaz sous le barbecue, on a du aller demander du feu. Et enfin, par un ingénieux système à base de bouts de bois et de carton, on a réussi à cuire nos pizzas en les protégeant de la pluie de bestioles. Une vraie aventure de se nourrir ! Encore une fois, il a plu toute la nuit ; la tente sans double toile de protection n’a pas résistée. Tout était trempé.





Vendredi 26 Décembre 2008 – Northern Territory - Retranscription de mon carnet de voyage

Premier rush de la journée. La navette, prévue à 7h33 était garée devant notre backpacker à 7h22. On a tout remballé vite fait, direction l’aéroport. Arrivés à l’aéroport, on est allé savourer le confort des douches qu’on n’avait pas pu prendre ni le matin et ni la veille au backpacker. Pour vous, j’ai testé : les douches à l’aéroport, c’est bien ! Dans l’avion on a eu droit à un rafraîchissement. Bien sûr, on volait avec Qantas. Ceci dit, malgré la jolie peinture aborigène qu’il arborait, cet avion me faisait peur ! Les ailes étaient noires comme si l’avion avait pris feu. Peu rassurant.
Le vol s’est tout de même bien passé. Début de la parenthèse : il n’y avait pas de jus de tomates dans l’avion…moi qui avais acheté du Qantas uniquement pour ça ! Fin de la parenthèse. Nous arrivons à Alice Springs. Chaleur ! Grosse chaleur. Et encore une heure de décalage horaire. Nous récupérons nos bagages et notre voiture de location. Une grosse berline blanche car ils n’avaient plus la voiture de classe intermédiaire que nous avions demandée. On roule jusqu’à l’office de tourisme pour avoir des renseignements avant de nous lancer dans le désert. Fermé. Le lendemain de Noël c’est Boxing Day et c’est férié aussi ! Heureusement, un supermarché était ouvert, on a donc pu faire des provisions. Après avoir mangé chez Subway (car on ne savait pas encore où se trouvait Hungry Jack’s dans petite ville), on est allé faire nos courses. Eau : 24L. Boîtes de conserves en tout genre. Fruits, légumes, pain et Nutella. Nous voilà prêt pour le désert. A Alice Springs il y a beaucoup d’aborigènes. Mais la plupart ont du mal à se mouvoir, ils ne semblent pas en bonne santé. Ils trainent dans la rue et un sentiment de pauvreté se dégage de la ville. Dans les supermarchés, se sont des blancs qui travaillent. Les aborigènes dans la rue semblent perdus, un peu hagard. Ce n’est pas un mythe, l’alcool fait des ravages dans cette population. Du coup, à cela s’ajoute un sentiment d’insécurité. Peut être les aborigènes sont-ils très gentils, mais je ne m’aventurerais pas dans les rues d’Alice Springs de nuit toute seule.

On avait besoin d’aller aux toilettes (contents de le savoir ?!). Il nous fallait 50centimes. Qu’en on eut finalement trouvé les 50c, on s’est rendu compte que les toilettes étaient fermées. Puis on a trouvé d’autres toilettes publiques. Plutôt sales mais bon, pas trop le choix. Et à l’intérieur on a eu le droit à une petite musique countryyyyyyyyy précédée par un message audio qui nous indiquait que dans 10 minutes les toilettes allaient s’ouvrir automatiquement et qu’une alarme allait se déclencher… Ca vous met la pression ! Bon faut dire qu’il y avait moyen de tomber dans les pommes. Le thermomètre de l’office de tourisme affichait … 41 degrés ! Le sol était brulant. On sentait nos pieds cuire malgré les chaussures. Le ciel était plutôt encombré et des averses éparses s’abattaient sur la région. A 2PM, on était sur la route, sur la Larapinta Road et on s’est arrêté à différents spots. Des gorges magnifiques, où l’homme est tout petit face à ces gros rochers. La terre, rouge, mais bien rouge ! Et les mouches ! Des mouches qui te rentrent dans les narines, dans les oreilles et dans les yeux. Des mouches qui ne te lâchent pas du matin au soir. Visiter le désert requiert de la patience. Et puis on transpire toute la journée. La nature est belle mais le milieu est hostile, comme souvent en Australie...
Le soir, on n’a pas très bien géré. On ne doit pas rouler de nuit selon notre contrat, mais la nuit est tombée plus vite que ce qu’on avait prévu. On voulait s’arrêter à un camping, mais la route était barrée, certainement à cause d’inondations… C’était la deuxième fois qu’on se faisait avoir et qu’on prenait cette route barrée… l’équipe des boulets est de retour ! Donc on a du rouler un petit peu de nuit pour atteindre le camping suivant. Je conduisais. A la nuit tombée, les animaux sortent. Et j’ai écrasé des milliers et des milliers de grenouilles ! Rah, l’horreur ! Je ne pouvais pas les éviter, elles étaient trop nombreuses ! Un cauchemar ! A deux reprises, on a vu des serpents sur le bitume. L’hypothèse : les serpents, animaux à sang froid cherchent la chaleur là où elle est la mieux conservée pendant la nuit. La nuit s’annonce peu rassurante. D’ailleurs dans les campings, les emplacements de tentes sont surélevés ! Ca veut tout dire ! Après la malédiction des grenouilles et les serpents au bord de la route, je ne veux plus sortir de la voiture. La nuit se passera à l’intérieur de l’habitacle.

Jeudi 25 Décembre 2008 – Adélaïde/South Australia - Retranscription de mon carnet de voyage



Tout était fermé bien sûr donc la première chose à faire fut de trouver un supermarché ouvert. Mission accomplie. On avait acheté de quoi manger à midi mais finalement, en visitant le seul quartier animé de la ville, à savoir le quartier chinois, on a craqué pour un petit resto sans prétention. Puis on a marché un peu partout dans la ville pour capter l’atmosphère, ce qui fut rendu difficile à cause de Noël ; la ville était plutôt morte.
(photos qui n'ont rien à voir...)
C’était assez étonnant car dans la ville, les rares passants étaient essentiellement des noirs. Au backpacker, on a bien dormi. Il y avait une machine à laver, on en a profité. D’autant plus que la veille une personne nous avait gentiment proposé de la lessive. Donc on a fait notre lessive à 3 dollars… en oubliant d’y mettre la lessive. Les boulets ! On prépare nos affaires. Demain, en route pour le Centre Rouge. Pendant que je préparais mes affaires, une Coréenne pipelette et sympathique m’a fait la causette.

Mercredi 24 Décembre 2008 –Great Ocean Road - Retranscription de mon carnet de voyage

Au dodo … 4h26 du matin ; je me réveille. Tout est trempé, j’ai froid. Je n’arrive pas à dormir, mais alors pas du tout. Finalement on quitte la tente pour la voiture. On allume le chauffage. 6 degrés dehors !

Tu m’étonnes qu’il faisait un peu frisquet dans la tente sans double toile ! La nuit s’est bien terminée. Sans l’humidité, le froid ça passe. On a repris la route. Aujourd’hui il faut tracer ! On doit rendre la voiture à 17h à l’agence. Donc on a roulé. J’ai adoré les paysages. L’Australie offre une très grande diversité, on peut passer de l’océan et son ambiance, au bush le plus total, en passant par des terres très arides. On a longé pas mal de lacs salés asséchés. La couleur de ces lacs nous éblouissait au sans propre, d’un blanc éclatant. On s’est arrêté dans une station service pour faire le plein. Typique. Des vieux hommes du bush. Deux vielles pompes à essence dont une qui ne fonctionnait pas et que le gérant de la station a tapé avec un tournevis pour la réparer. Vraiment très typique. Sur une barrière, des têtes de poissons et de requins, certainement des trophées de leur propre sortie en mer.
Puis on a roulé jusqu’à Adélaïde. J’oubliais. La veille, on s’était arrêté dans une station essence pour faire le plein… et prendre une douche ! Ca fait du bien ! Arrivés à Adélaïde. Nous sommes bien crevés, mais pas une minute à perdre, il est 3h, on doit ranger nos affaires, nettoyer l’intérieur et l’extérieur de la voiture, faire le plein et trouver l’agence pour y être à 5h.
On se rend d’abord au centre d’information pour qu’on nous indique un « car wash ». On s’y rend le plus vite possible. Après une course effrénée nous arrivons sous un soleil de plomb (32 degrés et humidité) dans le parking de Thrifty, voiture propre et sacs rangés à 5h02. On prend le ticket de parking payant et … surprise ! 4 :30 ! Ouf ! Plenty of time finalement ! On avait complètement oublié le décalage horaire ! Bonne surprise ! Après avoir rendu la voiture, on s’est dépêché d’aller voir un magasin à chapeaux. Ils l’avaient ! Enfin ! Un Akubra snowy river noir dans ma taille. Je l’ai pris. Il me protègera un petit peu les épaules qui ont pris cher aujourd’hui. Je suis rouge comme une écrevisse ! On a un peu peur de la chaleur du Centre Rouge !
Après le magasin de chapeaux qui fermait juste ses portes, on est allé s’acheter une bonne boisson bien fraîche pour se réhydrater. On a ensuite cherché notre backpacker, My Place. La chambre est accueillante, colorée. Il y a 6 lits dedans. Le soir, c’était ChristmasParty. Barbecue pour 7 dollars. On n’avait mangé que des tartines de Nutella depuis le matin, donc on n’allait pas cracher sur un barbec ! Ambiance très conviviale ! Chaleureuse. Tout le backpacker autour d’une grande table à l’étage du backpacker. Un gros chef cuisinier nous préparait beaucoup à manger et bon ! Beaucoup de français et d’allemands, comme d’hab. Mais franchement sympa. Dans notre chambre, une chinoise illuminée, un suédois tout timide et un cas social plongé dans ses romans de mondes imaginaires. Je suis crevée par cette journée mais encore une fois, elle aura été bien remplie !

Mardi 23 Décembre 2008 –Great Ocean Road - Retranscription de mon carnet de voyage

On décolle en direction du Cape Otway pour y voir son fameux phare. Manque de bol, le site est totalement bouclé et payant. Radin comme nous sommes, nous sommes partis après avoir mangé deux tartines de Nutella sur le parking (faut pas rigoler, des phares y’en a à la pelle en France, et on peut les voir gratuitement !). Après cet échec cuisant, et pour calmer notre colère, les 12 Apostoles nous sont apparues. Gratuites et magnifiques !

Des formations rocheuses superbes, un océan splendide et le ciel, qui nous avait fait faux bond durant la nuit, nous est apparu d’un bleu sans nuage pour n’ajouter que du plaisir à nos yeux. Le premier site était rempli d’autant de mouches que de touristes, mais les suivants étaient très calmes et vraiment un délice pour les yeux.
On a passé un moment à contempler cet enchaînement de paysage : paysage lunaire apocalyptique, bush, océan déchaîné. Puis on a repris la route. Beaucoup de moulins typiques western, j’adore ! La nuit tombe. On change d’Etat, nous voilà dans le South Australia. On fait une petite pause. Le ciel est MA-GNI-FIQUE. Des milliers d’étoiles plus brillantes les unes que les autres ! On arrive finalement aux alentours de 11pm, à Mont-Gambier, l’étape préalablement fixée par notre team d’enfer. On s’avance dans un chemin caillouteux assez éloigné des habitations pour y planter notre tente.

Lundi 22 Décembre 2008 –Great Ocean Road - Retranscription de mon carnet de voyage

Après une courte nuit, nous nous sommes rendus chez Thrifty, loueur de voitures. Là, nous avons récupéré notre voiture de classe intermédiaire. Waouh ! La belle bleue ! C’est une superbe Mitsubishi toute neuve, d’à peine 900 km d’usure.
Très agréable à conduire, il a fallu prendre cette automatique vite en main car l’agence de location c’est une usine ; ils te donnent les clefs et te demandent de virer rapidement pour ne pas encombrer les rues de Melbourne. Donc et bien, on est parti ! Sur environ 100 bornes, jusqu’à Torquay, on ne longe pas la mer. On se la pète un peu dans notre belle tuture bleue. On a croisé le Père Nöel qui conduisait sa camionnette. Premier arrêt à l’office de tourisme pour faire le plein de cartes. Puis premier arrêt sur un lookout. Voilà enfin l’océan. C’est beau ! L’eau est fraîche ! Ca fait du bien de tremper les petons car l’air ambiant est très lourd. Des panneaux nous indiquent « Conduite à gauche en Australie » ; non, non, on n’est pas sur une route touristique du tout ! Non, on ne va pas se plaindre, les routes sont loin d’être bondées. Second arrêt, à Lorne. Les Waterfalls.
Coin très charmant (malgré les nombreux avertissements sur les dangers du coin), et une cascade avec de l’eau ! Nous avons descendus des marches pour rejoindre la cascade. Et il est bon de préciser que le LonelyPlanet nous avait induits en erreur en mentionnant quelques 200 marches alors qu’il y en avait plus de 300 ! Ils ne sont donc pas descendus jusqu’en bas ! Bref. Puis, voyant l’heure tardive du jour, nous avons roulé jusqu’à Koalaland, qui s’appelle en réalité Kennet River. Nous ne pensions pas voir de koalas à l’état sauvage… et pourtant ! Ce n’est pas un, ni deux, mais on a vu 6 koalas sauvages perchés haut dans les eucalyptus sur même pas 100m de ballade !
Un bruit étrange et caverneux a stoppé net notre avancée et notre séance photo. Un bruit animal, très puissant, très proche, et très flippant ! qui nous faisait penser à un sanglier (sauf qu’il n’y a pas de sanglier ici…). Nous sommes descendus dans un camping plus bas, peu rassurés, et nous nous sommes renseignés. A notre grande surprise, ce bruit terrifiant provenait… d’un koala qui appelait sa belle ! Dingue ! Effrayant ! Grande découverte : les koalas à l’état sauvage sont nombreux. Belle revanche sur la triste visite du « koala à photo » hier à Philip Island. Il est tard. Rejoignons la destination étape de notre premier jour de Great Ocean Road, ApolloBay. Nous avons rencontré quelques difficultés à se sentir propre ! Pas de douche publique nulle part, des toilettes fermées. Bref, la loose. On a cherché un coin pour poser la tente. Des panneaux « no camping » avortent notre première tentative de posage de tente. Cependant, ce fut l’occasion d’un arrêt sur un superbe lookout à la tombée de la nuit au Marriners. Un peu irréel, un « shoppe » pour lookout, totalement ouvert (vive l’honesty system !), et j’ai vu un poney courir à côté des voitures… Nous avons cherché un autre endroit où poser notre tente. Nous nous sommes perdus dans un bois et nous avons rencontré un fermier sur notre route. Après une courte discussion, il nous a bien gentiment ouvert un de ces champs pour que nous puissions y dormir. C’était typique ! Dès la nuit tombée, nous étions au lit, des bruits de koalas berçant notre sommeil. La nuit fut bonne sur le matelas de 15000L d’air gonflé à la bouche ;o)

Dimanche 21 Décembre 2008 – Victoria – Retranscription de mon carnet de voyage


Ce matin, dernier espoir pour trouver mon chapeau. Nous hésitions entre visiter le quartier chinois ou aller dans une boutique… on est allé dans la boutique ! Mon chapeau, le Snowy River, mais pas dans ma taille. Après on a cherché à manger. On a trouvé un petit resto sympa à côté du Queen Victoria Market. On avait commandé des pizzas, avant de se rétracter pour des sandwichs car on avait rendez-vous à 12h10 pour le départ de notre tour à Philip Island. Un petit autobus d’une vingtaine de personnes. Première chose, ils nous ont offert notre cadeau souvenir, un petit pingouin en peluche. On a roulé. Premier arrêt. Une winerie, là où on fait du vin ! Puis on a roulé jusqu’à un parc animalier. On a pu voir un wombat « en exposition » et faire une photo avec un koala incaressable, photo vendue 15 dollars à la sortie. Très industriel… Cependant grâce à ce parc on a eu l’occasion de voir des wombats vivants et des diables de Tasmanie. On a également pu nourrir des kangourous dont un tout blanc ! J’adore nourrir les kangourous, leur petit museau vient délicatement nous chatouiller la main, c’est trop mignon ! Puis on a enfin rejoint l’île en question, à 4h00 de l’aprèm. On s’est arrêté sur une plage pendant une petite heure. L’eau était très claire et d’un très joli bleu. Et il y avait des vraies vagues de surf, comme on en voit à la télé ! On était bien sur la plage, habillés en touristes (jean’s !) au milieu des surfeurs clichés (bronzés et musclés). Tant et si bien qu’on a failli rater l’heure du rendez-vous. Ouf ! On est les derniers mais le bus n’est pas encore parti ! On est rentré dans le bus plein de sable partout. On est allé manger des pizzas fournies par le tour. On est passé pour ce qu’on est finalement, des morfales ! Les pizzas étaient bonnes ! En reprenant la route, on est passé à côté de Philip Island Grand Prix Circuit, où se déroulent souvent des courses de moto. L’île de Philip Island ressemble pas mal à l’Irlande, en plus jaune. Beaucoup de moutons. Des collines. L’eau était glacée malgré un soleil rayonnant. On a ensuite fait un arrêt à une place pour observer les oiseaux. Il y avait un petit côté Camargue cette fois-ci. On a eu droit au thé, café et aux biscuits. Il est 19h10, on part pour l’attraction principale, la traversée des pingouins miniatures de la mer à la terre. Non, finalement on fait un arrêt à un point de vue. Il y avait des milliers de mouettes. Et quelques mini-pingouins tapis dans leurs trous. C’était nuageux, mais il y avait une belle lumière. Des vagues impressionnantes venaient heurter les falaises bruyamment. Le sol était composé de fleurs vertes qui semblaient en plastique et qui formaient un tapis moelleux. En route pour Pingouin Parade, on a croisé bon nombre de wallabies. C’est marrant mais à la vue des paysages, du temps, de la végétation, on a l’impression d’avoir changé de pays. Pourtant on est juste sur une île reliée au continent par un pont d’une centaine de mètres. On arrive sur un immense parking à touristes. Un panneau indique « check under your car… » (Vérifiez sous la voiture) s’il n’y a pas un mini-pingouin caché ! Les touristes sont dirigés vers des gradins en bord de mer. Tout est très règlementé, théâtrale presque. Pas de photo possible. Il fut un temps où l’on pouvait aller sur la plage mais « des imbéciles en état d’ébriété » se sont amusés à shooter les pingouins avec un club de golf ! Depuis tout est strictement contrôlé. Trop contrôlé ! Trop de monde (c’en est de la folie), trop d’infrastructures, trop cher (36 dollars !). Mais bon, les petits pingouins sont super mignons ! Et maladroit. A la tombée de la nuit, ils sortent de l’eau par groupe de 15, affrontent les mouettes sur la plage, crapahutent sur la colline et rejoignent leurs terriers dans le bush. Les pingouins mesurent environ 30cm de haut et ils ont une démarche ridicule.

Samedi 20 Décembre 2008 – Victoria – Retranscription de mon carnet de voyage


Levés à 9h00, on a petit-déjeuner au backpacker gratuitement (toasts, confiture, beurre, thé ou café). Ensuite on a réservé notre sortie à Philip Island pour le lendemain. Puis on est allé au marché, le Queen Victoria Market. Peu de fruits. Mais de la viande, du pain, du fromage… on a craqué pour un panini bien garni. Puis pour quatre abricots pas mures. On a fait une autre course aux chapeaux jusqu’à ce que je me rende compte que j’avais oublié mon appareil photo quelque part. Pas de tête ! Par chance, Ben en a une ! Nous sommes retournés à un magasin où un client bienveillant avait gentiment remis à l’accueil l’appareil en question. Ouf ! Toutes mes photos de Melbourne ! Puis on a regardé des shows d’artistes sur la Grande Place en savourant un Sunday caramel. On a vu un artiste anglais, avec un humour… anglais ! Etrange, on n’a pas pu déterminer si il était drôle ou pas. Puis on est allé au Botanic Garden. On était censé voir des tortues à long cou, mais pas vues ! Un cinéma de plein air se préparait. Bon ben Melbourne, j’adore, mais pas d’oiseaux colorés et pas de kangourous. Mais bon. C’est charmant ! Le soir on n’a pas pu aller en prison. Oui, il y avait un « night show » dans l’ancienne prison, une reconstitution théâtrale, effrayante selon le Lonely. Et bien ce fut sans nous ! Là on est à un arrêt de tram pour faire le tour de la ville, il n’y a que des touristes, la nuit tombe, tout le monde attend mais personne ne sait s’il va arriver (8 :57pm). Bon ben non, finalement, pas de navette ! Il était trop tard. Après ce double échec, on est allé se faire un double whopper, ultimate bien sûr, au centre ville. On est un peu crevé, surtout les pattes, qui nous ont soutenus dans toute la ville. Je suis chez Hungry Jack’s. Il fait nuit. Une grand-mère mange une glace et boit son café, tandis qu’un mec en costard en train de lire son journal pique du nez d’une façon prononcée. J’oubliais. Aujourd’hui dans les toilettes publiques, j’ai découvert un truc nouveau. J’ai voulu me sécher les mains et j’ai allumé un écran qui diffusait une publicité quelconque. Dingue ! Le sèche-main diffuseur de pubs ; il fallait y penser !
Le soir on est allé au sous-sol du backpacker. C’était soirée karaoké… avec des gens plutôt doués ! Des vrais chanteurs ! Ca change ! On a fait un billard. L’ambiance était sympa. Enfin un point positif du BackPak. La nuit fut assez horrible avec des gens qui sont rentrés dans la chambre à 5h00 du mat, ont tout allumé et n’ont pas arrêté de parler. Des allemands et des irlandais. Pfff… C’est le jeu ma pauvre lucette ! L’autre nuit avait été beaucoup trop calme pour être honnête !

Vendredi 19 Décembre 2008 –Australian Capital Territory (ACT)/Victoria – Retranscription de mon carnet de voyage

Voila. Dans l’avion. Il est 8:10am, l’avion décolle dans 10 minutes. Nous sommes dans un avion Tiger Airways. Hier, c’était un peu le rush. On a réservé une voiture pour Melbourne-Adélaïde, mais toujours pas pour Alice Springs. A 2h00 du matin ce matin on a réservé des auberges de jeunesse pour Melbourne et Adélaïde. Hier on est aussi allé acheter une tente et un matelas. On a pris des vélos depuis l’ADFA car ma voiture était au contrôle technique… et on s’est fait arrêter par la Police ! On ne portait pas de casque. Ils se sont garés devant nous, sont sortis, et … nous ont gentiment dit que c’était une offense de ne pas porter de casque dans l’ACT, que c’était mal. Mais pas d’amende ! Youpi. 60 dollars chacun, c’était le prix de quatre places dans un avion Tiger entre Canberra et Melbourne ! (ou 12 Hungry Jack’s). Enfin voilà. A l’aéroport à 7h00. A 8h20 on a décollé. L’aventure commence ! L’avion n’est pas très rempli. Il y a 2 rangées de 3 sièges. Je suis à côté du hublot. Ben à ma gauche. 2 sièges à sa gauche, personne. Les 3 sièges devant nous, personne. Derrière nous, personne non plus.

Mince. Même pas le temps de dormir que l’avion a avalé les 473 km qui séparent Canberra de Melbourne. Nous voilà, nous entamons la descente. C’était trop court ! Remboursez nos billets d’avion !

Melbourne. Première impression : le séchoir à main Dyson est toujours aussi efficace. Non d’abord il fait tout gris alors qu’il faisait grand ciel bleu à Canberra. Et il fait plutôt frisquet. Les taxis sont jaunes. Premier Hungry Jack’s à l’aéroport. Il est 10h40. On va prendre une navette gratuite jusqu’à notre auberge de jeunesse en ville. En fait elle est payante mais notre auberge nous l’offre. Cette navette nous a permis de faire un petit tour sympa de la ville. On arrive à notre auberge – ma première depuis que je suis en Australie ! Le rez-de-chaussée, bien, spacieux, jeune. Bien. On monte à notre chambre. Chambre 302. Dans le couloir tout est en travaux. La chambre est un dortoir de 16 personnes. Aucun charme. Franchement pas terrible et plus du tout à l’image du hall. Il y avait de la pub pour les activités se déroulant sur le toit du backpacker. En réalité le toit n’est qu’un tapis d’herbe synthétique avec trois vieux bancs en bois, et le reste tout en travaux. Le LonelyPlanet et moi n’avons pas les mêmes valeurs dirait-on. Peu importe ! Allons visiter Melbourne !

On a pris un train spécial pour touristes, gratuit, qui fait un tour dans le centre ville. On a pu apprécier l’architecture des bâtiments de Melbourne, harmonieux mélange de neuf et d’ancien. Les gens ont l’air serein. J’aime !

Le temps est avec nous et permet de mettre en valeur les couleurs vives des bâtiments. Finalement le train s’arrête à une gare. On n’a pas compris mais tout le monde est descendu. On a fait pareil. Après coup, il semblerait que ce train ne fut pas le train gratuit de touristes mais une navette régulière payante… Oups ! Les trains sont de style ancien ; il y a aussi des trains restaurants. Il y a des calèches dans toute la ville qui proposent des tours aux touristes. Le CBD est beau. L’ambiance me plait. Melbourne est une ville très vivante, mais pas pressée. Les gens sont relaxés et souriants. C’est un mix du calme de Canberra et de l’animation d’une grande ville comme Sydney. Melbourne est très étendue. Le centre ville se fait à pied mais les banlieues s’étendent à des kilomètres. L’aéroport est à 20km du centre ville. Puis on a visité la cathédrale St Patrick que la lumière extérieur filtrée par les vitraux jaunes éclairait d’une lumière tamisée très agréable. Puis on a rejoint un parc. Vraiment très joli et agréable. Dans tous les parcs que l’on a visités, on a vu des gens jouer au criquet, sport national. On est ensuite descendu vers une grosse structure d’acier, cubique, le Federation Square. Artistique, la sculpture est impressionnante. Dans la ville, tout le monde fêtait la fin de l’année et tous les bars étaient plein tout l’aprèm. Il y avait beaucoup de monde dans la rue pour un vendredi après midi. Après on est allé dans un magasin de chapeaux, avec un vendeur de chapeaux d’origine, avec montre à gousset dans la poche. On a ensuite traversé le pont de l’immigration. En fin de soirée, on est monté dans la tour Rialto. Une vue à 360 degrés de Melbourne. Enfin, en principe. Mais ce jour là on avait le droit à 270 degrés seulement car il y avait un repas d’entreprise. Du coup, bonne affaire, les tickets étaient à 14,50 dollars les deux au lieu de 9,90 l’un. Et on avait le droit de revenir le lendemain ! En haut, super. On se sentait maître du monde ! Vue vraiment sympa, restauration à des prix très abordables et lunettes télescopiques à disposition gratuitement, ce qui est assez rare pour être souligné. Melbourne accueille bien ses touristes. On y est resté jusqu’à la tombée de la nuit.

A 11h, on a cherché à se restaurer. On est passé dans des petites rues étroites et très animées, remplies de restaurants. A chaque restaurant, les serveurs nous prenaient un peu d’assaut. Et ils parlaient tous français ! Rah… l’horreur. Des français par milliers à Melbourne. Au backpacker (BackPak) et ailleurs ! M’enfin. On a succombé pour le Max, un restaurant bien sympathique où l’on s’est fait servir par… tintintin… une française bien sûr. Mais le repas était très bon, les quantités raisonnables et les prix abordables. 13 euros pour un plat, une demi-entrée et une boisson (panaché).

Après cette journée bien remplie, on est allé dormir. Heureusement, personne n’a ronflé ! On a pu dormir correctement, sur des lits de bonne qualité. Mes impressions : j’adore Melbourne ! La ville est très charmante, très animée et très relax en même temps. Ca me plait ! J’aime également la grande place, où il y a souvent des artistes de rue, et puis l’architecture, la gare jaune… ; bref, j’aime beaucoup.