Samedi 31 Janvier 2009 – Kangaroo Island

Ce matin, sur le pare–brise de ma voiture, j’avais un petit mot de Richard avec son numéro de téléphone portable et un écriteau « for the brave french who may need a friend » (pour la brave bête qui pourrait avoir besoin d’un ami). Non mais comme si j’avais besoin de quelqu’un moi ? J’ai besoin de personne ! C’est bizarre pourtant, quand on s’est parlé hier, je n’étais pas en situation qui pouvait faire pitié, genre en train de manger des pâtes chinoises cuites à l’eau froide par exemple. Enfin bref. N’ayant pas l’intention de continuer ma route accompagnée de deux inconnus, j’ai repris la route seule. Sur Kangaroo Island, il y a deux routes principales goudronnées, et le reste n’est que chemins en gravier. C’est donc au pas que j’ai rejoint la Honey Farm et la Emu Ridge Eucalyptus Distillery. Dans la première on y fait du miel bien sûr, mais aussi des bougies, des bonbons, des produits de beauté… Dans la seconde, j’ai visité les lieux et ils expliquaient comment ils fabriquaient l’huile d’eucalyptus.


Puis je suis passée devant un hippodrome. Là bas se déroulera en février un des événements majeurs de l’île, la Carnaval Cup, une course de chevaux a priori populaire. Ensuite j’ai rejoint la « grande ville » de l’île. Il y a trois entreprises qui se battent en duel, un supermarché et une pompe à essence en gros. Après cela, je suis descendue un petit peu sans le savoir, dans le Sud de l’île. Sur la route, je l’ai vu. Oui, un goanna rien que pour moi. Merci mère nature ! Le goanna est un petit lézard qui mesure entre 1 et 1,5m de long, et qui est considéré comme le plus gros prédateur sur l’île. J’ai rejoint Seal Bay. Là bas, une colonie de Lion de Mer y a élu domicile. Environ une centaine sur la plage. Tous en train de lézarder. Bande de feignants ! Mais c’est quand même super mignon ces bestioles, très attachantes. Les Lions de Mer se reposent trois jours sur la plage, puis partent chasser trois jours, et ainsi de suite tout au long de leur vie. Bien entendu, l’accès à la plage est réglementé. Ensuite en reprenant la route, j’ai eu le malheur de voir un Échidna sur le dos. Et tout frais en plus, tant et si bien qu’il avait encore du sang qui gouttait de son tout petit bout du nez. Le pauvre. Ceci dit cela m’a permis de mesurer la taille de ses petites pattes et de ses grosses griffes ! Le hérisson se trouve un peu partout dans le monde, mais pas en Australie. Cependant l’Échidna, qui lui ressemble beaucoup, n’appartient pas à la même famille d’animaux. Me revoilà donc sur la route pour rejoindre ce qui s’appelle le « Little Sahara », comprenez le petit Sahara. Je suis donc allée voir ça mais avant j’ai du m’octroyer une petite sieste réparatrice car mon corps a un peu de mal à suivre le rythme et le régime.


Au réveil, vers 5h du soir, j’ai donc rejoint pieds nus, le désert… La Dune du Pilat, là, ici. Génial ! Des grandes dunes de sables blancs très fin. Des dunes très pentues et difficiles à grimper. Des dunes dont le sable des sommets, porté par le vent, vient nous fouetter violemment comme pour nous faire fuir. Des dunes avec moi et que moi dessus ! Personne. J’ai bien sûr grimpé au dessus de la première dune, pour voir ce qu’il y avait après… et là, j’en ai eu le souffle coupé, du sable à perte de vue, et des autres grosses dunes… Je m’attendais à voir la mer, mais non. J’ai continué comme ça, j’ai grimpé trois énormes dunes et traversé quelques morceaux de plaines. Mais n’ayant pas voulu m’éloigner trop de mon point de départ pour des raisons de sécurité, je suis retournée sur mes pas. J’ai joué à faire des avalanches de sables, comme dans mon enfance à la Dune du Pilat. J’ai couru dans les descentes, et je me suis vautrée dans les dunes lorsque j’étais fatiguée à la montée. Sentiment d’être seule au monde. Perdue au milieu de nulle part, terrassée par la fatigue et écrasée par la chaleur. C’était vraiment sympa. Et ce désir, de toujours grimper la dune suivante pour savoir ce qu’il y a derrière. Vraiment bien. J’ai mangé pour ce soir ; il ne fait pas encore nuit que je vais tout de même me « mettre au lit ». Journée très bien remplie.


1 commentaire:

Luc - Akoulis a dit…

Toi aussi tu es une inconditionelle de la dune du pilat ? Je savais pas ! Un de mes lieux préférés , surtout la nuit je dirais ! ça me fait penser qu' il faudrait que j'y retourne.

Sinon, merci pour la carte postale! Elle est arrivé aujourd'hui là où j' habitais le mois dernier. Mon ancien proprio m' appellé pour me le dire. J'ai de la chance, car je parts après demain. byz