Dimanche 25 Décembre 2008 –Tasmanie

Levée à 6h30, j’ai roulé de bon matin. Premières impressions de la Tasmanie : tout le monde possède un cheval chez soi et il y a beaucoup d’animaux morts au bord ou sur la route.

Je voulais me promener dans le Freycinet national park. Il était 15h30. Et il me demandait de payer 22 dollars, le prix du pass journée… 22dollars c’est aussi le prix d’une nuit dans une auberge. Je préfère rouler en direction du nord et me trouver un endroit où dormir. Sur la route entre Campbell et Launceston, il y avait eu un bushfire la veille ou il n’y a pas beaucoup plus. Les camions de pompier patrouillaient, de la fumée se dégageait encore de certains amas de bois, et tout était calciné. Impressionnant. A Launceston, je me suis arrêté à un backpacker. Je suis rentrée dans le bar-entrée… là, que des gros motards à moustaches au rire gras qui font peur… j’ai prétexté un coup de téléphone pour sortir de l’établissement et je me suis taillée à toute vitesse ! Ce n’était pas franchement un endroit accueillant pour jeune femme seule… La ville était assez glauque. J’ai préféré continuer ma route.

J’ai tenté un arrêt à Hadspen, mais pas de dortoirs nulle part. Puis à Deloraine. Là le petit backpacker était plein. Bon… vais-je devoir dormir dans la voiture cette nuit encore ? J’ai fait le plein et j’ai continué jusqu’à Devonport. A la base, l’idée c’était que je m’arrête dans une grande ville pour vivre l’ « Australia Day ». A Devonport, enfin, une dernière place de libre pour m’accueillir. Des chinoises dans ma chambre, des chinois qui ont envahis la cuisine et qui empêchent tout membre non-asiatique de se faire une place. La douche avait du mal à s’écouler car le siphon était plein de cheveux, la cuisine était horriblement dégoutante, et les couvertures ne sont pas fournies dans le backpacker… Ah ouf, j’en ai demandé et on m’en a fourni. Si c’était pour avoir froid comme dans la voiture, c’était inutile ! Sur la route aujourd’hui, j’ai vu un animal dont j’avais déjà entendu parler mais que je n’avais jamais vu ; c’est une espèce de porc-épic de la taille d’un hérisson gonflé. D’ailleurs, il en a le comportement. J’ai voulu l’approcher, il s’est tapi sous des feuilles d’arbres, la moitié de son gros derrière dépassant. Je l’ai touché avec un bâton mais il ne s’est que recroqueviller sur lui-même.

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