Lundi à Canberra, jusqu’à aujourd’hui lundi 27 octobre

J’ai retrouvé Canberra avec plaisir, comme un lieu convivial et chaleureux. J’étais heureuse de retrouver le soleil, le ciel bleu et les collines de Canberra. La semaine à l’ADFA s’est bien passée. J’ai revu mon collègue australien, je lui racontais ma semaine à Cairns, et je lui disais entre autre que j’avais vu un requin pendant ma plongée. A l’ADFA, je m’étais coupé la veille avec une feuille de papier, coup classique, donc j’avais un petit pansement au bout du doigt. Et il m’a dit « Dis que tu t’es fais attaquée par un requin ! »… sacré lui ! Genre un requin m’aurait fait délicatement une petite entaille dans le doigt ! Donc je pense que sa morsure de crocodile n’est sûrement pas une morsure de crocodile ! M’enfin… que ne feraient pas les mecs pour essayer d’impressionner les nanas ;o)

Au boulot j’ai de nouvelles solutions à mon problème, donc ça c’est pas mal. On est en attente de recevoir du matériel pour commencer la partie pratique du stage, les expériences. On est lundi, le père est partie aujourd’hui, il devrait revenir dans trois semaines je crois. Ce week-end, puisqu’il était encore là, j’ai pu pas mal me balader. Samedi matin la famille avait besoin de moi. C’était la kermesse de l’école. J’ai passé une heure seule avec le gamin dans la kermesse, mais il a été loin d’être pénible ! La kermesse est appelée « Fête » de l’école, écrit comme ça, avec un accent circonflexe comme en français. C’est étonnant. Après, elle ressemble beaucoup à une kermesse française, mon stand préféré étant celui où on lançait des éponges trempées au visage de différents profs de l’école qui se relayaient dans la journée, avec le planning affiché pour pouvoir venir se déchaîner sur son prof favori !

Cette semaine j’ai fait pas mal de rencontres d’animaux. La première fois c’était en allant manger à midi. On allait savourer notre délicieux pique-nique (ironique) juste à côté de l’ADFA, dans un coin de nature, et j’ai failli mettre le pied sur un gros lézard. Il ne bougeait pas. Il avait exactement la couleur du sol, était plutôt costaud, du genre 25cm de long et un bon tour de poitrine, mais ne bougeait pas. On l’a tâté avec un pied, une fois, deux fois, il ne bougeait toujours pas, comme sec mais toujours hydraté. Et à la troisième fois ce plouc s’est levé d’un coup et est parti en courant ! J’ai fait pareil dans l’autre direction !

Pendant le week-end on est allé au jardin botanique. Très sympa, cela nous a rappelé un petit peu Cairns car il y avait un morceau de forêt tropicale – un petit peu sèche mais bon… ! Et puis à un endroit il y avait plein de sculptures d’animaux représentés dans leur milieu naturel. Des grenouilles, des oiseaux, des libellules, un kangourou… ?! Ah ben non, j’ai vu cette grosse bestiole bouger au milieu de toutes ces sculptures inanimées, j’ai été surprise ! Un kangourou mangeait tranquillement dans le jardin. Il devait être rentré par les portes principales, comme un visiteur… car tout autour du parc il y a des grillages trop hauts pour pouvoir être franchis par les animaux. Dans la même idée, à l’entrée du jardin botanique il y avait une star, et son petit frère, mais vraiment des stars ! Deux gros lézards prenaient la pose pour les passants, on avait même des doutes à savoir s’ils étaient vrais quand ils ne bougeaient pas ! Merci à eux pour nous avoir permis de prendre de belles photos.

Et dans cette série animaleresque, aujourd’hui un oiseau s’est mis en travers de mon chemin. Mais vraiment ! Il était allongé sur le chemin que j’emprunte pour aller à mon bureau. Il semblait mourant le pauvre, c’est vrai qu’on les voit rarement allongés sur le côté… Ne sachant pas quoi faire, j’ai couru chercher mon appareil photo ! Car c’est un oiseau très coloré et très courant ici mais qu’on a du mal à prendre en photo car il bouge tout le temps. Il ne semblait pas blessé, mais plutôt faible. On l’a remis dans un endroit plus calme pour qu’il se repose. A midi il semblait un peu plus vaillant, il a réussi à se hisser en haut d’un arbre, mais il y est resté toute l’après-midi ; il est possible que demain il y soit encore, ce qui ne serait pas bon pour lui. Voilà pour la partie animaux.



Ce week-end nous nous sommes rendus à pied au pied de la Telstra Tower, la tour qui domine la ville. Cette grosse arnaque ! Elle parait minuscule quand on la voit de près ! Et puis pour arriver à la tour tu marches, et ça grimpe, et si tu ne payes pas la montée dans la tour, tu n’as aucune vue sur le panorama !! Et pire encore, dans le hall de la tour ils ont brouillé les vitres pour qu’on ne voit pas l’extérieur !! Et le restaurant en haut de la tour n’a pas l’air de tourner. Quadruple grosse arnaque ! :o)

Bon on compte revenir quand il fera un peu plus beau mais en y mettant un peu plus de fun… Affaire à suivre ! Ca c’était dimanche matin, et le sentier qui mène en haut de la tour est le prolongement du sentier dans le jardin botanique, donc on a tout fait dimanche matin… jusqu’à 4h15 où on n’avait pas encore mangé, sachant qu’on était venu sur le parking du jardin botanique à vélo depuis la ville, et qu’on était monté à pied, et qu’il fallait revenir de la même façon… on avait maxi faim !! Mais vraiment, on devenait mauvais ;o) Et là j’ai vécu une nouvelle expérience dans ma vie, je suis allée me faire un Hungry Jack’s. Guidée dans mon choix, j’ai tenté l’Ultimate Double Whopper Large meal. Pour information, « whopper » signifie « truc énorme, monstre » en anglais. Et là je me suis empiffrée un sandwich avec deux maxi steaks, du fromage, des légumes, de la sauce dégoulinante et cinq millimètres de bacon, le tout pesant pas loin de 400 grammes. Avec cela tu as la traditionnelle boisson, genre coca par exemple, que tu peux re-remplir à volonté. Et bien franchement, bien ! Je dirais même mieux que le MacDo ! Une expérience à reproduire ! Inutile de dire qu’après cela, on était un peu moins efficace sur les vélos, donc on a fait une bonne petite pause près du city centre. Nous sommes rentrés à vélo, et ressuscités par le Hungry Jack’s, et bien on est reparti. A vélo. Mais cette fois pour une virée vraiment très sportive : la montée du Mont Ainslie à travers les bois ! Version VTT donc ! On a suivi un chemin sans savoir s’il menait vraiment où on voulait aller. Au bout d’un moment, ne voyant pas le haut de la montagne, on se croyait perdu et on comptait redescendre car la nuit allait tomber quand soudain, un chemin supra-raide et impraticable est apparu devant nous. Vaillants nous avons emprunté ce chemin, jusqu’à ce qu’enfin on visse des traces de civilisation. La route, celle qui mène au Mont Ainslie. Nous l’avons rejoint, et nous avons tenté de la suivre, mais il ne restait peut-être plus que 10minutes de soleil et nous étions à bout de force… Mais l’envie de vaincre, et puisque le vélo c’est tout dans la tête, on a vaincu, on a vu, et on était content. Juste au bon moment pour le coucher de soleil. Je dois me lancer des fleurs, je suis fière de moi ;o) Le challenge était plutôt sympa ; en plus, tout le long dans le bois tu croises des groupes de kangourous qui t’observent (et qui se bidonnent à te voir lutter). Voilà je pense que je suis à peu près à jour.

Il est 10 :11PM, Helen vient de rentrer du boulot. J’ai joué mon rôle de mère depuis trois heures de l’après-midi.

Une pensée pour mon lapinou qui n’est plus, sauf dans mon cœur…

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