Lundi 9 Février 2009 – Western Australia

J’ai pris un avion pour Karratha à 3h de l’après-midi. A 5h on atterrissait. En sortant de l’avion, il faisait chaud et humide. Cette sensation d’humidité, semblable à celle que j’avais ressentie en arrivant à Cairns, m’a rassuré car pour moi si l’humidité était plus présente, les probabilités d’incendies étaient diminuées. Au matin, j’avais eu une réponse négative concernant une demande d’hébergement dans un backpacker, et pour ainsi dire le seul backpacker de Karratha. J’avais donc téléphoné chez Europcar pour demander si par hasard je pouvais louer la voiture dès mon arrivée au lieu d’attendre le lendemain matin. Et finalement, je me retrouve avec une bonne petite Hyundai Getz toute neuve, retirée à l’aéroport, et que je ramènerai à l’aéroport juste avant de reprendre l’avion. Cela m’arrange complètement car je n’aurai pas besoin de faire des transferts ville-aéroport. Donc au niveau des voitures, ça gère ! Je me suis dirigée vers le centre commercial pour m’approvisionner en eau. Je n’ai malheureusement pas vu le centre d’information ; de toute façon à cette heure là il doit être fermé. Après m’être approvisionné j’ai de suite pris la route pour m’éloigner de la ville et trouver un endroit où dormir tranquille. A peine avais-je fait vingt kilomètres que je vois un panneau « Avez-vous vérifié l’état des routes ? Car la saison des cyclones a commencée… » Hum hum… Un cyclone… Comment s’en protéger ? C’est des questions qu’on ne se pose pas souvent ! Enfin me voila sur un parking au bord de la route (car il n’y a qu’une seule et unique route, donc pas de possibilité de se faufiler dans une petite route à l’abri). Je n’ai pas de réseau. Il fait très chaud. Il fait presque nuit et je transpire sans bouger. Les mouches ne sont pas encore couchées. J’en ai environ dix sur moi, ça promet ! Heureusement que j’ai emmené la crème miracle avec moi ! Karratha est une ville complètement industrielle. Tous les habitants travaillent dans les nombreuses mines qui entourent la ville. Les véhicules, essentiellement des quatre quatre, arborent un petit drapeau rouge très en hauteur par rapport au conducteur. Je suppose que tous ces véhicules travaillent dans les mines et possèdent ce petit drapeau pour qu’ils puissent être vu et évité d’être écrasé par les énormes engins de chantier. Le paysage est semblable à celui d’Alice Springs. La terre est très rouge. Je suis dans une immense plaine entourée de quelques collines. La végétation est basse ; essentiellement de l’herbe.

Aucun commentaire: