Vendredi 26 Décembre 2008 – Northern Territory - Retranscription de mon carnet de voyage

Premier rush de la journée. La navette, prévue à 7h33 était garée devant notre backpacker à 7h22. On a tout remballé vite fait, direction l’aéroport. Arrivés à l’aéroport, on est allé savourer le confort des douches qu’on n’avait pas pu prendre ni le matin et ni la veille au backpacker. Pour vous, j’ai testé : les douches à l’aéroport, c’est bien ! Dans l’avion on a eu droit à un rafraîchissement. Bien sûr, on volait avec Qantas. Ceci dit, malgré la jolie peinture aborigène qu’il arborait, cet avion me faisait peur ! Les ailes étaient noires comme si l’avion avait pris feu. Peu rassurant.
Le vol s’est tout de même bien passé. Début de la parenthèse : il n’y avait pas de jus de tomates dans l’avion…moi qui avais acheté du Qantas uniquement pour ça ! Fin de la parenthèse. Nous arrivons à Alice Springs. Chaleur ! Grosse chaleur. Et encore une heure de décalage horaire. Nous récupérons nos bagages et notre voiture de location. Une grosse berline blanche car ils n’avaient plus la voiture de classe intermédiaire que nous avions demandée. On roule jusqu’à l’office de tourisme pour avoir des renseignements avant de nous lancer dans le désert. Fermé. Le lendemain de Noël c’est Boxing Day et c’est férié aussi ! Heureusement, un supermarché était ouvert, on a donc pu faire des provisions. Après avoir mangé chez Subway (car on ne savait pas encore où se trouvait Hungry Jack’s dans petite ville), on est allé faire nos courses. Eau : 24L. Boîtes de conserves en tout genre. Fruits, légumes, pain et Nutella. Nous voilà prêt pour le désert. A Alice Springs il y a beaucoup d’aborigènes. Mais la plupart ont du mal à se mouvoir, ils ne semblent pas en bonne santé. Ils trainent dans la rue et un sentiment de pauvreté se dégage de la ville. Dans les supermarchés, se sont des blancs qui travaillent. Les aborigènes dans la rue semblent perdus, un peu hagard. Ce n’est pas un mythe, l’alcool fait des ravages dans cette population. Du coup, à cela s’ajoute un sentiment d’insécurité. Peut être les aborigènes sont-ils très gentils, mais je ne m’aventurerais pas dans les rues d’Alice Springs de nuit toute seule.

On avait besoin d’aller aux toilettes (contents de le savoir ?!). Il nous fallait 50centimes. Qu’en on eut finalement trouvé les 50c, on s’est rendu compte que les toilettes étaient fermées. Puis on a trouvé d’autres toilettes publiques. Plutôt sales mais bon, pas trop le choix. Et à l’intérieur on a eu le droit à une petite musique countryyyyyyyyy précédée par un message audio qui nous indiquait que dans 10 minutes les toilettes allaient s’ouvrir automatiquement et qu’une alarme allait se déclencher… Ca vous met la pression ! Bon faut dire qu’il y avait moyen de tomber dans les pommes. Le thermomètre de l’office de tourisme affichait … 41 degrés ! Le sol était brulant. On sentait nos pieds cuire malgré les chaussures. Le ciel était plutôt encombré et des averses éparses s’abattaient sur la région. A 2PM, on était sur la route, sur la Larapinta Road et on s’est arrêté à différents spots. Des gorges magnifiques, où l’homme est tout petit face à ces gros rochers. La terre, rouge, mais bien rouge ! Et les mouches ! Des mouches qui te rentrent dans les narines, dans les oreilles et dans les yeux. Des mouches qui ne te lâchent pas du matin au soir. Visiter le désert requiert de la patience. Et puis on transpire toute la journée. La nature est belle mais le milieu est hostile, comme souvent en Australie...
Le soir, on n’a pas très bien géré. On ne doit pas rouler de nuit selon notre contrat, mais la nuit est tombée plus vite que ce qu’on avait prévu. On voulait s’arrêter à un camping, mais la route était barrée, certainement à cause d’inondations… C’était la deuxième fois qu’on se faisait avoir et qu’on prenait cette route barrée… l’équipe des boulets est de retour ! Donc on a du rouler un petit peu de nuit pour atteindre le camping suivant. Je conduisais. A la nuit tombée, les animaux sortent. Et j’ai écrasé des milliers et des milliers de grenouilles ! Rah, l’horreur ! Je ne pouvais pas les éviter, elles étaient trop nombreuses ! Un cauchemar ! A deux reprises, on a vu des serpents sur le bitume. L’hypothèse : les serpents, animaux à sang froid cherchent la chaleur là où elle est la mieux conservée pendant la nuit. La nuit s’annonce peu rassurante. D’ailleurs dans les campings, les emplacements de tentes sont surélevés ! Ca veut tout dire ! Après la malédiction des grenouilles et les serpents au bord de la route, je ne veux plus sortir de la voiture. La nuit se passera à l’intérieur de l’habitacle.

3 commentaires:

la vigie a dit…

Alors, on veut joeur les baroudeuses et on a peur de petites bestioles ? Mais ce qui est étonnant, c'est que ce sont les premiers serpents du voyage. Pourtant on dit que même en plein Sydney on peut se retrouver avec des serpents dans sa voiture en stationnement, et des méchants même ! Quand aux mouches, çà, c'est l'un des symboles de l'Australie que l'on met, il est vrai, moins souvent en exergue que les koalas et les kangourous...alors, elles se vengent, c'est bien naturel !

Ten a dit…

ça c'est l'aventure, la vraie... finalement, le froid a ses bons cotés :-)
(pas de grenouilles, pas de serpent et encore moins de mouches...)

Bisous

Anonyme a dit…

Tous ces animaux, de quoi te glacer le sang ! Rien de tel dans le désert ;-)