La nuit fut très chaude. Je transpirais à grosses gouttes. Les fenêtres ouvertes, ce n’était guère mieux. Jusqu’à ce qu’il se mettre à pleuvoir, et là on avait froid ! Au petit matin, on a fait notre toilette dans un évier. Une douche aurait été la bienvenue… On a croisé un ranger. Malheureusement il n’a pas pu nous renseigner sur l’état des routes. On est retourné dans le supermarché d’Alice Springs pour acheter un thermomètre que l’on n’a finalement pas trouvé. On a fait le plein d’essence. Et on est parti. Malgré la pluie, l’invasion des mouches avait repris depuis le lever du soleil. On a fait un arrêt à un champ de cratères de météorites. Le plus gros faisait 180m de diamètre et 15m de profondeur. C’est dingue ces bombardements de la Terre. Sur l’attraction, on a croisé un homme solitaire. Plus tard on apprendra qu’il était notre sauveur.
Pour des photos réussies...! On aime le principe !
En effet, à deux doigts de regretter de ne pas avoir acheté de ridicules filets anti-mouches, cet homme nous a spontanément proposé sa crème magique voyant qu’on galérait avec nos mouches. Un vrai miracle ! Les mouches nous tournaient autour, se posaient, et repartaient aussitôt. Dès qu’on en trouve, on en achète ! Il y avait des toilettes publiques là-bas (oui j’en parle tout le temps car c’est rare dans le désert…). Voulant soulager mes besoins naturels, je suis entrée dans la petite cabane fermée par une porte anti-dingo (dingo=chien sauvage. Donc j’ai pu rentrer…) Et là, surprise ! 1, 2,4, 10 lézards tapissaient les parois des toilettes. J’avais déjà vécu la même histoire avec des espèces de blattes, ça allait. Mais avec les lézards tout gesticulants, je n’ai pas pu ! Il y en avait même un sur le rebord de la cuvette… On a repris la route. On s’est arrêté à une station essence (dans le désert, mieux vaut avoir le réservoir toujours plein !). Il y avait pas mal d’aborigènes. Force est de constater une nouvelle fois qu’ils ne semblent pas en bonne santé, tous. De plus, on ne sait pas quel comportement adopter devant eux. La station était tenue par des blancs. Après avoir fait le plein de la voiture et vider les vessies, on en a profité pour manger notre festin : bœuf braisé mijoté avec ses petits légumes, et en accompagnement, carottes naines. Le tout pioché directement dans les boîtes de conserves pas chauffées, à l’aide de fourchettes en plastique. La veille on avait mangé spaghetti et haricots blancs à la sauce tomate et au jambon sur le même principe. Vive les conserves ! Pendant qu’on mangeait, un jeune couple nous a gracieusement offert leur deux pass pour trois jours pour le parc naturel d’Uluru. Soit un cadeau d’une valeur de 50 dollars tout de même. Puis on a roulé jusqu’à Uluru. La route était longue, et le rocher tardait à se montrer. Enfin on l’aperçut.
Uluru la baleine
Il était environ 5pm. En attendant le coucher du soleil (il pleuvait), on est allé poser notre tente dans l’Ayers Rock Resort. Et sales depuis deux jours, on a succombé au plaisir de se baigner dans la piscine du camping. De l’eau, le bonheur. Propres, direction la plateforme de vue de coucher de soleil sur Uluru, prévu à 19h38. Pas de soleil donc peu de couleur sur cet impressionnant rocher. La nuit tombait peu à peu et il n’y avait rien à voir de spécial. Déception. On allait partir, il était 19h36. On s’est dit qu’il fallait rester jusqu’au bout. Et un peu après 19h38, on a tout de même eu droit à un beau ciel rosé et à un arc en ciel rose (je n’avais jamais vu) sur Uluru. On n’a pas eu le changement de couleur sur Uluru mais c’était déjà pas mal d’avoir eu un petit quelque chose vu la masse de nuages qui planait au dessus de nos têtes. Rentrés au camping, on est passé au shop. On a été pris d’une soudaine envie de pizza. On a donc acheté des pizzas congelées, tout en sachant qu’on n’avait pas de four… On a aussi acheté des chip’s en super promo… périmées ! A priori ils avaient le droit de les vendre…
Patte de camel!
Le complexe de l’Ayers Rock est seul dans sa catégorie et se présente comme une mini-ville. On rejoint notre emplacement à quelques kilomètres de là. On se dirige vers les barbecues. On en essaie un premier. Pas moyen de l’allumer. Un second, pareil. A chaque barbecue, il y avait un lampadaire… et des milliards d’insectes en tout genre !! Une horreur ! Toutes les plaques des barbecues en étaient recouvertes. Il y avait des mantes religieuses, des sauterelles, des espèces de 1000 pattes de 10cm de long absolument ignobles… Bref, c’était l’horreur ! A chaque pas, tu risquais de recevoir une grosse blatte dans le cou. Il fallait rester très calme. A peine on nettoyait le barbecue, que d’autres bestioles pleuvaient dessus. Après avoir compris qu’il fallait ouvrir une vanne de gaz sous le barbecue, on a du aller demander du feu. Et enfin, par un ingénieux système à base de bouts de bois et de carton, on a réussi à cuire nos pizzas en les protégeant de la pluie de bestioles. Une vraie aventure de se nourrir ! Encore une fois, il a plu toute la nuit ; la tente sans double toile de protection n’a pas résistée. Tout était trempé.
1 commentaire:
Fichtre avec coucou c'est roots!
Tu as pas pensé à te faire une grillade de bestiole en tout genre pour le repas?
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