Mardi 28 Octobre

Heureusement que je suis à jour, j’ai pas mal de trucs à dire. Aujourd’hui j’ai emmené les gosses à l’école. Je n’aime pas ça. Le gamin fait absolument tout ce qu’il peut pour ne pas s’habiller, c’est galère ! Et demain rebelote, je les emmène encore. Et je les ai récupérés le soir, et demain pareil. J’ai l’impression de devenir maman à temps plein. Helen est quand même rentrée pour manger avec nous, mais elle est repartie au boulot après diner. Le matin où je devais prendre le bus pour aller à Cairns, j’avais remarqué que le jardin que je vois depuis ma chambre avait quelque chose de changé, mais je n’avais pas réussi à identifier quoi. Maintenant je sais ! Ils ont acheté un trampoline rond d’environ 3 mètres de diamètre. Alors devinez ce que j’ai fait ce soir après avoir couché les gosses… ? Et oui, j’ai fait du trampoline pendant une vingtaine de minutes. C’est crevant ! Et quand tu reviens sur la terre ferme, le sol te paraît… bien ferme ! J’ai tenté de timides saut-périlleux mais l’absence de protections autour du trampoline et la possibilité de subir une chute d’un mètre de haut avec une éventuelle retombée sur de gros cailloux ne m’encourageaient guère. Chez moi il y aura un château gonflable, c’est plus sécuritaire !

L’oiseau trouvé par terre hier n’était plus là aujourd’hui ; il semble avoir trouvé la force de s’envoler voir de nouveaux horizons. Un décès de lapin et une ressuscitation d’oiseau, la vie a connu ses deux extrêmes hier. Depuis que je suis en Australie, j’ai l’impression de vivre une histoire déjà écrite dans un livre. Tout semble déjà prévu : le job d’au pair, le logement à Cairns chez Georgianna, le logement à Cape tribulation chez Pat, mon logement qui m’attend bien au chaud à Montbéliard… voilà pour les plus flagrants, mais il y a aussi tout plein de petites choses qui se passent dans ma vie quotidienne, comme cette histoire d’oiseau que j’ai vu parce que j’avais exceptionnellement oublié ma clef USB dans ma voiture et que j’ai dû redescendre la chercher, alors qu’à mon premier passage il n’y avait pas d’oiseau sur le sol. C’est très étonnant. Ce n’est pas désagréable, j’ai juste envie de savoir la suite un peu en avance de temps en temps.

A l’ADFA vers 10h, j’ai été prise d’une énorme « crise de sciatique » comme je n’en avais encore jamais eu, me contraignant à me lever de suite de mon bureau et à aller marcher un peu. Comme de par hasard (c’était sûrement écrit dans le livre…), à ce moment précis, je croise un ami français sur mon chemin, qui allait voir un autre ami français (coalition). Et cet ami français venait nous parler de ce qui se passait aujourd’hui dans les bâtiments, à savoir le Research Day. C’est toute une journée où des étudiants présentent leurs travaux sur des thèmes aussi différents que variés, pouvant aller du calcul de structure à la vision des jardins botaniques par les voyageurs étrangers ! Mais c’est ce qui faisait le charme de cette journée. Les exposés étaient courts, 10min, et de bonnes qualités ; des prix de 800, 500 et 300 dollars étaient attribués aux trois meilleurs exposés ce qui doit sûrement motiver les troupes. Les étudiants qui présentaient étaient déjà diplômés, et certain étaient carrément vieux ! Les présentations se déroulaient en amphi, un amphi d’ailleurs extrêmement silencieux comme on n’en entend pas souvent… ! Le plus de l’ADFA, c’est l’accueil. Sur les tables de l’amphi il y avait des bonbons qui nous attendaient :o) Et encore mieux que tout, après les présentations ils offraient à manger, buffet à volonté pour tous le monde ! Et c’était carrément bon !! Si j’avais su je n’aurais pas passé du temps à me préparer à manger la veille (cuisson de pâtes et découpage de pastèque ;o) ! Super sympa ! On reviendra ! Voilà. Donc je n’aurais pas eu mal au dos, je n’aurais pas croisé Olivier, je ne serais pas allée aux présentations et je n’aurais pas eu à manger ; le drame. A midi j’ai emmené Ben à la poste car il devait envoyer un colis. On s’est donc rendu dans une pharmacie. Oui oui, il y avait un comptoir de la poste dans la pharmacie, plutôt original. Un colis de 9 kilos pour la France, 220 dollars par l’avion, 100 par le bateau. Sachant que les bateaux sont en vacances de Noël depuis … le mois de septembre et jusqu’en février !!! Haaa… La poste… Ca fait deux jours qu’il fait 30 degrés. Il fait donc plutôt chaud. Et dans la voiture c’est pire bien entendu. Donc sur le chemin du retour à l’ADFA, on a eu la bonne idée de fermer les fenêtres et mettre le chauffage à fond juste pour rigoler… mort de rire ! Au moins, en sortant de la voiture on trouvait qu’il faisait frais ! Ceci dit il fait 30 degrés mais il ne fait pas lourd donc c’est plutôt agréable. Voici quelques photos de Sydney que Peter a pris quand on y était, merci à lui.

Lundi à Canberra, jusqu’à aujourd’hui lundi 27 octobre

J’ai retrouvé Canberra avec plaisir, comme un lieu convivial et chaleureux. J’étais heureuse de retrouver le soleil, le ciel bleu et les collines de Canberra. La semaine à l’ADFA s’est bien passée. J’ai revu mon collègue australien, je lui racontais ma semaine à Cairns, et je lui disais entre autre que j’avais vu un requin pendant ma plongée. A l’ADFA, je m’étais coupé la veille avec une feuille de papier, coup classique, donc j’avais un petit pansement au bout du doigt. Et il m’a dit « Dis que tu t’es fais attaquée par un requin ! »… sacré lui ! Genre un requin m’aurait fait délicatement une petite entaille dans le doigt ! Donc je pense que sa morsure de crocodile n’est sûrement pas une morsure de crocodile ! M’enfin… que ne feraient pas les mecs pour essayer d’impressionner les nanas ;o)

Au boulot j’ai de nouvelles solutions à mon problème, donc ça c’est pas mal. On est en attente de recevoir du matériel pour commencer la partie pratique du stage, les expériences. On est lundi, le père est partie aujourd’hui, il devrait revenir dans trois semaines je crois. Ce week-end, puisqu’il était encore là, j’ai pu pas mal me balader. Samedi matin la famille avait besoin de moi. C’était la kermesse de l’école. J’ai passé une heure seule avec le gamin dans la kermesse, mais il a été loin d’être pénible ! La kermesse est appelée « Fête » de l’école, écrit comme ça, avec un accent circonflexe comme en français. C’est étonnant. Après, elle ressemble beaucoup à une kermesse française, mon stand préféré étant celui où on lançait des éponges trempées au visage de différents profs de l’école qui se relayaient dans la journée, avec le planning affiché pour pouvoir venir se déchaîner sur son prof favori !

Cette semaine j’ai fait pas mal de rencontres d’animaux. La première fois c’était en allant manger à midi. On allait savourer notre délicieux pique-nique (ironique) juste à côté de l’ADFA, dans un coin de nature, et j’ai failli mettre le pied sur un gros lézard. Il ne bougeait pas. Il avait exactement la couleur du sol, était plutôt costaud, du genre 25cm de long et un bon tour de poitrine, mais ne bougeait pas. On l’a tâté avec un pied, une fois, deux fois, il ne bougeait toujours pas, comme sec mais toujours hydraté. Et à la troisième fois ce plouc s’est levé d’un coup et est parti en courant ! J’ai fait pareil dans l’autre direction !

Pendant le week-end on est allé au jardin botanique. Très sympa, cela nous a rappelé un petit peu Cairns car il y avait un morceau de forêt tropicale – un petit peu sèche mais bon… ! Et puis à un endroit il y avait plein de sculptures d’animaux représentés dans leur milieu naturel. Des grenouilles, des oiseaux, des libellules, un kangourou… ?! Ah ben non, j’ai vu cette grosse bestiole bouger au milieu de toutes ces sculptures inanimées, j’ai été surprise ! Un kangourou mangeait tranquillement dans le jardin. Il devait être rentré par les portes principales, comme un visiteur… car tout autour du parc il y a des grillages trop hauts pour pouvoir être franchis par les animaux. Dans la même idée, à l’entrée du jardin botanique il y avait une star, et son petit frère, mais vraiment des stars ! Deux gros lézards prenaient la pose pour les passants, on avait même des doutes à savoir s’ils étaient vrais quand ils ne bougeaient pas ! Merci à eux pour nous avoir permis de prendre de belles photos.

Et dans cette série animaleresque, aujourd’hui un oiseau s’est mis en travers de mon chemin. Mais vraiment ! Il était allongé sur le chemin que j’emprunte pour aller à mon bureau. Il semblait mourant le pauvre, c’est vrai qu’on les voit rarement allongés sur le côté… Ne sachant pas quoi faire, j’ai couru chercher mon appareil photo ! Car c’est un oiseau très coloré et très courant ici mais qu’on a du mal à prendre en photo car il bouge tout le temps. Il ne semblait pas blessé, mais plutôt faible. On l’a remis dans un endroit plus calme pour qu’il se repose. A midi il semblait un peu plus vaillant, il a réussi à se hisser en haut d’un arbre, mais il y est resté toute l’après-midi ; il est possible que demain il y soit encore, ce qui ne serait pas bon pour lui. Voilà pour la partie animaux.



Ce week-end nous nous sommes rendus à pied au pied de la Telstra Tower, la tour qui domine la ville. Cette grosse arnaque ! Elle parait minuscule quand on la voit de près ! Et puis pour arriver à la tour tu marches, et ça grimpe, et si tu ne payes pas la montée dans la tour, tu n’as aucune vue sur le panorama !! Et pire encore, dans le hall de la tour ils ont brouillé les vitres pour qu’on ne voit pas l’extérieur !! Et le restaurant en haut de la tour n’a pas l’air de tourner. Quadruple grosse arnaque ! :o)

Bon on compte revenir quand il fera un peu plus beau mais en y mettant un peu plus de fun… Affaire à suivre ! Ca c’était dimanche matin, et le sentier qui mène en haut de la tour est le prolongement du sentier dans le jardin botanique, donc on a tout fait dimanche matin… jusqu’à 4h15 où on n’avait pas encore mangé, sachant qu’on était venu sur le parking du jardin botanique à vélo depuis la ville, et qu’on était monté à pied, et qu’il fallait revenir de la même façon… on avait maxi faim !! Mais vraiment, on devenait mauvais ;o) Et là j’ai vécu une nouvelle expérience dans ma vie, je suis allée me faire un Hungry Jack’s. Guidée dans mon choix, j’ai tenté l’Ultimate Double Whopper Large meal. Pour information, « whopper » signifie « truc énorme, monstre » en anglais. Et là je me suis empiffrée un sandwich avec deux maxi steaks, du fromage, des légumes, de la sauce dégoulinante et cinq millimètres de bacon, le tout pesant pas loin de 400 grammes. Avec cela tu as la traditionnelle boisson, genre coca par exemple, que tu peux re-remplir à volonté. Et bien franchement, bien ! Je dirais même mieux que le MacDo ! Une expérience à reproduire ! Inutile de dire qu’après cela, on était un peu moins efficace sur les vélos, donc on a fait une bonne petite pause près du city centre. Nous sommes rentrés à vélo, et ressuscités par le Hungry Jack’s, et bien on est reparti. A vélo. Mais cette fois pour une virée vraiment très sportive : la montée du Mont Ainslie à travers les bois ! Version VTT donc ! On a suivi un chemin sans savoir s’il menait vraiment où on voulait aller. Au bout d’un moment, ne voyant pas le haut de la montagne, on se croyait perdu et on comptait redescendre car la nuit allait tomber quand soudain, un chemin supra-raide et impraticable est apparu devant nous. Vaillants nous avons emprunté ce chemin, jusqu’à ce qu’enfin on visse des traces de civilisation. La route, celle qui mène au Mont Ainslie. Nous l’avons rejoint, et nous avons tenté de la suivre, mais il ne restait peut-être plus que 10minutes de soleil et nous étions à bout de force… Mais l’envie de vaincre, et puisque le vélo c’est tout dans la tête, on a vaincu, on a vu, et on était content. Juste au bon moment pour le coucher de soleil. Je dois me lancer des fleurs, je suis fière de moi ;o) Le challenge était plutôt sympa ; en plus, tout le long dans le bois tu croises des groupes de kangourous qui t’observent (et qui se bidonnent à te voir lutter). Voilà je pense que je suis à peu près à jour.

Il est 10 :11PM, Helen vient de rentrer du boulot. J’ai joué mon rôle de mère depuis trois heures de l’après-midi.

Une pensée pour mon lapinou qui n’est plus, sauf dans mon cœur…

Dimanche 19 Octobre – Dans le Queensland – Dernier jour

Dernier « smoothy », jus de fruit fait maison. Nous avons fait un tour au marché de Cairns rempli de fruits et de légumes. Là je suis dans l’avion, je mets à jour mon journal. J’ai eu un petit pincement au cœur en montant dans l’avion. C’est vrai, c’était vraiment bien Cairns. Il pleut souvent, mais il fait chaud donc la pluie ne gène pas. Il fait moite, mais on s’y habitue en trois jours. Il y a des moustiques… ben peut-être que le corps peut développer un système d’auto-défense au fur et à mesure du temps que l’on passe dans le pays. Georgianna en est convaincue car elle avait des problèmes avec les moustiques et n’en a plu ! Mon gecko me manque déjà. Ca surprend le premier jour, mais on s’y fait, c’est même sympa. Oui c’était vraiment bien ! Il n’y a pas beaucoup de travail à Cairns. Tout est basé sur le tourisme… peu d’ingénieurs. Je suis montée dans mon avion 7min avant le décollage car le passage de la sécurité dans l’aéroport de Cairns est plutôt très lent ! Mais bon, je suis bel et bien partie. Retour au boulot jusqu’au mois de décembre. Il va falloir que j’organise mes prochaines vacances !

Là où je logeais...


Depuis mon lit à Canberra… Je me faisais le bilan physique de mon séjour à Cairns : j’ai bronzé un peu, pas de coup de soleil, j’ai une bonne vingtaine de piqûres de moustiques, j’ai été à deux doigts de vomir deux soirs dans la semaine (peut-être que manger des saucisses qui ont attendu une journée dans la voiture au soleil n’était pas une bonne idée), je n’ai pas eu du tout besoin de mettre de crème hydratante ou baume à lèvre, et, miracle, je n’ai pas eu les mains moites de la semaine ! Voilà pour le bilan physique. Dans l’avion j’avais apporté un très gros muffin au chocolat et du pain pour grignoter un peu puisqu’il n’y a rien à manger gratuitement dans les avions low-cost. Je n’ai pas arrêté de manger et d’écrire pendant le vol. Mais j’avoue que j’ai eu quelques remords à m’empiffrer mon gros muffin quand j’ai vu à quelques minutes de la fin du vol que l’homme corpulent assis à ma gauche lisait un livre « Comment mincir simplement? »… Oups ! Entre l’atterrissage de l’avion et le bus, on avait quelques heures de libre, donc on s’est promené dans Sydney avec un ami français qui étudie là-bas comme guide. Short en temps, on avançait d’un bon pas à travers la ville, avec nos gros sacs sur le dos ou l’épaule. J’ai bien dû faire 5km avec 9,5 kilos sur l’épaule ; et bien ce n’est pas évident ! Alors Sydney… gros gros contraste ! Hier personne dans la Rainforest, et là plein plein de gens ! Une vraie grande ville. A côté, Canberra c’est un village. Non Sydney c’est de grands buildings, et l’atmosphère des grandes villes, à savoir une ambiance un petit peu stressante due à toute cette agitation. J’ai ressenti aussi pas mal de pollution. Ceci dit, pour ceux qui aiment la ville c’est parfait. Ca a l’air de bouger pas mal. J’aime la ville, mais je dois dire qu’après la Rainforest le contraste était trop fort. Le plus joli coin de Sydney, bien sûr c’est l’endroit où sont concentrés le pont, l’Opéra et le jardin botanique. Rien à redire, c’est très joli et ça mérite le coup d’œil (j'avais plus de batteries dans mon appareil photo, donc pas de photo...désolée pour la gêne occasionnée). A Sydney, il y a aussi le train sous-terrain, très propre et rassurant. A la surface de la ville se côtoient anciens et nouveaux bâtiments dans un mélange assez harmonieux. Même si on avait presque couru deux heures non-stop, nous sommes arrivés 5 minutes trop tard à la bonne station de train ; on a loupé le bus pour Canberra. On a dû prendre le bus d’une autre compagnie. Dans le bus, la musique sur les oreilles je me repassais les images de la semaine, surtout celles de la plongée. En rentrant à Canberra, à la maison, j’avais l’impression d’avoir quitté les lieux depuis des semaines ! C’est sympa, les gosses ont demandé où j’étais toute la semaine. Demain mon job d’au pair reprend … alors au dodo !

Samedi 18 Octobre – Dans le Queensland

Le lendemain, Georgianna nous a rejoins en voiture sur le camping. Le thème de la journée, les Tablelands, comprenez les plateaux. La première chose que l’on a faite fut la visite d’une propriété privée aux Granite Gorges. Là bas j’ai pu nourrir des brush-tailed rock wallabies ! Trop mignons !!! Je suis fan !
Puis on a nourrit des petites tortues. Et on a crapahuté sur des énormes rochers lisses venus de nulle part. Et bien si j’avais une propriété comme celle-là… ! Il faisait 31 degrés. Puis nous nous sommes éloignés de quelques kilomètres. Mais dans cette région le temps est très différent d’un endroit à un autre. On voulait voir un point de vue sur d’anciens volcans, mais il pleuvait très fort et la vue n’était pas dégagée. Il faisait 19 degrés ! On a mangé, et bien mangé d’ailleurs chez Jo’s café ! L’après-midi, on a pu constater qu’un bushfire s’était déclaré à quelques kilomètres ; c’est très courant. On ne voit pas de canadairs. En Australie ils essaient juste de stopper la propagation du feu, ils ne l’éteignent pas. Ce bushfire plutôt important s’était déclaré dans une partie très sèche de la région. Mais cela aussi est très étonnant. Tu peux passer de la Rainforest au quasi-désert en l’espace de moins d’une demi-heure de voiture ! Le contraste entre les différents sols est très marqué et marquant également. On peut passer d’une terre jaune-blanche à soudain une terre rougeâtre-orangée, signe d’un sol très riche en minéraux et très fertile. Nous nous sommes rendus au Lake Eacham dont nous avons fait le tour à pied (3 km).
Ce lac s’est formé dans le cratère d’un ancien volcan. L’eau y est extrêmement claire. On a vu des tortues qui respirent… par leur derrière ! Plutôt original ! Nous avons aussi vu de beaux oiseaux, mais pas tree kangouroos. Nous avons rejoint Emerald Creek, et après un kilomètre de marche tout en montée, nous avons pu apprécier un petit bain, frais certes, mais agréable dans la Creek.
L’eau était très claire et il n’y avait aucun touriste. J’ai emporté une mini-sangsue en sortant du bain, mais bon, même pas de quoi m’effrayer ! Jusqu’au soir il a fait environ 25 degrés. Encore une bonne journée, riche en émotion : j’ai trouvé l’animal domestique que je voudrais avoir : un wallaby ! Mais il ne faut pas s’y méprendre, les Wallabies sont très timides d’habitude, et ce n’est que parce qu’on les nourrit qu’ils accourent vers nous.

Vendredi 17 Octobre - Dans le Queensland

Aujourd’hui c’est jour de marche. Mais une vraie marche. 12km avec pique-nique et tente sur le dos. Nous avons pris le Skyrail. C’est une télécabine qui part du niveau de la mer à quelques kilomètres de Cairns et qui nous élève au dessus de la forêt et nous la fait survoler sur quelques kilomètres. Le point d’arrivée est un village hébergeant beaucoup de personnes aborigènes et beaucoup de magasins souvenirs.
Mais avant d’arriver à Kuranda, la télécabine s’arrête à deux stations où l’on peut apprécier le paysage et visiter de petites expositions. Le Skyrail nous offre une belle vue sur la forêt mais coûte relativement cher (40 dollars) et à chaque station tu te fais prendre en photo dans ta cabine et tu peux l’acheter pour 15 dollars (photo avec un fond kitsch à souhait). Ca c’est le petit truc en trop… ! C’est donc à partir de Kuranda qu’a commencé notre petite marche. Durant cette marche, on est censé traverser un certain nombre de cours d’eau. Là, pas d’eau. Trop sec. Pourtant il y a plu la semaine dernière, mais la végétation est tellement abondante qu’elle aspire toute l’eau disponible pour sa survie. On était aussi censé remplir notre bouteille d’eau dans ces cours d’eau… On a donc fait 12km de marche, avec 2 gros sacs à porter, en plein cagnard, avec des montées dignes de celles que l’on rencontre en marchant dans les Alpes (où au Lindion par exemple…), avec une bouteille de 1.5L pour deux personnes ! Mais ça rajoutait un côté challenge assez sympathique ! Va t-on survivre ? Les aventuriers ! On a croisé deux goannas en train de se battre (très très gros lézards). Sur un point de vue, il y avait un livre d’or où toutes les personnes qui ont survécues à la randonnée ont laissé un petit mot. L’idée est plutôt sympa. On n’a pas pu y laisser notre trace, on n’avait pas de crayon ! La majeure partie de la marche se fait à travers la Rainforest. On a croisé un randonneur en tout.
A la fin du chemin, tout d’un coup, gros contraste : béton. Le camping. D’apparence plutôt classique, le camping ne comporte pas de réception. Il y a une boîte, des enveloppes, et tu dois payer ta place 4.85 dollars la nuit dans cette enveloppe. C’est un autre « honesty system », le genre de système qui ne marcherait sûrement pas en France. Dans le camping, il y a des toilettes écologiques, une douche froide et des barbecues. Il y avait un camping-car sur le camping, et puis nous. La nuit, le ciel était juste assez dégagé pour regarder les étoiles. Le constat : le ciel est rempli d’étoiles très brillantes. Je veux dire en France on a des étoiles très brillantes qui forment un motif, par exemple la Grande Ourse, mais ici ces étoiles qui ressortent plus que les autres sont hypra-nombreuses ! La nuit fut moite et pleine de moustiques.

Jeudi 16 Octobre - Dans le Queensland

La matinée a commencée avec une lutte acharnée et infructueuse avec une chinoise brune certainement teintée. Elle devait être blonde à la base. Incapable de comprendre que Ben voulait annuler une nuit dans l’auberge de jeunesse pour faire du camping. Après cet échec cuisant, nous nous sommes rendus sur les quais, finger D, où nous attendait notre bateau le Sunkist de la Compagnie CDC (Cairns Dive Centre). Nous avions réservé pour un trip d’une journée avec une initiation à la plongée. Le bateau avait la capacité de contenir 25 passagers. Le personnel, sensationnel ! Mise en confiance et bonne humeur d’entrée de jeu ! Le bateau devait mettre deux heures pour rejoindre le récif. La première heure, un des instructeurs, Warren, a pris à part les « Introductory Divers ». Il a expliqué très sérieusement mais avec des blagounettes les règles de sécurité de la plongée. Nous étions 6 dans ce cas. 2 anglais, 2 coréens et Ben et moi. Nous avons fait deux groupes de trois. Je suis partie avec le second groupe. Munie de ma ceinture de plomb (je ne parle pas de mes abdos ;o), de mon masque (recouvert de salive bien baveuse pour éviter la buée), de mes palmes et de mes bouteilles, j’ai sauté dans l’eau. J’étais terriblement stressée et excitée. Avant cela j’avais fait 15minutes de snorkelling (tuba), et j’avais du mal à garder mon calme au milieu de la mer un petit peu agitée. J’avais réussi à me calmer. De retour dans l’eau mais avec l’équipement de plongée, nous devions faire deux exercices pour pouvoir faire la plongée en elle-même. Le premier exo, faire rentrer de l’eau dans son masque et s’en débarrasser en soufflant par le nez. Cet exercice était à faire deux fois. Hors de l’eau, puis à un mètre de profondeur. Au deuxième coup j’ai paniqué. J’ai fait l’exo mais j’ai paniqué, je lui ai demandé de remonter et je lui ai expliqué que j’étais trop nerveuse. Il m’a dit que j’avais bien fait les exos donc il n’y avait plus qu’à se relaxer et descendre doucement. J’ai respiré un grand coup et j’y suis retournée. C’était parti ! Ma respiration était très rapide, j’avais du mal à rester calme. Nous sommes descendus à 9 mètres de la surface. Et là, ne pouvant qu’être distraite par la beauté du spectacle, j’ai commencé à me détendre et à apprécier. Un tapis de coraux, multicolores, de toutes les formes et tailles, des poissons arc-en-ciel… Nous avons vu passer deux ou trois petits nuages qui nous ont fait remarquer à quel point le soleil sublimait toutes les couleurs de cette faune et cette flore sous-marines. C’était incroyable, et beau. La barrière est constituée de beaucoup de « morceaux de barrière » et nous avions notre morceau de barrière exploitée par notre bateau uniquement. L’eau, à 28 degrés, permet une visibilité excellente. La barrière à certains endroits est assez proche de la surface pour qu’on puisse s’y mettre debout dessus et avoir le buste à l’extérieur de l’eau (à ne pas faire bien sûr !!). Pouvoir s’approcher de cette curiosité de la nature et là suivre sur plusieurs mètres de profondeur… Lorsque l’on est au bord de l’île, le morceau de barrière s’enfonce avec une pente vertigineuse dans les profondeurs de la mer. Cette première plongée de ma vie était incroyable. J’ai même repéré un requin et l’ai signalé à mon instructeur. Pas de crainte, ces requins ne sont pas méchants avec les humains. C’était juste une sacrée rencontre à quelques mètres de nous, sans vitre nous séparant. Séduits à 200 pourcents de la fin de cette première plongée, nous avons signé pour une seconde. La première fois tous les membres de l’équipe se tenaient la main, l’instructeur nous conduisant. Ce coup-ci, nous étions libres, et nous n’avions pas à refaire les tests désagréables d’aptitude à la plongée ! Très calme cette fois-ci, j’ai vraiment pu apprécier complètement ma plongée. Je n’ai même pas utilisé tout l’air de mes bouteilles ! Je ne voulais pas remonter ! Il y a tant à observer ! J’étais vraiment heureuse d’avoir fait la plongée, je remercie mon super instructeur qui a su me rassurer et me mettre en confiance. Le tuba est suffisant pour voir des tonnes de choses, mais tu es toujours irrésistiblement attiré par ses coraux que tu voudrais voir d’un peu plus près. Un souvenir impérissable ! Tout comme la vue de la barrière depuis le bateau, ce bleu turquoise magnifique au milieu de nulle part dans l’océan. Il est possible que je retourne plonger un jour… je pense qu’on y devient vite accro ! C’est si calme sous l’eau ! Pourquoi ne pas passer le certificat qui m’éviterait d’avoir à remplir mon masque d’eau avant chaque plongée ? Le certificat est valable à vie. Je vais y réfléchir sérieusement. J’avais peur pour mes oreilles sous l’eau. Mais je n’ai pas eu mal du tout. L’instructeur nous a parlé d’un truc dingue, que si on gonfle un ballon de baudruche dans l’air et qu’on le plonge à 10 mètres de profondeur, il fera la moitié de sa taille originelle. Imaginez la même chose pour vos poumons, à seulement 10 mètres de profondeur ! C’est dingue la pression de l’eau. Sur le voyage retour, il y a eu une alerte à la baleine, mais je n’ai rien vu. Journée inoubliable ponctuée par un bain dans le Lagoon de Cairns. De retour à la maison, j’ai pu regarder les photos que l’instructeur avait prises durant notre plongée. Mais rien ne vaut la réalité ! J’ai eu le mal de terre toute la soirée : je tanguais sérieusement du retour du bateau au dodo !

Mardi 14 et Mercredi 15 Octobre 2008 – Dans le Queensland

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On est mercredi soir. J’ai passé deux journées vraiment extraordinaires. Tout commence lundi soir, quand on mange à table avec Georgianna et Justine, une collègue de travail à elle qui, devant aller à une conférence le lendemain près de Cairns avait besoin d’être logée. Au cours du repas, Justine apprend que j’ai décidé de rejoindre Cape Tribulation le lendemain, grâce à la voiture de Georgianna qu’elle m’a très gentiment proposé d’utiliser (lucky me again !). Comme Justine dormait à la maison, Georgianna m’a même proposé d’utiliser la voiture pendant deux jours, et elle se ferait emmener par Justine. Mais ce n’est pas tout ! Comble d’un bol monstrueux, Justine me dit que son ex-mari vit près de Cape Tribulation et qu’il pourrait nous héberger ! Bon ben, y’a pas… la chance me sourit en Australie ! Donc c’est avec la voiture de Georgianna (un 4x4) et un ami français que nous sommes partis direction Cape Tribulation, à 160km au Nord de Cairns. (On a perdu un peu de temps avant de décoller car en faisant les courses pour le pique-nique on a croisé un ex-pâtissier de nationalité française qui a tenu absolument à nous raconter sa vie dans le détail trois ou quatre fois…). Bref. Mardi il a plu, mais toute la journée, et genre de la vraie pluie ! On était trempé de chez trempé du lever au coucher. Mais comme il fait chaud, le seul problème que pose la pluie est le fait de sentir le chien mouillé à longueur de journée !
Les autres collègues sont à ce moment tous sur la Grande Barrière de Corail où ils vont passer une nuit. Ayant peur d’être malade sur le bateau, je n’ai pas suivi le mouvement et ai réservé sur un bateau pour jeudi, car en plus il annonce le beau temps. Sur la route allée, on n’a fait que de s’arrêter pour voir les points de vue et les plages. On est retourné aux Mossman gorge que Ben n’avait pas vue, on a fait Rex Lookout, Palm cove plage… puis on a du prendre un ferry à câble, seul moyen de traverser la Daintree River. Arrivés près de Cape tribulation, il nous fallait repérer la maison de Pat, l’ex-mari de Justine. J’avais été prévenue, la maison est… très simple. Il vit un petit peu en hermite, détaché du monde matérialiste. Sa maison n’est pas visible depuis le chemin. Un bidon servant de boîte aux lettres indique l’entrée. Enfin, l’entrée pour accéder au garage. Caché au milieu des arbres, qui longent une pelouse bien entretenue (avec des bananiers !) se trouve un petit chemin étroit fait de galets qui s’avance au milieu de la forêt dense. L’homme de la maison, la soixantaine parle très peu. Il vit bien sûr en short et torse nu. Il nous a montré le chemin, et puis il est reparti à ses activités. « Bon vous avez ça là, voilà une torche. Vous partez quand vous voulez. Cho ! ». Son style d’accueil allait très bien avec l’image d’hermite qu’il véhiculait. Bien qu’au milieu de la forêt dense, cette propriété est un petit coin de paradis! En suivant le chemin, la première chose que l’on voit est la chambre d’ami. Surélevée d’un mètre du sol, un abri sans porte protège deux lits, une étagère, deux tables, le tout, bien évidemment fait main ! Très astucieuce, l’étagère est taillée dans un tronc coupé en deux, une des tables possède une vitre incrustée dans le bois, et l’autre table un damier gravé sur le dessus. C’est magnifique. Un peu plus loin sur le chemin, sa maison. Très simple elle aussi, et entièrement fait main. Le must, la salle de bain. Si tu veux te laver les dents, direction l’extérieur. Accroché à un arbre, un énorme coquillage fait office d’évier. A côté, une baignoire vous tend les bras, avec un tapis de sol constitué d’une corde de bateau enroulée en forme d’escargot. En face, contre un autre arbre, la douche. L’eau, froide, provient d’un récupérateur d’eau de pluie. Bien sûr les toilettes se situent non loin de la « salle de bain » peu commune, et donc à l’extérieur de la maison. Mais les surprises de cette maison ne s’arrêtent pas là. Nous avons fait la rencontre de Robert. Robert mesure environ 1.60m. Il est très impressionnant. Il a de grandes jambes, des pieds absolument monstrueux, un bec, une tête bleue et rouge et un pelage d’autruche. Robert vit dans la propriété. C’est un Cassowary. Un énorme oiseau qui ressemble à une autruche croisée avec un poulet et élevée au grain pour devenir gigantesque ! Sur la route pour venir, beaucoup de panneaux signalent leur présence ; mais grâce à Pat, et donc à Justine, et donc à Georgianna, et donc à mon tuteur… l’opportunité nous était donnée d’en voir un de très près.
Celui-là n’est pas agressif, mais il y a déjà eu un cas de décès à cause de cette espèce d’animal qui avait éventré un humain qui ne lui avait pas donné de nourriture. J’avais un peu peur qu’il rentre dans l’abri pendant la nuit, mais a priori il dort la nuit, selon les (rares) dires de Pat. Cela n’empêche que j’ai cru l’entendre roder autour de la cabane plus d’une fois ! Mais vu qu’il a plu tout le temps, la forêt était très bruyante et il était difficile de ne pas se faire d’idées !
Après avoir repéré les lieux, nous avons rejoint la plage la plus proche, située sur une ligne droite depuis la maison de Pat, à environ un kilomètre. Il pleuvait toujours, mais on n’a pas pu résister à une petite baignade. Trempés jusqu’aux os de toute façon, on s’est baigné tout habillé, dans un océan agité, sous la pluie, avec une vue sur une plage désertée par les touristes, une forêt balayée par le vent et fouettée par la pluie, et un ciel gris…
Seuls au monde dans un décor d’apocalypse paradisiaque, l’instant était magique. J’ai couru comme une folle sous la pluie en jouant avec les vagues qui s’échouaient sur le rivage.
Les couleurs étaient sublimes. Le vert éclatant de la forêt contrastait avec le reste du paysage. Sur cette plage, il n’y avait pas de panneau sur les crocodiles (ce qui est extrêmement rare d’ailleurs !). Cependant il y en avait un concernant les méduses. La saison des méduses commence en Octobre. Par chance nous n’avons pas fait de mauvaises rencontres sur cette plage, la Myall Beach. Une bouteille de vinaigre était à disposition pour les touristes en cas de brûlures de méduses, qui peuvent être mortelles.
Concernant les crocodiles, sur la Une du journal paru le jour même, « restes humains identifiés dans un crocodile ». Cette baignade terminée, la nuit commençait à tomber, nous sommes retournés chez Pat pour prendre une douche avant qu’on ne puisse plus rien y voir (pas d’électricité évidemment !). Là c’était magique ! La forêt enchantée ! Il y avait des dizaines de lucioles qui dansaient autour de nous et qui volaient à travers les arbres. C’était vraiment incroyable ! Pour ajouter encore un peu plus de magie à cette forêt, on a découvert un arbre qui était recouvert d’un parasite phosphorescent ! Une sorte de lichen. Dingue ! Imaginez-vous en train de prendre une douche, froide, dehors, au milieu de la forêt tropicale, sous la pluie, en étant entouré de lucioles et avec des arbres phosphorescents, et tout cela en sachant qu’un oiseau trois fois plus gros qu’une autruche vit à deux pas de vous ! … et vous pourrez comprendre un dixième de ce que j’ai pu ressentir à cet instant.
La nuit s’est bien passée, le réveil était ensoleillé. En effet le lendemain était tout à fait différent de la veille au niveau de la météo.
Mercredi il a fait très beau. On est retourné à la Myall Beach. Toujours aussi belle ! Puis nous avons fait la Cape Tribulation beach. Encore plus belle ! La plage est délimitée par deux grosses montagnes de verdures qui s’avancent dans la mer. Cette plage est vraiment magnifique. Mais bon, il est difficile de dire qu’une plage est plus belle qu’une autre.
Nous avons pique-niqué sur l’une d’entre elles. Nous avons fait un crochet au village arrêté dans le temps de Daintree, le Daintree village. Avant cela nous avons fait une croisière sur la Daintree River (20 dollars). Vraiment bien ! On était à la recherche de « crocodiles sauvages ». On en a vu deux, un gros et un bébé croco, ce qui est pas mal puisque pour les voir on ne leur lançait pas de nourriture. On a vu de jolis oiseaux bleus, des grenouilles bien vertes, des crabes, de magnifiques papillons bleus, et des serpents d’arbres. Très sympa. Encore une bonne journée. Demain, sortie sur la Grande Barrière de Corail.

(waouh je viens de lire sur Wiki que le Cassowary est considere comme l'oiseau le plus dangereux du monde!!)

Lundi 13 Octobre 2008 – Dans le Queensland

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La nuit, ou plutôt au petit matin, j’ai été réveillée par le cri des nombreux animaux qui vivent autour de la maison (oiseaux, lézards, criquets, grenouilles)… oui, même les lézards font du bruit ! Ils émettent un cri régulièrement. Comme hier, le temps était gris, chaud et humide, avec deux rincées à 8h00 et à 16h00. On avait rendez-vous à 11h avec les collègues, au niveau du Lagoon. J’y étais… mais c’était l’heure de Canberra sur mon téléphone ! Il était donc 10h en réalité ! Donc j’ai mis les pieds dans l’eau et je me suis fait dorer la pilule au soleil. Qu’est-ce que le Lagoon ? C’est la piscine gratuite, juste à côté de la mer dont j’étais tombée amoureuse à mon arrivée. Comme les crocodiles habitent les lieus, toute baignade est interdite dans la mer. Donc ils ont créé cette piscine magnifique et un énorme playground à base de jeux d’eau pour les gosses. C’est super sympa. Et puis l’eau est chauffée par le soleil donc très bonne !
Ce matin je suis allée sur le quai d’où les bateaux partent pour la Grande Barrière. J’ai cherché le bateau de la compagnie avec laquelle je voulais voyager, le Falla… c’est une épave ! Je suis un peu dur mais ce bateau n’avait plus l’air d’être en circulation… Donc je vais chercher une autre compagnie ! Vers 12h00, j’ai fait du shopping ; c’est pour la bonne cause : ici on ne peut pas porter de jean’s donc je n’ai qu’une seule jupe à mettre ;o) En plus ici c’est truffé de magasins comme Billabong, Ripcurl ou Quicksilver. J’adore ! Donc je me suis équipée un peu pour survivre à la chaleur et à la moiteur (short, jupe, T-shirts). Puis j’ai mangé un sandwich au saumon (environ 8 dollars pour tous les sandwichs, saumon ou pas). Ensuite j’ai marché, marché et marché. D’abord le long de l’ « Esplanade » qui borde la mer et qui fait environ deux kilomètres.
Puis à côté de plans d’eau fraîche et salée normalement habités par des crocodiles. Et enfin à travers une forêt presque plus effrayante que la Daintree Forest car le chemin était plus étroit donc les plantes envahissaient un petit peu la route. Tout cela pour rejoindre le Botanic Garden, qui était finalement moins intéressant que cette forêt !
Puis sur la route du retour, comme je trouvais qu’il ne faisait pas assez lourd, et comme je n’avais plus d’eau dans ma bouteille, j’ai jugé bon de me tromper de route et de rallonger le temps de marche d’une vingtaine de minutes.
Waouh ! Découverte ! A Cairns on est à 2550km de Sydney quand même !

Dimanche 12 Octobre 2008 – Dans le Queensland

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Au petit matin… Le réveil à 6h15 ne fut pas trop rude, contrairement à ce que je pensais, pas trop moite. J’ai même bien dormi. Le fait de dormir les fenêtres ouvertes dans un quartier résidentiel implique forcément la réception de nuisances sonores (voiture, humain…)…mais cela permet également de nous faire parvenir les bruits des animaux et c’est assez agréable. A priori la nuit a été assez calme – enfin je vais quand même vérifier qu’il n’y a pas un serpent sous les draps ! La question du matin… comment s’habiller ? Par contre dans ce genre d’habitation, mieux vaut fermer les sacs à dos qui sont au sol pour ne pas emporter de la compagnie !



Le soir… Grosse journée ! Au levée on a petit déjeuné ensemble avec Georgianna, avec des céréales et un bon cocktail vitaminé fait maison à base de mangue, papaye rouge (red paw paw) et de banane. Très bon, très doux, et très consistant ! On est parti à 8h en voiture chercher Vivien et Peter. Il pleuvait. Une heure de route, direction Port Douglas, au nord de Cairns. On a fait un marché bien sympathique, où l’on a pu goûter à quelques spécialités de la région, puis on a rejoint une plage.
Première baignade dans l’océan pacifique ! 31 degrees dehors, 28 dans l’eau ! L’eau était très bonne ! Très salée et avec de grosses vagues car un peu de vent. On sortait de l’eau, on séchait en un rien de temps sans serviette et sans avoir froid. Après on est allé acheter à manger, en se baladant en maillot de bain ; normal ! Le temps était gris toute la journée ou presque, mais en France si c’est gris c’est froid. Ici si c’est gris c’est bon signe ; c’est signe que l’on ne va pas cramer au soleil même si le coup de soleil n’était pas loin ! Puis nous sommes allés dans la Daintree Forest. Beaucoup de touristes au départ. Mais nous nous sommes posés dans un coin un peu plus loin le long de la Mossman River et il n’y avait plus personne ! La Daintree Forest est très jolie, très… tropicale et beaucoup moins effrayante que ce que je pouvais imaginer. Beaucoup plus lumineuse finalement. C’était plus un coin de paradis qu’un enfer ! L’eau était un peu (beaucoup) plus froide mais elle n’était pas salée. Très agréable.
Nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux, quasiment aucun pour ainsi dire. Mais on a fait les singes en nous pendant à des lianes géantes !
Après cela nous avons rejoint un parc à crocodiles, le Hartley’s crocodile adventures. Là encore, c’était très bien. C’est là que tu peux voir les animaux qu’il vaut mieux éviter de croiser dans la nature ! Ils font pas mal de prévention, donnent des conseils pour éviter les accidents (sachant que l’animateur du show de crocodiles avait eu des ennuis avec son crocodile deux semaines plus tôt dont il s’est abstenu de parler…).
En parlant de sécurité, sur la plage il y a des zones surveillées, généralement protégées par des filets mais qui n’étaient pas encore installés, des filets anti-méduses. Sur la plage, avec le matériel de secours, il y avait deux bouteilles de vinaigre ! Et on retrouve ces bouteilles à l’entrée de toutes les plages de la côte. (les remèdes de grand-mère !) Le soir on a commandé des fishs and chips, et au dodo. Je suis crevée mais très contente de ma moite et mouillée journée. J’oubliais ! J’ai caressé un koala ! Un vrai nounours en peluche ! Trop marrant !

Samedi 11 Octobre 2008 – Dans le Queensland – Retranscription de mon carnet de voyage

9 :00AM – Dans le bus en direction de Sydney. Bonne petite montée de stress pour commencer. Levée depuis 6 :30AM, j’étais bien prête à partir. A 8 :15, je vois Helen, …en pyjama. On se dit « Bonjour » et puis elle me demande ce que je vais faire aujourd’hui… elle me répète trois fois la question car j’avais du mal à comprendre. Enfin je lui réponds d’un air semi-étonné : « Bien je voyage toute la journée, je vais à Cairns. » Elle a amené ses mains à son visage. « Oh my God, I completely forgot !» (mon Dieu j’ai complètement zappé !) « Je vais me changer et j’arrive ! ». On est arrivé 10 minutes avant le départ du bus. Ouf ! Un peu plus et mon voyage à Cairns s’arrêtait là ! Je suis dans le bus, place 2A. Le conducteur est gros. Le bus démarre. Je crois que mes cinq heures de sommeil de la nuit me mèneront dans les bras de Morphée dans le bus. Peter, l’allemand, est là aussi. Oulà, on est assis haut dans un bus ! Ca faisait une éternité que je n’avais pas emprunté la route par ce moyen de transport. Les routes australiennes… 2x3 voies, toutes droites, qui montent et qui descendent. Du vent, pas mal, assez pour que l’on sente le conducteur lutter contre lui. En France, il y a des aires d’autoroute tous les 10km. En Australie, tu as intérêt à avoir bien fait le plein et à ne pas avoir envie de faire pipi ! Un point A, un point B, et entre ces deux points, des millions d’arbres, quelques chevaux, et pas plus de quelques milliers d’habitants répartis le long des 300km qui nous séparent de Sydney. Les routes sont dans un état correct, on y roule bien. Mais comme plutôt monotones, on a eu le droit au jeu des camions qui se doublent avec le véhicule doublé qui accélère au moment où l’autre commence son dépassement. Le trafic est relativement dense. La vitesse est généralement limitée à 110, ce qui est un peu frustrant vue la configuration du réseau autoroutier. L’autoroute est gratuite tout le long, jusqu’à 30km de Sydney où ils ont installé un péage à 4dollars pour les voitures et 8,20 pour les bus. En moins de 3h30 de bus, nous voilà à l’aéroport, un endroit que je n’ai pas l’impression d’avoir quitté entre mon arrivée il y a deux mois, et le fait que je vois décoller des avions à longueur de journées juste à côté de l’ADFA.


A un moment donné dans l’avion… A l’aéroport tout s’est bien passé. Il y avait pas mal de blondes, en fait je crois que Peter était tombé sous le charme de l’une d’entre elles qui attendait pour le check in du même vol que nous. Mais l’histoire a prouvé encore une fois que les blondes sont… blondes, même à l’autre bout du monde. Peter semblait bien déçu de la voir rempaqueter son sac trop lourd de façon à avoir deux sacs dans lesquels le poids des bagages était mieux réparti, cela lui permettant d’avoir cette fois-ci non pas un, mais deux sacs trop lourds pour le check-in… Vive les blondes ! A l’aéroport, j’ai loupé un coup de fil d’un ami ; je l’ai donc rappelé, j’en ai eu pour 2 minutes et environ 6 euros… Glup ! Passé le contrôle de sécurité, j’ai décidé de m’acheter une puce australienne. 10 dollars la puce et 20 dollars de crédit. L’avion dans lequel j’écris actuellement est un A320 de la compagnie Jetstar. Je suis place 5F, à côté du hublot (j’avais pu choisir sur le net la veille, en faisant the online check in). La piste de décollage de Sydney a la classe avec l’eau de part et d’autre de celle-ci. JetStar ce n’est pas cher. Pourquoi ? Dans l’avion, pas d’écran, les consommations sont payantes. Pas de traditionnel rafraîchissement au jus de tomate ! A l’heure où j’écris, je survole la mer et je peux voir plein d’îles plus ou moins grandes. Je suis perdue dans l’horaire, mon téléphone est éteint. A ben non, une annonce vient de signaler un atterrissage imminent !


22 :40 chez Georgianna. Je viens de vivre la journée la plus intense depuis mon arrivée en Australie ! Après avoir remis les pendules à l’heure à l’atterrissage, j’ai retrouvé de suite Georgianna. Ils ne pratiquent pas le « light saving » à Cairns, donc il était 17h00 quand nos montres indiquaient 18h00. En sortant de l’avion… Wrouh…une chaleur étouffante fait pression sur nos épaules. Il y a des palmiers partout. Ca y est, je suis dans l’ambiance tropicale. Mais vraiment ! Il fait hypra-moite, il pleuvine et il fait terriblement lourd. La même ambiance qu’une serre à papillons ! Je suis en train d’écrire dans mon lit, les fenêtres sont toutes ouvertes, je suis à moitié nue et j’ai chaud ! Voyant Peter à l’aéroport avec moi, Georgianna lui proposa de l’emmener dans son auberge de jeunesse. Elle est passée à côté de l’océan pour nous montrer. Et plus je voyais des choses, plus j’étais excitée !! Là bas tout le monde se lève tôt pour vivre quand il ne fait pas trop chaud, et les magasins et la ville s’animent le soir jusqu’à 9 ou 10h. Bref, une ville très animée comme je les aime ! Le contact passant très bien avec Georgianna (sauf que je lui ai fait la bise alors qu’elle me tendait une main !), elle m’a présenté toute la ville by night. Après nous sommes allées manger dans un resto japonais super bon et vraiment pas cher. J’ai tout mangé avec des baguettes, et presque aussi vite qu’elle alors qu’elle a vécu un an au Japon donc belle performance ! On a pas mal papoté. Super sympa. Et pas de blanc dans la discussion. Après on a continué à marcher, elle m’a indiqué quel bus je devrai prendre dans la semaine et puis elle m’a emmené dans un coin… paradisiaque ! Comme on ne peut pas se baigner dans la mer à cause des crocodiles, ils ont aménagé une piscine publique gratuite… Un vrai paradis ! Là j’étais folle !! J’avais le sourire aux oreilles toute la soirée. Puis nous sommes rentrées chez elle. Une grande maison bien sympa. Elle me présente ma chambre. Un gecko sur le mur ! Je risque de bien m’amuser ici !! Et puis finalement quand on en voit un deuxième, et un troisième sur les murs, on s’y fait ! Je me suis fait piquer 5 fois en un quart d’heure. Après cela elle m’a fourni anti-bestiole et crème apaisante avant d’être défigurée ! Elle m’a aussi donné des cachets en cas de grosse allergie aux piqûres, en cas de force majeure. Sympa Cairns ! C’était vraiment incroyable, vraiment une situation de vie nouvelle. Ensuite j’ai mangé de la papaye rouge, et on a parlé de tout ce que je pourrai faire. Pour demain, c’est déjà prévu. On va dans un parc à crocodiles avec une amie à elle et mes amis, c’est à une heure de route. On doit emmener nos maillots de bain, une serviette et… du vinaigre pour les méduses ! Je sens que je vais en avoir à dire sur ce voyage à Cairns ! Bon là je dois dormir, avec les fenêtres ouvertes… Je ne suis pas rassurée ! Je suis super excitée !!

Vendredi 10 Octobre

Ca y est ! J’ai mis les mains dans le cambouis ! Toute la journée même ! Portant fièrement mon marron de travail et mes chaussures de sécurité, mon tuteur et moi avons démonté un moteur entier de Mazda 6 cylindres en V. On a même commencé par faire la vidange ! Et après pièce par pièce, on l’a tout dépecé. Très intéressant ! Mon seul regret est celui de ne pas être meilleure en anglais, car mon tuteur n’a cessé de m’envoyer une foule d’informations que je n’ai pu saisir dans son intégralité à cause de mon manque de vocabulaire technique et du fait que j’ai du mal à comprendre mon tuteur quand il parle… ! Bref, bonne expérience ! (et belles photos du moteur!) Le soir, c’était admiration du coucher du soleil depuis un point de vue (lookout) de Canberra… Franchement, elle est quand même loin d’être moche cette petite ville ! On pense que la réputation de Canberra n’est pas excellente du fait que la ville est le siège du Parlement et que lorsque l’on parle de Canberra on pense tout de suite à ce dernier et à tout l’ennui qu’il engendre ;o) Après j’ai fait trainé mon retour et j’ai failli oublier d’aller acheter une boîte de chocolats pour la fille de mon tuteur à Cairns ! A minuit et deux minutes, j’étais dans ma voiture, avec mes chocolats que j’avais couru (physiquement !) acheter dans le magasin qui fermait à minuit. Sauvée ! Après je suis rentrée, je n’avais toujours pas fait ma valise… Mais bon, c’est tout bon ! On est samedi, il est 7:30AM , mon sac est à peu près prêt, j’ai petit-déjeuner et même réussi à écrire ce post, qui est le dernier car je prends le bus pour Sydney dans une heure et demie, et l’avion à 3PM, pour arriver à 5PM à Cairns, mais d’après les dires de mon tuteur je vais faire 3 heures d’avion ; l’Australie, c’est grand ! J’ai emmené un calepin pour prendre des notes. Partons pour un pays tropical très différent de New South Wales, le Queensland.

Jeudi 9 Octobre

Aujourd’hui je n’ai toujours pas mis les mains dans le cambouis… peut-être demain (ça fait une semaine que c’est peut-être demain)! Pendant la pause de midi, on s’est fait une virée sur le mont Ainslie tout proche. On l’a monté à pied, 40min environ. La vue est quand même bien sympa de là-haut ! Et en montant ainsi pendant la pause de midi, on s’évade vraiment du boulot. J’avais mis de la crème solaire, mais j’ai quand même bien rougie ! On a vue le gros lézard que j’ai montré en photo quelques posts avant, mais vivant ! C’est un shingleback. C’est un mammifère a priori. Mais c’est quand même dingue que ça survive, alors que c’est lent et gros, et pas méchant ! Et sinon, un peu plus effrayant, il y avait un bourdonnement continu, faisant penser à un gros amas de guêpes ou bestioles volantes dans le même genre. On ne s’est pas attardé ! A part ça je fais des collections idéales… d’abord les os de kangourous, et maintenant les pierres. Supers idées pour prendre l’avion ! Mon tuteur m’a lancé un défi hier ; il m’a suggéré un mécanisme dont il n’arrive pas à voir le mouvement. J’ai donc à mettre le problème sous équations mais il doit y avoir environ 8 inconnues ! Je dois tenter de le résoudre ! C’est un bon challenge ! Et pour une fois que le tuteur ne connait pas la réponse au moment où il pose le problème à l’élève… !

Diaporama Parlement-War Memorial

Bon je sais je suis en retard, mais j'essaie de me faire de beaux diaporamas souvenirs!

Voici le parlement et le war memorial, mais j'en ai encore pleins d'autres à faire!

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Mardi 7 Octobre déjà

Ce matin un bus s’est rabattu devant moi, d’une manière assez brusque, en tout cas assez pour que cela attire mon attention. Et à l’arrière de celui-ci, il y avait une affiche maxi-format qui disait : « Why French women are slim and ageless ? » !! (Pourquoi les femmes françaises sont-elles minces et jeunes ?) Je ne sais pas comment se bâtie une réputation comme ça, quel est le processus qui mène à cela, mais je trouve cela très étonnant. A midi, j’ai essayé une nouvelle marque de pâtes micro-ondables, je crois que je suis fan en fait ! C’est cela aussi appréhender la culture d’un autre pays ; c’est tester de nouveaux produits et savoir les apprécier :o) Bon ce soir on a parlé viande de kangourou, mais ils n’ont vraiment pas l’air d’être fan dans la famille. A priori la viande est vendue avec beaucoup de ficelles autour et cela dérange. Et c’est là que je place la minute d’information suggérée par de nombreux lecteurs (deux quand même !!) à savoir que "Manger du kangourou pourrait réduire les gaz à effet de serre" selon un rapport scientifique validé par le plus haut conseiller environnemental du gouvernement australien.... Voici même le lien (merci Elodie !) http://actu.voila.fr/Article/mmd--francais--journal_internet--ins/Manger-du-kangourou-pourrait-reduire-les-gaz-a-effet-de-serre.html. Mangez du kangourou! Personnellement, je n’ai pas encore essayé. J’ai mangé du bovin jusque là. Mais je ne repartirai pas sans avoir essayé ! L’autre jour, ou plutôt l’autre soirée (il faisait nuit), j’étais en voiture, et un des français était à vélo, et on avait rendez-vous au même endroit ; donc moi je suivais la route (tant qu’à faire !) et lui passait par les petits chemins qui longeaient la route. Donc on était à maxi 200m l’un de l’autre, et il s’est retrouvé… en plein milieu d’un troupeau de kangourous ! Là, à même pas deux cents mètres de la route, et surtout en pleine ville ! Et ce n’étaient pas des kangourounets, mais de bons petits kangourous qui font presque notre taille ! Ils nous étonneront toujours ces kangous !

Lundi – Férié youpi !

Hier soir j’ai regardé la télé et ça valait vraiment le coup ! D’abord tournoi de Poker (mais sans Patrick), puis, beaucoup mieux, les hommes les plus fort du monde, avec portage d’ancre de bateau ! Youhou énorme ! Bref. Hier soir j’ai rangé un peu la maison pour le retour de la famille, mais certains os sentaient fort, alors je les ai fait bouillir… waouh, l’odeur ! C’était assez horrible ! Hier je suis allée en course aussi, je voulais m’acheter des marrons… manque de bol je me suis trompée et j’ai acheté des betteraves ;o) Par contre je me suis fait le même gâteau que celui qu’on avait fait avec les enfants, et j’ai tout léché les plats et les couverts, et j’en ai mangé beaucoup sans complexe !
Aujourd’hui, mauvais temps, mais du genre vraiment mauvais ! J’avais toujours dans l’idée d’aller à la piscine. J’ai donc pris la voiture, direction Belconnen. Pfff… de la pluie ! C’était une piscine tout du long ce coup-ci ! Aquaplaning et compagnie ! Eclairs ! Et même grêle ! Je n’y voyais goutte ! Je roulais à 60. Bref. Allant au hasard des rues, j’espérais un jour tomber sur la piscine. J’aurais pu prendre une carte, mais rien ne vaut l’instinct ! Là tout le monde rigole et pourtant ! J’ai tenté le centre ville, puis j’ai avancé droit et je suis tombée du premier coup, sans détour, sur la piscine ! J’aurais utilisé une carte j’aurais tourné un moment ;o) En plus, comble de la classe, un rayon de soleil m’a accompagné pour sortir de la voiture jusqu’à l’entrée de la piscine. Alors les piscines, ben… ressemblent à des piscines françaises. L’eau est aussi froide que chez nous, et aussi chlorée. On y retrouve un petit tas de gourdinettes (petites gourdes : filles qui se regardent beaucoup le nombril et qui rient comme des bécasses) qui papotent au bord de l’eau. Ce qui est marquant, c’est la blancheur des australiens ! Je crois qu’on leur a fait tellement de prévention sur le cancer de la peau, qu’ils se badigeonnent de crème au point d’être tout blanc ! Pour dire, j’étais quasiment la plus bronzée de la piscine ! Deuxième chose, l’image des beaux surfeurs ou des belles surfeuses blonds et bronzés est un mythe ! Un gros mensonge ! ;o) En tout cas à Canberra. Il faut voir sur la côte… J’ai payé 4 dollars l’entrée en tarif étudiant. Ce n’est pas excessif. J’ai nagé une heure, j’étais lessivée ! C’est vraiment crevant la natation ! Et puis après j’ai pris une demi-heure de douche chaude, comme il se doit. Je suis française, je suis moins concernée par les restrictions d’eau :o) Je suis ressortie toute fripée ! Et mes jambes étaient tellement lessivées et propres que le carrelage se reflétait dedans (véridique !). J’ai oublié de mentionner ; en fait aujourd’hui c’était férié car c’était la fête du travail (Labour Day) ! Après cela j’ai rejoint un centre commercial car l’activité adéquate à faire par un temps pareil est le shopping! Je marchais à deux à l’heure. C’est quand j’ai vu que j’allais moins vite qu’une mamie qui poussait un fauteuil roulant que j’ai décidé d’agir. Je suis allée manger un bout dans un café du centre commercial. Pas mauvaise la quiche ! Le serveur m’a demandé d’où je venais et il m’a dit qu’une française travaillait ici avant. Requinquée, je me suis mise au lèche-vitrine sur trois étages. Encore une fois, il y avait un cinéma au dernier étage, et une salle de jeux aussi. Cette configuration me perturbe un peu, mais après tout, pourquoi pas ? A un moment je suis rentrée dans un magasin exclusivement consacré à la vente de vêtements masculins. Le vendeur m’a regardé avec des yeux tout ronds ! Je voulais voir les chapeaux comme je les aime ;o) J’aurais du emmener le mien, car c’est vraiment le pays du chapeau ici ! Plus que le pays des lunettes de soleil. Le vendeur m’a aussi demandé d’où je venais, et à essayer de me parler en français. C’est marrant, les australiens sont assez nombreux à connaître les bases du français. Et dans beaucoup de dessins animés on parle des français, pour la cuisine en particulier. Je crois qu’on est plutôt bien aimé ici. Après cela je suis rentrée, j’ai retrouvé la famille, et j’ai dit à Helen de ne pas s’inquiéter si les gosses lui ramenaient des os dans les jours prochains !

Samedi 4 Octobre - Squelettintéressante ton histoire !

Ce matin, bonne grosse grasse mat jusqu’à 11h30. Ca, ça fait plaisir ! Pas un bruit dans la maison inhabitée. Et un coup de téléphone après que je sois réveillée, c’est sympa. On avait fait des plans avec l’Allemand et le New-Zélandais, on voulait prendre ma voiture et aller sur la côte. Malheureusement, il a fait crever de chaud toute la semaine, et aujourd’hui… il pleut ! Et il devrait pleuvoir tout le week-end ! Jusqu’à mardi ! Pfff… rembourser nos billets d’avion ! ;o) Du coup ça va être un jour de repos, au calme, tranquille, je crois que j’en ai bien besoin. Mais c’est quand même dommage car en plus, ce week-end est un long week-end car lundi c’est la fête du travail, et c’est donc férié ! Petite semaine qui m’attend, avec à la clef, mon week-end à Cairns, que j’espère ensoleillé !


Depuis quelques semaines, je me passionne pour ce qui est mort, car la faune décédée témoigne de ce qui est vivant.






Cette chose, qui ressemble à une pomme de pin écrasée couleur excrément, est en fait un gros lézard que j’avais pu caresser vivant au point d’accueil de la réserve de Tinbindilla. C’est le genre d’animal que tu vois en vivarium, mais jamais dans la nature ; et pourtant, il y en a, la preuve ! Et c’est cela qui est vraiment très étonnant et passionnant ! J’ai comme projet imaginaire, de ramasser plein d’os de kangourou afin d’en reconstituer le squelette. Comme je suis assez têtue, j’ai pris la voiture, je suis allée acheter des gants et de la javel – pas évident d’ailleurs de trouver la javel quand on ne sait pas le nom en anglais (bleach). Revenue à la maison j’ai enfilé une paire de gants et je suis partie avec un sac plastique dans la réserve derrière la maison. J’ai ramassé quelques os, j’ai pris un titi couteau, pour enlever les ptits morceaux… J’ai fait tremper les os dans la javel. Et puis voilà quoi, plus que quelques centaines d’os et j’aurai un squelette complet ;o) J’étais complètement droguée par les vapeurs de javel, et mon petit chantier sentait bien mauvais dans la maison ! J’ai bien aéré, j’espère que ça ne sentira plus au retour de la famille !








Aujourd’hui j’étais à la recherche d’une piscine, j’avais envie de piquer une tête. Je me suis arrêtée sur le parking d’un bâtiment, croyant que c’était une piscine… mais non ! Je suis partie sans dire un mot, les gens m’observaient un peu bizarrement… ! Je suis allée en ville pour aller à la piscine olympique… travaux jusqu’au 27 novembre ! Bref. C’était un échec cuisant. Mais comme j’avais fait 20 bornes pour aller en ville, je me suis arrêtée un peu, et pour changer, je suis allée à Floriades. Mais je n’ai pas regretté, car je suis tombée sur un concert de musique countryyyyyyyyy ! Je me suis allongée sur la pelouse et je suis restée au soleil un petit peu. C’était sympa ! Sur la route du retour, - je n’avais pas mon portable et toute la journée j’étais perdue dans l’horaire car cette nuit on a changé d’heure… - j’ai voulu m’arrêter au Botanic Garden, qui est gratuit, mais le parking était payant… l’arnaque ! Donc j’ai poursuivi ma route jusqu’à ce que je vois le panneau « Kambah Pool » ! J’ai foncé ! C’était assez loin, à la fin d’une route, un cul-de-sac. J’ai garé ma voiture et je me suis approchée… Heu… Ce n’était pas exactement le style de piscine que je m’attendais à voir ! Disons que c’était une rivière où l’on verrait bien des crocodiles surgirent de l’eau marron pour te bouffer une jambe ! Ceci dit c’est mignon quand on sait que c’est une rivière et pas une piscine ! A priori il y a une balade qui longe cette rivière, qui peut être sympa à faire.
Les Australiens sont très proches de la nature. Ca fait deux fois que je vois des gens pieds-nus dans un supermarché ; la première fois c’était une personne aborigène, mais pas la deuxième. Et puis là, aujourd’hui, j’ai vu aussi que le long de cette rivière, les gens pouvaient profiter de la nature… dans leur plus simple appareil !


Sans transition aucune, j’ai découvert l’huile en spray. J’avais du poisson à faire cuire, et j’ai donc utilisé cette huile… Ben mon poisson manquait de gras quand même… Tu sprayes quasiment rien et tu pollues ! Pas génial !

Vendredi 3 Octobre

Le vendredi est le dernier jour de travail de la semaine, certes, mais les vendredis à l’ADFA ont un sérieux avant-goût de week-end ! La matinée fut plutôt studieuse. J’ai essayé de mettre de l’ordre dans mes corrections de Catia et j’ai envoyé des mails aux personnes à qui je n’avais rien corrigé. Oui car c’est quand même pénible un élève, ça ne nomme jamais les dossiers, les parties… comme expliqué dans le sujet et du coup tu as toujours des fichiers anonymes… Bref. A midi, on a fait les rebelles pour pouvoir manger dans le coin pique-nique, car il y a des travaux et des barrières partout , donc le lieu est normalement interdit au passage. D’ailleurs on était comme dans un enclos, on se sentait un petit peu animaux, il ne manquait plus que quelqu’un nous jette de la nourriture et c’était parfait ! Je dis « on », (et je le sème, sur ma planète, na na na na na…) Non, je dis « on » car maintenant j’ai des amis qui mangent avec moi ! Des vrais ! En chair et en os ! Parfois deux même ! Des français… ;o) Et puis il faisait beau hier, très beau, 27 degrés selon la météo. Et comme les pauses de midi durent un petit peu de temps, ben…. J’ai pris un beau petit coup de soleil mono-latéral facial supérieur. Après ça, il faut savoir que le vendredi à 3h00, c’est foot, ou socker. Et j’ai voulu représenter la gente féminine… C’est dans une ambiance bon enfant que se déroulent les matchs, sur le terrain de l’ADFA. Des équipes hautement multiculturelles s’affrontent, avec des Australiens, New-Zélandais, Indiens, Algériens, Chinois, Allemands et Français ! Donc c’était bien sympa, et j’ai touché plus de trois ballons ! Au moins quatre ou cinq ;o) Sans contrainte horaire j’étais perdue ! D’habitude je pars à 2h30 pour chercher les gosses. Là je n’avais rien à faire. J’étais totalement libre de mes mouvements, et donc perdue. Après avoir repris mes esprits, on est allé manger un bout avec un pote. J’ai pu voir des possums, je crois. Des petits animaux qui font flipper dans le noir. (tapez poSum dans google, et si tout va bien vous verrez un bac plein de ces bestioles et une image qui fait flipper !) Et puis j’ai vu une espèce d’écureuil croisé avec un furet… Je suis rentrée à 1h00 du mat, j’avais peur que le chien crève de faim en le nourrissant plus de 6 heures après son heure habituelle de repas …

Jeudi 2 Octobre

Hier j’ai testé mes nouilles goût prawn (crevettes roses)… j’ai ouvert le sachet de saveurs, je l’ai reniflé, et j’ai pris peur ! Horrible odeur ! J’ai fait sentir à d’autres, ils ont de suite pensé à de la nourriture pour poissons ! Mais bon, finalement le sachet est constitué essentiellement de sel, alors c’était mangeable, presque pas mauvais ! Ce matin j’étais au boulot à 6h45. A 10h30 j’avais rendez-vous avec mon tuteur ; j’avais le marron de travail mais pas les chaussures de sécurité, alors on est retourné à Fyshwick. J’ai choisi des chaussures de sécurité. Je lui ai dit que le problème c’est que je n’avais aucune paire de chaussettes montantes. Ni une, ni deux, il m’a pris des chaussettes dans un rayon. Et me voilà équipée ! Rien qu’aujourd’hui, une paire de chaussures et une paire de chaussettes, 160 dollars, à consommer sur place, et à emporter une fois le stage terminé. Roh le beau souvenir que je vais ramener en France ! A peine rentrée de Fyshwick, j’ai quitté le boulot. Oui aujourd’hui c’était après-midi baby-sitting. J’ai gardé Lachie et je suis allée chercher sa sœur en fin d’aprèm. Mais c’était sympa cet aprèm. Il faisait 27 degrés encore aujourd’hui, donc on a joué un peu dehors, dans son petit bassin d’eau. J’ai pu profiter du soleil, faire un peu bronzette. J’ai aussi pu faire une petite heure de sieste sur le canapé pendant qu’il regardait la télé. C’était pas si mal :o) Dans la soirée le père revient de son périple dans le désert. Et ce week-end la famille part au ski, donc je vais avoir la maison pour moi toute seule !

Véridique : Un coup sur la route, une voiture m’a doublée et j’ai regardé sa plaque ; je me suis dit « tiens un étranger ! »….ppfff, pauvre de toi, c’est toi l’étrangère !! Même après deux mois dans le pays, y’a encore de bons restes français…

Fait divers : je peux attester qu’il y a des renards, ou des animaux qui y ressemblent beaucoup car j’en ai vu deux écrasés sur la route aujourd’hui.

Fait divers : Avec ce soleil, la lessive n’a pas trop de mal à sécher !

ODD SPOT sans numéro :
The Mona Lisa has no eyebrows.
(Elle n’a pas de sourcils)

Mercredi 1 – Joyeux mois d’Octobre

J’espère vous apprendre quelque chose en vous disant qu’il n’existe pas moins de 35 espèces de kangourous à travers l’Australie ! Des gros, des plus petits, des qui ressemblent à des souris… En faisant quelques recherches sur le net, j’ai vu qu’on avait abattu 400 kangourous dans la région de Canberra au mois de mai dernier, le motif étant la surpopulation. Ce fait divise les Australiens sur l’intérêt d’un abattage massif d’un animal hautement symbolique qui figure sur les armoiries de l’Australie.

Pour Cairns, la fille de mon tuteur va pouvoir me prendre à l’aéroport ; on a fait un échange de photo histoire de pouvoir se reconnaître quand même ! Ouais n’empêche quand on y pense, je vais être hébergée pendant toute une semaine par une personne totalement inconnue, qui va peut-être même me déposer en ville tous les jours et me prêter un vélo… c’est fou !

J’ai beau essayer de me dire que la fatigue c’est psychologique… là ca devient super dur ! Le nez qui pique un peu avant et après le repas… ! Mais bon je ne peux pas dormir ; mon bureau est juste en face de la porte ! J’avais un autre bureau avant qui était dans un coin de la salle c’était parfait ;o)
Quoi d’autre à signaler… Hier j’ai discuté un peu avec Helen, et j’ai découvert qu’elle était née en Angleterre, et que c’est quand elle avait 4 ans qu’elle s’est retrouvée en Australie. Elle m’a parlé de ses différents voyages ; elle a pas mal voyagé surtout pour le boulot, mais pas seulement.

Demain le gamin ne va pas en holiday program, ce qui signifie que je dois le garder à la maison durant toute l’après-midi ! Ce soir j’ai fait à manger aux gosses ; comme un chef ! Fish fingers (capitaine igloo) et purée de patates réchauffée réussis ;o) !

Rubrique faits d’été : Dans la famille, ils ne mettent pas le vin au frigo, c’est étrange !

ODD SPOT #116 :
Sheep will not drink from running water.
(Super mouton ne boit pas de l’eau qui court !)