Oui ca fait bizarre de dire cela, et pourtant le 1er décembre correspond au premier jour de l’été ici. Ce qui est étrange c’est que c’était hier que je disais qu’on rentrait dans le printemps… !
Ce week-end je suis allée au cinéma, voir le fameux et tant attendu « Australia ». C’était pas mal. Un peu long, et un peu niant-niant sur les bords. Ils en jouaient de cette niaiserie de temps en temps, mais parfois ils ne le faisaient pas exprès ! On ne voit pas beaucoup de paysages finalement. Le film raconte l’histoire des enfants des peuples aborigènes retirés de leur famille pour être réintégrés dans des familles blanches. Ce qui est dingue dans cette histoire, basée sur les faits historiques, c’est que ce genre de pratique a été conduit jusqu’en 1970 ! Ce n’était y’a pas si longtemps que ça !
Ce week-end j’ai aussi refait un peu petit de vélo. En ville il y avait le même spectacle que la dernière fois ; les gens cinglés qui dansent une danse complètement folle avec un mec déguisé en poney. J’ai demandé à la statue grise quel était le nom de cette danse ridicule et elle m’a répondu (même si elle était censée ne pas parler), que c’était « My big fat pony ». Je vous invite à chercher sur internet une vidéo…
Bon ai-je besoin de mentionner que je suis passée chez Hungry Jack’s pour acheter un Ultimate… ?
On est allé faire un tour à la bibliothèque en ville. Elle est impressionnante. Mais de style un petit peu vieillot, style Parlement un petit peu. Il y avait des ascenseurs et 3 étages au dessus de nos têtes. On a donc pris l’ascenseur… la porte s’ouvre, cinq personnes et un chariot de tasses de thé attendent pour rentrer dans l’ascenseur. Ces personnes montent dans l’ascenseur, on en descend. Et puis on s’avance dans le couloir. Plus un bruit. Plus personne. Une exposition minable avec trois photos qui se battent en duel sur les murs. Un éclairage étrange. On s’avance dans une salle. Pas de lumière. Juste celles de deux distributeurs automatiques. L’histoire écrite dans le livre voulait qu’on prenne quelque chose dans les distributeurs, ce qu’on a fait car il ne faut pas changer l’histoire. On a repris l’ascenseur. Etage 3. Une pièce sans rien, excepté cette ambiance étrange et qui fout mal à l’aise, avec pour unique bruit de fond un grondement de machine… Etage 2. Idem. Pfff… Ca fait peur ! Revenus au rez-de-chausssée, on a recommencé à entendre du bruit, du vrai, et de la vie. Ca fait du bien. Pendant un moment on a cru avoir changé de monde, ou arrêté le temps. Au rez-de-chaussé il y avait une exposition photographique morbide d’un artiste. De toute façon, on dirait que les artistes se sentent obligés de faire dans le morbide pour toucher l’émotion…
En sortant de la bibliothèque on a retrouvé le grand soleil, et tout cet épisode sans sens a pris fin en un instant. On est ensuite allé à Questacon, le musée de la science. Enfin… en fait on est resté dehors car il était trop tard pour rentrer. Mais il y avait trois attractions pour avant-goût dehors. Un porte voix amusant, un lithophone et une sphère flottante comme à Montbéliard… Et bien avec ça on s’est amusé 45 minutes quand même ! Ce qui nous a renforcés dans l’idée qu’il fallait du temps pour faire le musée ! Et puis après le soleil a fait apparaître des arcs-en-ciel sur le sol… Trois autres quarts d’heure d’amusement : concours de photos.
(J’avais une super transition pour ma prochaine idée si elle avait été placée après le cinéma… Je vous en fait pars quand même : ) En parlant de cinéma, j’ai fait du tournage aujourd’hui. (Géniale la transition !). Enfin pas vraiment (Encore ?). J’ai fait parti de l’équipe de la maintenance toute la journée et j’ai donné un coup de main pour le grand nettoyage de Noël. J’ai donc démonté et nettoyé une machine de tournage pendant toute la journée. J’ai laissé quelques lambeaux de peau sur des copeaux histoire qu’on se souvienne de moi. Et puis ce soir je suis bien embêtée, je dois trouver le frein d’une machine dans une documentation mais pas moyen de le voir sur les plans ! Le frein électro-magnétique de la machine est défectueux et nécessiterait une vérification. (Qu’est ce que je parle bien!) Mais la machine étant compliquée à démonter, un mec m’a demandé de localiser le frein pour qu’on puisse démonter le minimum de pièce… Ben… ppfff… Bon, il me reste encore quelques heures pour le trouver parmi les 15 plans de la machine (mais où est Charlie ?). C’est mon tuteur qui m’a fait mettre les mains dans le cambouis. Je pense qu’il y a deux raisons à cela. La première, explicite, « c’est bon d’avoir de l’expérience ». La seconde, que j’imagine : en donnant un coup de main, cela pourrait peut-être me permettre de rentrer dans le workshop lorsqu’il sera fermé durant Noël (et en janvier), et ainsi de pouvoir avancer mon travail. En tout cas mon tuteur est sympa ; il est arrivé à 8h30 dans mon bureau avec un gros carton de cerises rien que pour moi ! Oui car c’est le temps des cerises ici !
J’ai fait des pizzas maison, avec de la pâte maison ! Trop balèze ! Et bien franchement, super bonnes les pizzas ! Je deviens vraiment trop forte en cuisine. Je m’aime.
Ce soir dans le ciel on ne voyait qu’un croissant de lune et deux étoiles ; on aurait dit une tête de bonhomme qui sourit !
(Photos bonus : Canberra)
2 commentaires:
Jolies images...Merci
Cette dernière photo est même digne d'intégrer une expo photo dans les locaux d'EDIM... quoique pas très caractéristique de l'Australie.
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