Dimanche 28 Décembre 2008 –Northern Territory- Retranscription de mon carnet de voyage

On avait mis le réveil à 5h30 pour pouvoir admirer le lever du soleil. Bien sûr, on a oublié le décalage horaire. Le réveil a donc sonné à 4h00 du matin. Il pleuvait toujours. Donc pas de lever de soleil a proprement parlé. Mais de bon matin, on a entamé la marche de 10km autour du grand rocher sacré d’Uluru. En effet, il est impressionnant !

Il est gros, monobloc et marron. Bon soyons honnête, ce rocher est une curiosité géologique mais le côté mythique et sacré aborigène ne nous a pas touché. Il y a quelques peintures aborigènes sous certaines cavités, mais celles-ci ressemblent plus à des dessins d’enfants de 4 ans réalisés à la craie. (je suis dure n’est-ce pas ?) Nous n’avons pas vu d’aborigènes sur le site. Je ressors même avec un sentiment de frustration de cette ballade, car la moitié du rocher n’était pas photographiable car « sacrée ». Alors qu’on n’a pas l’impression que les aborigènes respectent encore les traditions. Bon je vais arrêter là mon speech sur les aborigènes… Enfin, pour finir sur la question de l’alcoolisme dans cette population, au camping on a reçu un papier nous autorisant à acheter de l’alcool, et sur les pompes à essence, il y a écrit « non sniffeable fuel »… Bon voilà, fin de la parenthèse. A part ça le rocher m’a beaucoup plu. Malgré le fait qu’il soit monobloc, Uluru a 1000 visages. Il impose le respect. On a, en théorie, le droit de grimper dessus, mais 35 personnes y ont trouvé la mort. Le chef des aborigènes conseille vivement de ne pas faire cette montée, mais une main courante a été installée pour calmer les ardeurs des grimpeurs fous et canaliser leurs actions. Voir ce rocher valait le coup. Il est quand même très spécial. Après cette petite marche, on a roulé jusqu’aux Olgas, le « cul » du même rocher. En effet, Uluru et les Olgas ne sont que des parties visibles de l’iceberg ! C’est en fait un énorme rocher un petit peu en forme de banane, enfouit sous la Terre, dont seules les extrémités sont visibles.

Il nous a fallut tout de même trois quart d’heure de voiture pour rejoindre les Olgas depuis Uluru. Aux Olgas, rebelote, petite marche de 7,5km. Le sentier de randonnée, bien qu’escarpé, était très agréable. Les Olgas se présentent comme plusieurs gros rochers dont la hauteur dépasse de 200m celle d’Uluru (348m). Bien que moins énigmatiques, les Olgas sont elles aussi très impressionnantes. A la fin de cette seconde marche qui avait été précédé d’un repas merveilleux (spaghettis en boîte, froides, maïs et moutarde, nectarine blanche), nous étions lessivés ! Mais on a tout de même fait la seconde marche proposée, de 2,6km cette fois-ci, toujours aux Olgas. Les warriors ! Bon c’était dans le but de voir des molochs épineux (lézards à épines dorsales). Loupé ! En fait on a vu très peu d’animaux, mis à part des chenilles et des mouches. Puis on a repris la route. On s’est arrêté sur un lookout avec vue sur les Olgas de loin, remplis de chinois, d’où l’on a pu admirer un gros lézard peu farouche qui volait la vedette aux Olgas.

On a roulé jusqu’à la tombée de la nuit en direction du Kings Canyon. On s’est arrêté dans un chemin à l’écart de la route. On a mangé du corned beef avec du pain, et puis on s’est endormi. Pendant la nuit, je me suis réveillée et il y avait un ciel magnifique.

1 commentaire:

la vigie a dit…

Comment appelle-t-on ce type de prise de vue ? Une mise en abyme ? Très original, bravo l'artiste !